COLONNE VERTÉBRALE OU RACHIS
Longue tige osseuse servant de soutien à presque toutes ks parties du corps et de cyhndre protecteur
RÉGlOiX RACUlDlENiNE. ' 2 1 S
a la moelle. — Elle se compose de 26 os superposés. — On peut la diviser en quatre portions, comme la région rachidienne.
Forme. — Elle représente grossièrement deuxpyramides accolées par leur base.
Les courbures opposées de ses différentes portions ont été indiquées ci-dessus. — lien résulte une décomposition de mouvement qui prévint les fractures et les déplacements. — La diminution de la taille qui survient après une station debout longtemps prolongée a été attribuée à l'affaissement des disques intervertébraux; elle dépend de Vexagération des courbures naturelles du rac/iis et du tassement du coussinet adipeux plantaire.
Courbure latérale à concavité gauche correspondant aux troisième, quatrième et cinquième vertèbres dorsales. — Elle parait en rapport avec la présence de l'aorte sur ce côté du rachis.
Longueur. — Elle mesure toute la hauteur du tronc. — Portion cervicale, O^^iH. — Portion dor^ sale, 0^,28. — Portion lombaire, 0'",16. — Variétés individuelles. - Les différences de tmlle tiennent surtout au plus ou moins de longueur des membres inférieurs; toutefois, la hauteur du tronc est loin delre la même chez tous les individus, ainsi qu'on fa cru pendant longtemps.
Face antérieure. - Accessible au cou, à travers le pharynx ; aux lombes, à travers la paroi abdominale ; au sacrum et au coccyx, par le toucher rectal et par le toucher vaginal. - Elle est constituée par le8G0HP3etlesm3QciisiNri.:uvERTÉiHuux.-r.e volume
2 16 ÏUOIUX.
des corps vertébraux augmente de haut en bas ; toutefois, celui de la première dorsale est plus gros que celui de la deuxième; celui de la deuxième lombaire est plus gros que celui de la troisième. — Cette face est en rapport, dans toute son étendue, avec une couche de tissu conjonctif très lâche. — Des abcès -par congestion provenant des vertèbres cervicales ont pu fuser, le long de ce tissu, jusque dans le bassin.
Face postérieure. — Sur la ligne médiane : APOPHYSES ÉPINEUSES, formant la crête épinière, seule portion accessible dans toute la hauteur du rachis. — Leur situation superficielle les expose à être fracturées. — Bans certains cas, quelques-unes d'entre elles peuvent être nalurellement déviées sans fractures. — Gibbosités. — Différence entre les déformalions produites par le mal de Pott et les incurvations dues au rachitisme; courbures de compensation.
Les apophyses épineuses cervicales sont horizontales, bi-tuberculées. — Elles s'imbriquent dans le mouvement d'extension de laJ.êle. — Celle de l'axis est très volumineuse. — Les autres sont d'autant plus saillantes qu'elles sont plus inférieures. — La septième vertèhre cervicale porte le nom de PROÉMiNE.NTE, à cause de la saillie de son apophyse épineuse.
Les DORSALES sout lougues, pointues et obliquement dirigées, de façon à se rocouvrir naturellement. .
Les LOMBAIRES Sout hoiizontales, rectangulaires
et aplaties transversalement.
RÉGION RACniDIENNE.
Sur les parties latérales : apophyses articulaiues et LAMES vertébrales. — Le spina-bifida est un arrêt de développement des lames vertébrales.
Faces latérales. — On y remarque les trous de coiijugaisoQ et la série des apophyses transverses. — Les apophyses transverses cervicales sont bitides. — Tubercule de Chassaignac (tubercule antérieur de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale). — Celle de Fatlas est plus déjetée en dehors ; elle n'a qu'un seul tubercule. — Les apophyses transverses dorsales sont arrondies et prolongées par les côtes. — Celles des vertèbres lombaires sont placées derrière les apophyses costiformes.
Articulations des corps vertébraux. ~ Les
faces supérieures et inférieures des corps vertébraux sont excavées. — Les espaces compris entre deux corps consécutifs ont la forme de lentilles bi-convexes. — Crochets latéraux surmontant la face supérieure des corps cervicaux ; ils manquent au dos et aux lombes. — Leur présence s'oppose à la production des luxations latérales dans la région cervicale, tandis que ces luxations s'observent dans les régions dorsale et lombaire. — Facettes costales sur les vertèbres dorsales.
