‹ Résumé complet d'hygiène privée, ou exposition des moyens propres à maintenir les fonctions de nutrition, de relation et de génération, dans le meilleur état de santé possible ... Par m. le docteur Meirieu; revu par m. le docteur Léon SimonChapitre 23 sur 57 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Hygiène des organes sécréteurs .

Bien qu’on ignore presque complètement le mécanisme des différentes sécrétions qui s’opèrent dans le corps humain, on sait i néanmoins que les organes chargés de ces fonctions ont pour dernier résultat la pro*.

duction de certains fluides, dont les usages varient, et dont les matériaux sont empruntés tantôt à la masse du sang artériel, tantôt au sang veineux. Ces organes, malgré leur grande diversité , peuvent être • raménés à

trois ordres différens : i° les exhalans , 2 ° les folliculaires , 3° les glanduleux Les fonctions de ces trois ordres d’organes peuvent être partagées en deux grandes classes, qui donnent une idée de leur destination. La première comprend les sécrétions excrérne/i titiellesy dont les produits doivent être rejetés hors de l’économie , et n’y peuvent étrç conservés pendant un certain temps, sans que la santé générale ne soit altérée; dans la seconde se trouvent les sécrétions récrérnentiticlles, dont les produits sont repris par l’absorption interne, rentrent dans le torrent de la circulation , et concourent ainsi à l’entretien de l’individu. ( Voy. pour plus de détails le Résumé de vhysiologie.)

Toutes les fois qu’un organe sécréteur entre en action, il a pour premier effet d’appeler près de lui le sang en plus grande quantité que dans les autres momens de l’existence; si cet exercice est trop prolongé*, alors il s’irrite, s’enflamme, donne un produit altéré : si, au contraire* il reste trop longtemps dans l’inaction, il s’affaiblit, reçoit une moindre quantité de sang, qui se trouve départie sur les autres organes, et ceux-ci

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alors acquièrent un surcroît d’activité qui est en raison directe de la trop longue inertie de l’organe sécréteur; d’où résultent une pléthore générale, et quelquefois des congestions vers des organes plus ou moins importans à la vie, congestions qui souvent menacent l’existence.

Il importe donc beaucoup au maintien de la santé que l’état des sécrétions soit complètement harmonique avec les autres fonctions; et ce juste équilibre ne peut s’obtenir qu’autant qu’on maintient dans une stricte mesure l’action des organes sécréteurs à l’aide d’un emploi bien ordonné de leurs modificateurs naturels. Nous allons faire con- • naître dans ce chapitre l’action des modificateurs de tous les organes chargés d’une sécrétion 'quelconque, et nous procéderons dans l’ordre suivant : i° les modificateurs des sécrétions cutanées ; a 0 ceux de la perspiration pulmonaire ; 3° ceux des exhalations graisseuses et synoviales ; 4° ceux des sécrétions séreuses; 5° ceux des sécrétions muqueuses ; renvoyant les sécrétions spermatiques et l’exhalation menstruelle «à la troisième partie, qui est exclusivement réuygièke. 8

H4 FONCTIONS DK NUTRITION.

servée à l’hygiène des organes delà reproduction.

SECTION PREMIÈRE. ' Modificateurs des sécrétions cutanées.

A l’article sensations , nous aurons à examiner la peau comme organe du tact ; Ici nous ne devons l’envisager que comme organe de sécrétion. Les agens extérieurs qui sont appelés à modifier les fonctions sécréloires de la peau sont la lumière, le calorique et l’air atmosphérique. Il est en outre d’autres modificateurs créés par l’homme dans l’intention de se prémunir contre l’action souvent fâcheuse des agens extérieurs ; ce sont les vêtemens. Enfin il en est d’autres, tels que les bains, les affusions, le massage, les cosmétiques, dont l’homme fait usage dans le double but d’entretenir la propreté de l’organe cutané, et de le maintenir dïms un état d’activité tel que les sécrétions cutanées s’exercent avec liberté et facilité.

. Au moyen du réseau vasculo -nerveux qui s’épanouit à la surface du derme, la peau deyient le siège de l’exhalation d’un

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