‹ Résumé complet de médecine ou de pathologie interne, présentant la doctrine générale des maladiesChapitre 53 sur 66 · DES MALADIES CONTAGIEUSES. I · texte numérisé non relu

DES MALADIES CONTAGIEUSES. I

le sentiment du très grand nombre qui pense que la contagion n’est favorisée que par l’entassement des malades, était fondé, il est évident que le système de salubrité , tel qu’on le suit sur le littoral de la plupart des pays exposés à l’influence délétère de ces affections , serait non-seulement très peu utile pour atténuer ses ravages, mais on ne peut plus propre à les accroître , et plein de barbarie puisqu’il dévouerait ungrand nombre d individus à une mort presque certaine.

Telle est la question importante sur laquelle le monde attend que la science ait prononcé d’une manière positive .

Pour ce qui concerne le traitement de la maladie elle-même , il ne diffère pas de celui qu’on met en usage contre toutes les autres irritations organiques. Sous ce rapport du moins l’art de guérir est dirigé par un principe invariable. Il est déjà bien démontré d’ailleurs que le système actuel des quarantaines doit subir denombreuses modifications, ayant pour but de les rendre plus efficaces , plus rassurantes et moins funestes aux hommes et au commerce.

La précaution de la séquestration ne peut

aoo quarantaines.

pas davantage laisser de l’incertitude dans les maladies où le principe contagieux est manifeste , ainsi que nous l’ont présenté les affections éruptives. Il est inconstestable dans ce cas que le contact est ce qu’il faut éviter avec le plus de soin , parce que ses suites sont directes et démontrées. Pour les virus , si leur existence était aussi irréfragable , leur destruction immédiate par les caustiques serait réellement la précaution la plus sûre ; et on ne saurait disconvenir quelle ne soit encore ce qu’il y a de plus rationnel à faire dans l’incertitude qui règne sur la nature de la rage. Un médecin anglais vient de tenter, en France, quelques expériences propres à montrer les avantages des moyens qui , tels que les ventouses , empêchent l’absorption des corps délétères. L’action du venin de la vipère , des poisons les plus actifs , tels que l’acide hydrocyanique , a été non seulement neutralisée dès leur application , mais encore entièrement intervertie , alors que leurs effets étaient déjà sensibles. La méthode' dont il s’agit n’est autre que celle très anciennement connue, de la succion des plaies, empruntée des peuples sauvages

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