‹ Résumé complet de médecine ou de pathologie interne, présentant la doctrine générale des maladiesChapitre 56 sur 66 · SECTION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SECTION PREMIÈRE

Des maladies héréditaires.

Tout ce que l’observation réfléchie nous enseigne relativement au point important de pathologie qui nous occupe , c’est que les eufans reçoivent de leurs parens une prédisposition organique à telle ou telle autre maladie dont ils furent eux -mêmes plus ou moins affectés pendant leur vie. Il y a loin de cette idée , tout à la fois consolante et féconde, à un système déplorable qui ne laisse

üof) MALADIES HÉRÉDITAIRES.

entrevoir que la douleur, et, pour terme à

ses longues anxiétés , une mort inévitable \ Les tempéramens divers et les idiosyncrasies particulières se distinguent par une prédominance relative de certains organes , qui elle-même constitue la prédisposition la plus puissante à certaines maladies (i). On connaît généralement la constitution forte et pléthorique des personnes menacées de X apoplexie. Celle des individus vulgairement dits phthisiques n’est pas moins remarquable. Elle consiste , avec un habitus général assez grêle , en une impressionabilité extrême de l’organe pulmonaire, source constante de rhumes fréquens qui, trop souvent reproduits, finissent par développer une inflammation chronique , bientôt suivie de la formation de tubercules , de leur ramollissement ou de l’ulcération du parenchyme , avec fièvre hectique , marasme et mort du malade. Telle est la marche naturelle de cette affection , assez cruelle déjà par ellemême, sans ajouter à sa gravité par la chimère d’une fatalité ou prédestination fantastique.

(l) Voyez le Résumé de Physiolo it.

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