‹ Résumé complet de médecine ou de pathologie interne, présentant la doctrine générale des maladiesChapitre 35 sur 66 · MÉTHODE DÉBILITANTE. SANGSUES. II · texte numérisé non relu

MÉTHODE DÉBILITANTE. SANGSUES. II

les maladies. Cette circonstance rendait évidemment nécessaire un procédé propre à modifier immédiatement les parties malades.

Outre cette particularité de leur action locale, les saignées , par la succion des sangsues , ont encore un avantage que ne donne pas l’ouverture des veines avec la lancette , c’est l’évacuation simultanée du sang artériel et du sang veineux , par la déchirure de ces •vaisseaux intimement unis dans la texture des organes de la surface du corps où on les applique. Il est encore certain que Y irritation qui accompagne la piqûre des sangsues peut 11’étre pas sans utilité dans quelques phlegmasies légères , comme aussi devenir cause de leur exaspération , quand elles ont été mises en trop petit nombre, ou par la disposition de certains tissus ; c’est ce qui se voit quelquefois dans l’inflammation oculaire.

On ne se borne plus à appliquer les sangsues aux surfaces externes ; l’expérience a démontré les avantages de leur application à l’entrée de quelques ouvertures naturelles, le globe de l’œil , la bouche, les fosses nasales. Commeces animaux manquentdans quelques pays, ou ne peuvent être mis en usage

ïi8 maladies sthéniques.

dans certaines circonstances , il a fallu chercher un moyen propre à les suppléer. L art trouve dans la pompe a scarificateur ^ toutes les conditions qu’il exige à peu près remplies. La manière de s’en servir et la théorie de son action , sont d’ailleurs extrêmement simples. A mesure que l’air s’y raréfie, la peau s’élève et se gonfle ; on y fait pénétrer alors subitement à la faveur d’un mouvement facile , les cinq ou six lames dont se trouve armé le scarificateur , et l’on obtient ainsi une évacuation de sang plus ou moins abondante.

Aux évacuations sanguines qui foi ment incontestablement la base du traitement approprié aux maladies inflammatoires , il faut ajouter quelques autres moyens qui , pour être accessoires , n’en méritent pas moins une attention particulière. Au premier rang, il faut placer le régime dans l’état chronique, et la diète quand l’affection est aiguë. Dans l’un et l’autre cas , mais dans le second surtout , on a pour but de diminuer les matériaux nutritifs , afin de rendre les qualités du fluide sanguin plus faibles et moins excitantes. C’est dans les memes vues que sont prescrites généralement en si grande quantité les

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boissons délayantes, aqueuses , destinées à porter en même temps dans l’appareil de la circulation une sérosité abondante et à diminuer Y éréthisme des parties enflammées.

O11 conçoit que cette dernière condition devient encore plus rigoureuse , quand il s’agit d’un organe soumis , comme l’estomac, par exemple, à leur influence d’une manière immédiate. Il y a en effet , alors calme et repos pour la partie , c’est-à-dire suspension de toute action fonctionnelle. Il est facile d’apprécier l’importance de cette dernière condition dans les maladies , par les inconvéniens de la conversation dans les inflammations de poitrine , dans les hémoptysies , et de la méditation dans celles de Y encéphale.

L’objet de la méthode débilitante directe ou antiphlogistique est donc d’affaiblir par la soustraction générale ou partielle du sang , et par les modifications imprimées à sa nature intime, Y excitation que son accumulation vicieuse fait naître dans quelques organes, ainsi que les qualités irritantes qu’il paraît contracter dans l’état phlegmasique.

