‹ Résumé complet de médecine ou de pathologie interne, présentant la doctrine générale des maladiesChapitre 16 sur 66 · IRRITATION EN GENERAL · texte numérisé non relu

IRRITATION EN GENERAL

Cette dei nière disposition joue toujours un grand rôle dans Y économie saine et malade.

Ainsi que le mot l’indique, c’est à la faveur de l’union intime qui existe entre tous les organes, qiieY irritation la plus légère de l’un d’eux se prolonge et s’étend quelquefois instantanément à plusieurs autres. Le système nerveux paraît être l’agent ordinaire de ces communications rapides, qui, comme les sympathies morales, affectent une marche irrégulière et la plus grande mobilité, d’où dérivent, ainsi que l’incertitude des penchans naturels, l’apparence protéiforme des maladies. Mais ces considérations appartiennent plus spécialement au traité de physiologie ; qu’il nous suffise d’avoir indiqué ses points de contact avec les études pathologiques. Dans l’exemple que nous avons choisi à cet égard, le foyer du mal étant promptement éteint, tout rentre aussi rapidement dans l’ordre, et en quelques jours la maladie se trouve complètement terminée. Qu’on applique maintenant ces principes à la production de toutes les maladies de la même classe, tant médicales que chirurgicales , et l’on se convaincra combien ils offrent d’exactitude et de généralité.

48 MALADIES STHÉNIQUES.

Il importe beaucoup de ne pas perdre de vuecequi concerne lesticciAens sympathiques y car leur présence seule peut quelquefois indiquer la nature de la maladie primitive. On ne les observe en effet que dans les cas d'a ffeclions capables de développer dans l’ensemble du système un degré de réaction plus ou moins marquée, suivant la disposition des malades, mais qui ne s’observe que dans les maladies sthéniques. Cette circonstance révèle en même temps la nature de celles-ci, et montre, comme il est facile d’en juger, qu’elles consistent dans une modification en plus d’une ou de plusieurs parties de Y organisme.

Page 1