‹ Résumé complet de médecine ou de pathologie interne, présentant la doctrine générale des maladiesChapitre 15 sur 66 · IRRITATION EN GENERAL · texte numérisé non relu

IRRITATION EN GENERAL

tion, ou bien aborder la question de sa nature, en indiquant la conjecture la plus probable à cet égard, qui l’attribue au système nerveux; mais une indication précise de ses caractères nous à paru préférable à une définition toujours obscure, et à une opinion hypothétique.

U irritation continuant ses progrès, la partie qui en est le siège, devient bientôt tuméfiée, tendue, rouge, par l’accumulation du sang et des autres fluides qui s’y trouvent attirés en quantité exubérante. Dès-lors, les symptômes prennent aussi plus d’intensité; l’organe, altéré dans sa structure, perd la faculté de remplir ses fonctions, ou du moins leur ritbme est sensiblement dérangé, et les humeurs qui s’y forment, quand l’organe a des usages sécrétoires , diffèrent totalement de leur composition ordinaire ; l’irritation , dans ce cas , s’est élevée jusqu’au degré de l’ inflammation ou de la phlegmasie.

Il peut arriver que tout cet orage demeure circonscrit dans les limites de la partie affectée dès le principe ; la maladie alors est dite locale. D’autres fois, au contraire, par suite de celle-ci , et suivant le tempérament particulier des malades, l’affection primitive.

4G MALADIES STHÉNIQUES.

se communique sympathiquement à un ou plusieurs autres organes; et on a une maladie générale ou plutôt généralisée , suivant l’idée des pathologistes de nos jours , que toute affection a originairement une étendue circonscrite. Ce qui se passe dans le développement des boutons de la 'vaccine , peut fournir à la fois un exemple très simple, et une idée fort juste de ce mode de généralisation des maladies. Après trois ou quatre jours , plus ou moins , la piqûre faite à la peau subit un léger changement, qui consiste en une dureté et une élévation assez peu sensibles ; le malade y ressent un léger prurit; c’est la période de Y irritation ; ces symptômes vont en augmentant , et depuis le sixième jusqu’au neuvième jour, le bouton se gonfle, se remplit de pus , et s’entoure d’une aréole rouge plus ou moins étendue ; on voit que c’est le temps de l’ inflammation ; celle-ci réagit à son tour sur quelques parties plus ou moins éloignées, et particulièrement sur le cœur et l’appareil circulatoires, d’où résulte l'agitation et le mouvement fébriles , qui constituent dans ce cas l’affection sympathique.

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