EFPETS DE L’AIR WON RENOUVELÉ. IO
Il serait superflu d’insister longuement sur les moyens propres à renouveler l’air des appartenons ; car aujourd’hui ces moyens sont devenus à peu près populaires. Cependant il n’est pas inutile de rappeler qu’il ne suffit point, pour atteindre ce but, de pratiquer plusieurs ouvertures dans chaque appartement ; il est encore nécessaire qu’elles soient faites dans des directions opposées, afin que le courant qui s’établit enlève rapidement l’air vicié en lui substituant un air plus pur.
Quand la différence de température entre l’air extérieur et celui d’un appartement est telle qu’on doive redouter l’impression du froid produite par un courant d’air, on conseille de tirer parti de la seule différence de température. C’est ce qu’on obtient à l’aide du feu. La colonne d’air qui occupe le tuyau de la cheminée se trouvant raréfiée par la chaleur, s’échappe # par le tuyau, et se trouve remplacée par la couche d’air placée à l’ouverture du foyer; au bout d’un certain temps toutes ces couches disparaissent et sont remplacées par l’air plus dense qui s’introduit par les portes et les fenêtres, quelque
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bien closes qu’elles soient. C’est sur le même mécanisme que sont fondés les tuyaux d'appel inventés par M. Darcet (Voy. Hyg. pub.).
On renouvelle encore une niasse d’air au moyen des ventilateurs ; ces machines produisent les mêmes effets que le tuyau d’appel , mais avec plus de promptitude et d’activité. Comme elles sont surtout applicables à l’assainissement des lieux publics et des bâtimens, c’est encore dans le Traité d’hygiène publique qu’il conviendra d’en parler.
III. Effets de T air vicié par les végétaux . — Chacun sait que les grands végétaux contribuent puissamment à l’assainissement de l’air ambiant. Mais cette question ne peut être convenablement traitée qu’à l’article habitation. Ici nous ne parlerons que de l’action des plantes placées dans les appartemens, et des inconvéniens qu il y a à respirer, à certaines heures du jour, l’air des lieux où se trouvent réunies une grande quantité de plantes.
Les végétaux placés dans un lieu renfermé, et où par conséquent l’air ne se renouvelle qu’avec difficulté, absorbent une portion de son oxigène, qui est remplacé par