CHAPITRE III
De la mort et des moyens de la constater. ' ■
• Dans ce dernier chapitre, nous avons rasseinblé toutes lés cbnsidérations qui se rap-
DE LA MORT. a6l
portent à l’examen juridique des cadavres.
Il est, comme chacun sait, une foule de circonstances dans lesquelles le médecin est appelé à constater la mort d’un individu, et la cause qui l’a amenée. De plus, lorsque plusieurs hommes ont été victimes d’un même accident, il est souvent nécessaire de préciser quel est celui qui a survécli aux autres, et môme l’ordfe dans lequel chacun a péri. Eivfin,la plupart des questions de médecine légale ne peuvent être convénahlement résolues, qu’autant qu’on a procédé à l'ouverture des cadavres, et cette dernière opération ne peut être faite avec fruit qu’autant qu’on observe certaines précautions qu’il convient d’indiquer.
SECTIOÎf PREMIÈRE.
De la mort.’
Nous n’avons rien à’ dire sur la question physiologique de la morty non plus que sur les causes nombreuses qui l’amènent; niais, comme dans une multitude de circonstances, le médecin est appelé à constater cet état, et (^ue même cette constatation est devcpue, dans certaines villes , .l’objet d’uhe
a6a MÉDECIKB LÉGALE.
mesure de police générale, dont on ne saurait trop louer la sagesse, tout en blâmant la manière dont on y procède, il importe de faire connaîfre : i® les , signes de la mort réelle; a" les maladies qui peuvent produire la mort apparente, et exposer aux inhumations précipitées ; 3“ les épreuves que l’on dpittenterpour constater si la mort est réelle.
1 ° Les auteurs ont indiqué comme signes de la mort réelle, l’aspect cadav/éreux de la face, l’afFaissement et l’obscurcissement des yeux, la peau froide et livide, la cessation des actes respiratoire et circulatoire, la rigidité des membres et la putréfaction*. Lorsque -ces signes se rencontrent chez un individu, on peut affirmer sans crainte qüe la mort est réelle; mais il n’en est pas toujours ainsi. Le plus souvent , lorsqu’un cadavre est soumis à la visite du médecin , il ne présente aucun signe de putréfaction , et tous ' les autres signes déjà indiqués varient selon l’époque à laquelle la visite a lieu. Du reste, si l’on excepté la putréfaction et la roideur cadavérique , il faut avouer que les autres signes n’.ont qu’une vàleurrelativeX’est ainsi que l’aspect cadavéreux delà face, l’absence