On a vu que les moyens de l’art , sous ce rapport , ne sont autres que ceux consacrés dès long-temps par l’expérience, et compris

I U O , MA JL A DI fiS STHENIQUES

par le célèbre Dumoulin , dans une sentence devenue proverbiale. « Je laisse après moi trois grands médecins , disait-il en mourant, le repos , la diète et Veau. »

Ce sont aussi les moyens principaux de cette méthode tempérante que Pomme employait avec tant de succès contre les maladies nerveuses . Des bains , des adoucissans , de légers narcotiques , ont pour but de calmer l’irritation qui constitue les névroses , de la même manière que des moyens plus actifs , des saignées , des débilitans directs enfin , sont dirigés contre les névralgies. Il y a dans leur graduation la même proportion qui existe entre l’irritation et la phlegmasie , tant offre de précision et de certitude, la loi fondamentale de physiologie pathologique que nous avons si souvent invoquée.

Section III.

Méthode débilitante indirecte ou révulsive.

Il est facile de prendre une idée du principe qui sert de base à cette méthode de

METHODE EEVUES1VB. 121

traitement, car on le retrouve dans les combinaisons ordinaires de la vie sociale, aussi bien que dans les phénomènes les plus compliqués de la nature. Aucune faculté physique ou morale n’acquiert un haut degré de précision ou d’énergie , sans entraîner une lenteur et une faiblesse proportionnelles dans les autres ; et, par opposition , cellesci prennent plus d’activité aussitôt que la prédominance de la première diminue , et que l’équilibre tend à se rétablir. Ainsi la loi des compensations , aussi profondément qu’ingénieusement développée par un écrivain habile , trouve toujours son application. « Voyez ce savant qui , dans ses abstraites méditations , dit Bichat , exerce constamment ses sens internes , et qui , passant sa vie dans le silence du cabinet, condamne les sens externes et les organes locomoteurs à l’inaction ; voyez-le se livrant par hasard à un exercice du corps , vous rirez de sa maladresse et de son air emprunté. Ses sublimes conceptions vous étonnaient ; la pesanteur de ses mouvemens vous amusera. Examinez au contraire ce danseur qui , par 6es pas légers, semble retracer à nos yeux

laa . MÉTHODE RÉVULSIVE.

tout ce que, dans la fable, les ris et les grâces offrent de séduisant à notre imagination ; vous croiriez que de profondes méditations ont amené cette heureuse harmonie de mouvemens ; causez avec lui , vous trouverez l’homme le moins surprenant sous ces dehors qui vous ont surpris. » La même observation peut être vérifiée pour tous les sens et chez les espèces d’êtres les plus différentes. Chacun connaît , par exemple , la finesse de l’ouïe qui distingue presque tous les aveugles , et l’on sait également que le levrier , dépourvu de l’organe de l’odorat , est remarquable par le développement de celui de la vue. Tous ces faits et une infinité d’autres, qu’il serait superflu de rappeler , rentrent donc dans cette disposition générale , qu’une prépondérance partielle quelconque coïncide toujours avec une condition relative opposée , et montre dans quel sens il faut entendre la perfection , aussi bien que l’erreur de ceux qui rêvent l’ universalité.

Ces prédominances organiques , le plus souvent natives , peuvent aussi être produites par l’art. C’est ainsi que l’exercice dé-

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veloppe, comme nous l’avons déjà dit, certains organes , et que l’éducation et la direction du travail de l’esprit , favorisent l’énergie de quelques facultés intellectuelles. Ce surcroît d’action et de vie peut aller jusqu’à une exaltation qui nécessite le prompt usage des moyens propres à l’affaiblir et à la détruire. Il est inutile d’observer qu’une pareille constitution des organes les prédispose singulièrement aux maladies du même genre, c'est-à-dire aux affections sthéniques. Mais, de même que la direction , c’est-à-dire l’entraînement à une habitude perverse ou à une préoccupation dangereuse , peut être affaiblie et même effacée par tout autre impression plus vive; de même l’inflammation d’un viscère peut être avantageusement combattue par la phleg masie artificielle d’une autrepartie. Ce misanthrope languit dévoré par le chagrin et la douleur ; vous parvenez à lui faire aimer les plaisirs de la société qu’il fuyait , et le voilà presqu’aussitôt guéri. Un littérateur avait résolu de se détruire pour mettre un terme à sa misère ; il se rendait la nuit, dans cette intention, sur le pont neuf d’où il voulait

ia4 MALADIES STHÉNIQUES.

se précipiter dans la Seine; chemin faisant, il est attaqué par des assassins , dès-lors il ne songe plus qu’à se défendre avec vigueur, et le sentiment du danger qu’il a couru le rattache plus vivement que jamais à la vie.

