‹ Résumé complet d'hygiène publique et de médecine légale, précédé d'une introduction historique et suivi d'une biographie, d'une bibliographie et d'un vocabulaire. Par M. Léon SimonChapitre 5 sur 43 · HISTORIQUE. II · texte numérisé non relu

HISTORIQUE. II

Lavoisier fît des recherclïes sur la salubrité de l’air, etc., etc. Au même temps. Halle publia dans V Encyclopédie méthodique y l’esquisse d’un cours complet d’hygiène publique; mais ce n'était qu’un canevas qu’il n’a jamais rempli. Sur la fin du même siècle , G.-P. Frank publia en Allemagne un traité complet de Police médicale , où , à côté de vues ingénieuses et profondes, se trouvent traitées une foule de questions qui se rapportent plutôt à l’hygiène privée qu’à l’hygiène publique. Enfin on trouve dans les Mémoires de la Société royale de médecine.^ plusieurs écrits importans sur les inhumations et les exhumations, les maladies des artisans et la nourriture des gens de mer.

Pendant cette époque , la médecine légale prit de nouveaux développemens. Le professeur Louis fut le premier qui enseigna la médecine judiciaire; ses Lettres sur la certitude des signes de la mort, ses Mémoires , lo. sur les noyés, a© sur les moyens de distinguer sur un pendu les signes du suicide de ceux de l’assassinat , 3 ® sur tes naissances tardives, publiés en 1788, sont l’origine d’une nouvelle ère, et sous la plume de ce maî-

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tre habile, la science qui nous occupe est dépouillée de tout Talliage qui, dans les siècles précédens, n^en avait fait qu*un auxiliaire de la théologie. Ce fut en 1789 que Chaussier, à qui la médecine légale fut redevable de tant de travaux, chercha à démontrer à l’Académie de Dijon l’importancedes recherches de cet ordre. Avant lui. Lorry, Lafosse et plusieurs autres traitèrent avec talent quelques questions de délail.En i796,M.jFbff</ré publia la première édition de son Traité d’hygiène publique et de médecine légale, ouvrage assez complet pour le temps , bien que les solutions données par l’auteur ne soient pas empreirites de la rigueur scientifique que l’on désire aujourd’hui. En 1798 Diincan présenta aux patrons de l’université d’Êdinhourg une requête dans l’intention de faire admettre la médecine légale comme partie essentielle de l’enseignement public ; et.Guillaume ifanferpublia d’importans travaux sur l’infanticide et l’empoisonnement par les pkis^ petites doses d’arsenic.

Ce fut dans cet état que le 18® siècle légua au 19® la médecine légale et l’hygiène publique. Depuis lors , l’une et l’autre n’ont

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cessé çle faire* de nouveaux pas. Ainsi, grâce aux progrès toujours croissans des sciences physiques et chimiques, les travaux de Mahorij Belloc, ceux de Chaussierj de MM. Orfila et Marc, ont porté la médecine légale à un degré de précision inconnu avant eux.

Toute la partie tjg^icologique de cette science est surtout redevable à Chaussier et à M. Orfila, ainsi qu’à MM. Barruel, d'Arcet, Payen et Chevallier, et à un grand nombre de chimistes et de médecins de notre âge.

Smith, en Angleterre, a su. agrandir aussi le domaine de la science; et en Allemagne, Hofjbauer, en s’occupant, de la médecine légale des aliénés et des sourds-muets, a éveillé l’attention sur des questions peu étudiées en. France, si ce n’est par MM. Esquiroi et Itard.

L’hygiène publique a été également le sujet de travaux importans. MM. Benoiston de Châteaunevf et Villermé ont étudié avec un soin particulier le mouvement de la population et l’influence des différentes causes de mortalité; M. Mon^alcôn a mieux précisé qu’on ne l’avait fait avant lui, l’influence des effluves marécageuses et les moyens de

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8* en préserver ; quelques autres se sont occupés de l'hygiène relative aux professions, et, sous ce rapport , M. Pat'ssier a rendü un service éminent en publiant le travail de Ramazzinî SOT le5^maladi^ des artisans, et surtout en le complétant ; M. Virey vient tout récemment de chercher ^coordonner les matériaux encore peu nombreux de l’bygiène publique. *

Cependant il faut convenir que ces travaux partiels sont loin d’élever l’hygiène pubbque à la hauteur qu’elle devrait occuper. On peut même dire qu’elle n’est point encore constituée; tandis que la médecine légale est à peu près fixée. Les progrès ultérieurs de cette dernière science, subordonnés à ceux de l’anatomie, de la phy- ' siologie, de la physique et de la chimie, ne peuvent être encore parfaitement déterminés. Quant h l’hygiène publique, le moment semble venu de coordonner les matériaux existans et de Les présenter dans un ‘ensemble systématique , et cîest le but que semblent s’étre proposé les savans rédacteurs d’un recueil qui est spécialement consacré à cette science.

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