CAUTÉRISATION
et à laquelle on a donné un nouveau degré de rectitude et de précision. Mais on conçoit qu’il faut quelle soit appliquée de bonne heure, et, en quelque sorte, dès les premiers instans de l’introduction du poison ou du venin , ce qui doit être rarement possible.
Aussi le procédé de la cautérisation , malgré tout ce que l’enthousiasme à pu dire en faveur d’une foule de substances ou de pratiques différentes, paraît seul justifier, quand il est employé à temps, le titre de spécifique.
Dans tous les temps , les philosophes , les législateurs se sont occupés de chercher les moyens de détruire les causes insalubres qui portent quelquefois de si graves atteintes à la santé des hommes. Jusque dans la fable, qui nous présente partout , sous le voile allégorique, les instructions de l’histoire, nous trouvons les traces de cette nohle sollicitude. Ainsi Hercule desséchant les marais de Lerne , coupe d’un seul coup les têtes sans cesse renaissantes de cette hydre qui dévorait des populations entières. C’est en améliorant la disposition physique des lieux et la condition de l’homme, que l’on éteint le plus sûrement le germe des maladies épidémico-cn-
démiques. Diminuez la misère , en môme temps que vous attaquez la superstition, vous verrez diminuer infailliblement la dégradation de l’espèce humaine. Telle est sûrement la cause puissante qui rend aujourd’hui le crétinisme si rare dans les Alpes et dans les Pyrénées ; heureux changement que la civilisation peut montrer avec orgueil à ses plus ardens détracteurs !