Ici c’est l’imagination vivement frappée qui a produit cette diversion salutaire ; combien n’avons-nous pas d’exemples de malades retrouvant la force et la santé , au moment où un danger vient menacer des personnes qui leur sont chères ? La pathologie montre souvent le même phénomène. On a des observations, et M. Alihert en cite plusieurs dans son magnifique ouvrage sur les maladies de la peau , qu’une éruption dartreuse a fait cesser des accès d’aliénation mentale. On a vu un flux dyssentérique abondant détruire complètement une inflammation de la poitrine très grave , et qui faisait craindre la phthisie. Ces deux ordres de faits ont une identité parfaite, et se rattachent à cette loi générale connue d’Hippocrale:y«'«/ie impression plus forte en détruit nécessairement une moins profonde (i); et c’est précisément

(1} Duobiis laboribus simul obortis , Tehemenlior obscurat allcrmn. Apuorism.

MÉTHODE REVULSIVE. Ia5

sur elle qu’est fondée la méthode révulsive.

Au lieu d’attaquer les plilegmasies par les moyens qui détruisent directement ses principes élémentaires , en diminuant la quantité du fluide sanguin , sur-tout dans les parties qu’il engorgeait, l’art a pour but , dans cette nouvelle voie thérapeutique, de substituer riiomentanément une irritation , ou même une inflammation qu’on pourra toujours faire cesser après qu’elle même aura remplacé l’affection»primitive. Un bain de pieds sinapisé fait cesser une congestion cérébrale ; dans la douleur pleurétique , vous appliquez un vésicatoire sur le côté de la poitrine, et cette inflammation extérieure détruit l’inflammation interne. On conçoit dèslors qu'il n’y a que des stimulans plus ou moins énergiques qui soient propres à remplir cette indication. Aussi tous les moyens consacrés à cet usage depuis le plus léger sinapisme jusqu’au cautère actuel ou fer rouge , offrent-ils à des degrés difiérens cette propriété. On connaît généralement les formes variées d'épispastiques , vésicatoires , cautères , moxas , sétons , etc. , sans nous astreindre ici à les décrire. Ce qui est beaucoup plus im-

ai

MÉTHODE RÉVULSIVE. X’X']

la fièvre quarte. Mais cette pratique, qui consiste à empoisonner méthodiquement les malades , ainsi qu’on l’a dit avec autant de raison que d’esprit , ne sera jamais confiée qu’à un très petit nombre de mains habiles.

Quant à la théorie de la médication révulsive , ce que nous en avons dit , établit assez avec quel fondement la nouvelle doctrine médicale, qui en a si judicieusement réglé l’application, a substitué ses idées lumineuses aux vaines hypothèses des doctrines humorales. Cette circonstance n’empêchera pas que long-temps encore les commères ne voyent dans l’évacuation des liquides et dans la suppur ation , que l’action des épispasliques détermine , toute leur utilité , tandis que c’est sur-tout dans l'irritation provoquée par eux , que le médecin physiologiste la place.

Qu’il nous suffise de signaler ce préjugé, sans prétendre le déraciner encore , car il est de ces erreurs, « qu’on doit attaquer « avec ménagement , a dit Voltaire, pour « être plus sûr , avec le temps , de les dé- « truire. »

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MALADIES STKWIQÜES.

Sectiow IV.

Méthode perturbatrice.

