BLESSURES. I
agens hygiéniques, sont autant de causes placées au-dessus de l’individu blessé, qui peuvent hâter ou retarder sa guérison , et dont l’existence peut être antérieure ou postérieure à la blessure. Dans l’un comme dans l’autre cas, l’auteur du délit ou du crime ne peut être passible des conséquences; car il lui était absolument impossible d’en calculer les effets.
L’office du médecin légiste ne se borne pas à constater la nature et l’existence d’une blessure, non plus qu’à en apprécier la gravité, il faut encore que souvent il détermine si cette dernière est le résultat d’un accident, d’un meurtre op d’un suicide; question grave, souvent difficile à résoudre, et sur laquelle les preuves testimoniales jettent quelquefois plus de jour que les investigations médicales. Quoi qu’il en soit, le rapport qui doit exister entre la blessure et le corps vulnérant est un indice qui peut mettre sur la voie de bien des découyertes.
C’est ainsi, que la nature des contusions, des décl;^ires, des meurtrissures irrégulières et étendues, accompagnées ou non d’ecchymoses, prouvent que l’instrument vulnérant
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a agi sur une large surface et sur plusieurs points en même temps; d^où on pourrait conclure, si d’autres renseignemens fortifiaient cette opinion , que la blessure est le résultat d’une chute faite dans un endroit escarpé, inégal, puisqu’on sait que les lésions produites par une arme à feu, un instrument tranchant, piquant ou contondant, offrent toujours plus ou moins de netteté ou de régularité.
La question de savoir si une blessure est le résultat d’un suicide ou d’un homicide appartient encore plus à l’instruction judiciaire que la précédente ; cependant la situation et la direction de la blessure peuvent mettre sur la voie. En effet , ceux qui cherchent à mettre un terme à leur existence présentent constamment des blessures faites à la partie antérieure du corps, et s’adressent toujours à des régions qui correspondent à la situation des organes les plus importans à la vie. On croit aussi avoir remarqué que les plaies observées sur les suicidés, et qui résultent d’un inst|ftment piquant, étaient dirigées de gauche à droite et obliques , tantôt de haut en bas, et tantôt