‹ Résumé complet d'hygiène privée, ou exposition des moyens propres à maintenir les fonctions de nutrition, de relation et de génération, dans le meilleur état de santé possible ... Par m. le docteur Meirieu; revu par m. le docteur Léon SimonChapitre 22 sur 57 · EFF. DE L’AIE -VICIE PAR LES VEGET. IO · texte numérisé non relu

EFF. DE L’AIE -VICIE PAR LES VEGET. IO

une partie à peu près égale de gaz acide carbonique. Ce phénomène n’a lieu qu’autant que les végétaux ne sont pas exposés à l’action des rayons solaires, et il se manifeste aussitôt qu’ils sont à l’ombre. Pendant la nuit surtout, ils absorbent le gaz oxigène de l’air, et en transforment une partie en gaz acide carbonique. De ces faits il faut conclure qu’il est on ne peut plus nuisible de se livrer au sommeil dans les appartemens où se trouvent des fleurs; que l’action délétère de ces corps se fait également sentir dans tous les lieux où l’action solaire ne se manifeste pas; tandis qu’il est utile d’en placer dans ceux qui sont échauffés par cet astre; que l’air que l’on respire le soir, dans les bois, est souverainement malsain, parce qu’il est peu riche en oxigène, et chargé d’acide carbonique ; qu’il convient de fermer, après que le soleil est couché, les fenêtres des appartemens ombragés d’une grande quantité d’arbres élevés, tandis qu’il est fort utile de respirer, le matin, l’air des bois , surtout au moment où ils sont soumis à l’action solaire.

Tout ce que nous venons de dire des par-

IIO FONCTIONS DE JîUTRITIOIT.

ties vertes des végétaux est applicable aux fleurs. Les émanations odorantes que fournissent les pétales ont en outre l’inconvénient de causer, aux personnes nerveuses, de vives angoisses, de la céphalalgie, quelquefois des défaillances , des syncopes , des étouffemens ; et, s’il faut en croire le témoignage d’observateurs dignes de foi, ces émanations ont même produit des asphyxies ; le plus souvent les accidens se bornent à de la somnolence, avec diminution des battemens du cœur. Il suffit de signaler les causes de pareils accidens, pour indiquer les moyens de les éviter et faire connaître les précautions qu’ils réclament.

IV. Effets de î air 'vicié par la 'vapeur des corps en combustion . — Les différentes espèces de charbons, la braise de bois, sont les corps dont la combustion peut altérer la pureté de l’air ambiant, et cette altération est toujours due à la présence du gaz oxide de carbone, et peut-être à celle du gaz hydrogène carboné. Les accidens qui se manifestent alors sont d’abord un violent mal de tête, accompagné chez quelques-uns de sentiment de compression à la région des

F. P. DE l'aTR VIC. PAH LA VAF. DES CORPS. III

tempes , puis des vertiges , des palpitations, des nausées, de l’oppression, le trouble de la vue, de la défaillance, et enfin l’asphyxie : alors le visage se tuméfie, devientjivide, la pupille est dilatée, et les yeux à demi ouverts. D’après cela on ne peut douter du danger qu’il y a à placer des réchauds allumés dans les lieux où il n’y a pas un courant d’air suffisant pour enlever le . gaz délétère, et combien il est dangereux de fermer les soupapes des poêles et des cheminées.

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