L’esprit humain a des bornes qui lui interdisent jusqu’à l’espoir de soulever un jour le voile , dont sont couverts beaucoup de phénomènes de la nature. Il faut donc se résigner à cette ignorance inévitable , et le médecin plus qu’aucun autre doit s’armer du doute philosophique. Mais alors même qu’il ne peut pénétrer le secret de certains actes de l’économie , il lui reste la satisfaction de pouvoir , quand ils s’écartent de l’ordre normal, les y ramener par des moyens que l’expérience a consacrés. Ce sont ces moyens qui constituent la méthode perturbatrice , ainsi nommée parce que ses effets ne sont appréciés que par lescliangemens heureux qu’elle produit, sans qu’on ait sur la nature de leur action , des données qui seules établissent les saines théories. Très souvent il arrive de voir guérir certaines affections par un traitement, que la théorie eût fait juger devoir plutôt leur être défavorable. Mais c’est ici

METHODE PERTURBATRICE*. 129 sur-tout que Je jugement et la sagacité du praticien , doivent le prévenir contre des tentatives séduisantes, ou de spécieuses réussites. Un coup d’épée dans la poitrine ayant évacué le pus dont cette cavité était remplie, la personne qui le reçut se trouva délivrée d’une maladie qui est presque toujours audessus des ressources de la médecine. Il est arrivé que des chutes graves, dans lesquelles la tête s’était trouvée violemment contuse , ont mis fin à des manies invétérées, et «à d’autres affections non moins déplorables. Ainsi , le fameux saut de Leucate avait pu réussir à quelqu’amant infortuné; mais pour un succès incertain , combien ne cite-t-on pas de victimes ! Ce sont de ces hasards heureux , dont on profite , mais qu’on n’imite pas ; et certes s’il fallait tenter de recouvrer la santé à ce prix , la médecine risquerait de devenir souvent pire que le mal , et l’art de guérir cesserait de mériter son titre.

Cependant y a-t-il beaucoup moins d’inconséquence dans la conduite de tant de personnes , raisonnables d’ailleurs sur tout autre sujet, qui, sur ce qu’elles ont vu ou sur ce qu’on leur a dit des bons effets d’unmédica-

l3o MALADIES STHÉNIQUES, ment chez certains malades, s’empressent d’en user à leur tour, sans réfléchir que leur état pourrait bien leur en rendre l'action absolument contraire ! Les exemples ne nous manqueraient pas à l’appui de cette observation ; mais nous les bornerons à celui que fournit le spécifique fameux qui compte en ce moment tant de dupes. Je veux parler de ce vomi-purgatif y si recherché par tout ce qui , dans la société , se meut sans penser , ou se borne à imiter sans réfléchir, et proscrit par tous les hommes qui n’ont abjuré, ni les lumières de leur esprit, ni le témoignage de leur raison. Si la méthode perturbatrice n’avait que de pareilles ressources, il est sûr que l’humanité serait fort à plaindre , et mieux vaudrait encore revenir à la pratique du pur empirisme.

Heureusement nous n’en sommes plus à ce point, et , si la théorie médicale est en défaut pour expliquer l’action de certaines substances , l’observation et l’expérience ont appris du moins à en diriger utilement l’emploi. C’est ainsi que le plus justement renommé des fébrifuges y le quinquina , n’est pas encore autrement employé que comme

MÉTHODE PERTURBATRICE. l3j moyen perturbateur , dont le praticien sait calculer , d’avance à la vérité, les résultats salutaires , et prévenir les effets défavorables.

Le camphre , la digitale , la belladone et une foule d’autres médicamens , se trouvent dans la meme catégorie. Mais quelle sagacité ne faut-il pas pour diriger sagement l’administration si difficile de substances dont la vertu perturbatrice peut avoir de si funestes chances ! ainsi, le camphre, cet antiaphrodisiaque par excellence , a , dans quelques cas, trompé l’attente du praticien , en produisant le résultat contraire. Le titre de fébrifuge , si improprement donné au quinquina , induirait en erreur s’il faisait penser que ce remède guérit la fièvre, tandis qu’il ne fait que la prévenir , en empêchant le retour des accès. Une preuve décisive à cet égard , c’est qu’il accroît ordinairement le trouble fébrile et le rend même continu , lorsqu’on le donne pejpdant l’accès, temps où le traitement ©repaire des irritations , c’est-à-dire 1 çstt ifjfchodçs antiphlogistique et révulsive , co»v*êr#s seul , prépare 4 e,t rapproche Vapyrexie ,, moment d’ élection pour

l3i MALADIES STHÉJSIQUES.

le quinquina qui , d’après ce que nous venons de dire , est essentiellement anti-périodique.

En revenant aux applications immédiates des principes que nous exposons , à l’ordre de» maladies irritatives, nous verrons que de véritables phlegmasies cèdent quelquefois à un traitement, qui semblerait en théorie plus propre à les exaspérer qu’à les détruire. CeTtainstérysipèles disparaissent par l'application d’un vésicatoire sur le point même de la surface cutanée que ces maladies occupent. L’ophthalmie est quelquefois très avantageusement combattue par des lotions manifestement irritantes. Dans ces cas où des moyens stimulans font cesser des maladies dépendant d’un excès de stimulus, peuton concevoir un pareil phénomène , autrement que par la décomposition de l’altération des tissus malades , l’influence du trouble ou de la perturbation produite par la substance médicamenteuse? Cette solution, est loin sans doute de la clarté d’une démonstration géométrique; mais quelle est la science d’observation où l’on acquière jamais cette certitude? « Ne demandons pas à

METHODE PERTUR ATRICB. l33

« une science, a dit un écrivain, une préci- « sion qui ne peut être la sienne. » Chaque science en effet a ses démonstrations et ses preuves, qui, dans leur application relative, peuvent tout aussi bien faire naître la conviction, et donner lieu aux règles les plus sûres.

Pour le fait pratique dont il s’agit, on ne peut au moins mettre en doute que le résultat dont nous parlons ne s’observe que dans les inflammations superficielles et chroniques. Une donnée qui n’est pas moins précieuse, c’est que la plupart des stimulons , ainsi employés sur la foi de l’expérience, peuvent être ramenés dans leurs effets à l’action révulsive. Nous n’en excepterons même pas ces antispasmodiques , ces caïmans , et toute cette foule de prétendus spécifiques , dont l’humanité crédule est si avide, et que l’ignorance et la routine prodiguent d’une manière si désastreuse. Prenons un exemple entre mille: que fait T opium dans ces souffrances extrêmes , où la douleur tient cons* tamment le malade dans l’agitation et l’insomnie ? Il procure un peu de calme et un assoupissement plus ou moins profond , c’est à dire qu’il modifie le cerveau , qu’il y dé-

1 34 MALADIES STHÉNIQUES.

veloppe une congestion passagère, avec laquelle s’éteint toute sensibilité. Mais donnez, de l’opium lorsque cet organe est très excité , lorsqu’il est devenu le siège d’une fluxion , ou d’une inflammation intense , vous verrez l’insomnie se manifester avec le délire , ou bien le comale plus profond et la mort, suivant le degré de la plilegmasie ou de la congestion existantes. C’est de cette manière que mourut Voltaire.

Nous pourrions peut-être ramener de même aux lois ordinaires delà théorie physiologique l’action de la plupart des moyens qui constituent la méthode perturbatrice. Cependant il faut encore laisser au temps et à l’expérience le soin de dissiper l’obscurité qui couvre cette importante partie de la médecine pratique, en rappelant même aux observateurs qui en feront l’objet de leurs recherches , le sage précepte du grand écrivain dont nous venons de parler : « que la « philosophie consiste à s'arrêter là où le u flambeau de la physique nous manque. »

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MALADIES ASTHÉNIQUES

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