Disques intervertébraux. — Ils rempUssent les espaces bi-convexes compris entre les corps des vertèbres. — Ils sont d'autant plus volumineux qu'on se rapproche davantage du sacrum. — Leur parlie antérieure et leur parlie postérieure sont de hauteur inégale; la portion la plus haute est tou-
AXATOMIE. Ijc ÉliniON. IQ
THORAX
jours placée du côté oii la colonne vertébrale présente une convexité. — Ils se composent de fibres *între-croisées, très adhérentes aux os, et circonscrivant une cavité centrale remplie par une substance molle et pulpeuse.
Grands suetouts ligamenteux. — Ils recouvrent la face antérieure et la face postérieure des corps vertébraux et des disques qui les séparent. — L'antérieur nait du corps de l'axis. — Le postérieur naît de l'occipital.
La solidité de ces articulations est telle qu'on peut attacher un poids de bO kilogrammes aux hanches d'un cadavre suspendu par la tête, sans que les vertèbres se disjoignent.
Articulations des apophyses articulaires. — Celles des vertèbres cervicales sont planes, obbquement dirigées de haut en bas et de dedans en dehors.
Celles des vertèbres dorsales sont planes et verticales. — Celles des vertèbres lombaires sont verticales, mais courbées en forme de demi-gonds. — Elles sont unies entre elles par un ligament capsulaire peu serré. — Les luxations des vertèbres cervicales sont beaucoup plus fréquentes que celles des vertèbres dorsales ou lombaires; elles peuvent avoir lieu sans fracture, tandis qu'au dos et aux lombes le déplacement s'accompagne toujours de fracture. ■ Ligaments jaunes. — Ils unissent les lames vertébrales entre elles et ferment le canal rachidien en iarrière.
Ligaments sur-épineux et interépineux. —
Ils n'existent qu'au dos et aux lombes. — Ils font
RÉGION RACHIDIENNE.
suite au raphé cervical postérieui* et aux muscles iaterépineux du cou.
Articulations de l'occipital et des deux premières vertèbres. — Elles consliLuent, en réalité, (rois articulations distinctes : 1" l'articulation occipito-atloïdienne ; 2° l'articulation occipito-axoïdienne ou occipito-odontoïdienne ; 3" l'articulation alloïdo-axoïdienne .
Articulation occipito-atloïdiennk. — Ligaments occipito-atloïdiens antérieur et postérieur, allant de l'arc antérieur et de l'arc postérieur de l'atlas aux portions correspondantes de la circonférence du trou occipital.
Union des condyles de l'occipital avec les apophyses articulaires supérieures de l'atlas. — Double condylarthrose. — Les condyles de l'occipital sont dirigés obliquement, dételle façon que leurs grands axes, prolongés jusqu'à la ligne médiane, iraient se rencontrer sous l'apophyse liasilaire. — Les facettes supérieures de l'atlas sont de véritables cavités glénoïdes dirigées dans le même sens que les condyles, — Un ligament capsulaire, très lâche à la partie in-terne. — L'atlas fait, pour ainsi dire, corps avec l'occipital; ses luxations sont presque impossibles.
Auticulation de l'axis avkc l'atlas et avec: L'occipriAL. — Corps de l'axis, volumineux, surmonté par l'apophyse odontoïde. — Ligamemt annulaire, aussi nommé ligament transverse ou en ci-avate, embrassant le col de l'apophyse odontoïde et s'insérant aux masses latérales de l'atlas. Sa circonférence inférieure est plus courte que sa circon-
220 THORAX
féreiice supérieure. — On lui donne encore le nom de LIGAMENT CRUCIFOBME, parce qu'il reçoit deux ligaments verticaux : le supérieur se rend à l'occipital, l'inférieur au corps de ^ l'axis. — Ligament odontoïdien, en forme de 1 fixé, en bas, au ^:rj] \- -d sommet de rapopli3'se odontoïde; /" (li^i j i, sa branche moyenne aboutit à la ^ partie antérieure du trou occipital; // l-ii^^V -y- branches latérales se rendent à la face interne des condyles. — ^ ,^ , Le ligament odontoïdien s'oppose
FiG. 22. — AnricuLA "
TioNs DE l'occipital « Ui disj OHction desloiéces osseuses, Tjisyl^Tk^nls^cov- mais il ne gêne m rien les mouve- Ts VERTICALE MÉDIA- j^g^^g rotutiou de la tête. —
m: (schéma). 1 , .. t
Tous ces ligaments odontoidiens sont recouverts par l'extrémité rieur de Tatlas ; — c, supérieure du grand surtout pos-
apophyse odoiitoide ; ? , , i i ,•
— d, ligament ocoi- térieur qui se détache de la partie ^leu;- îig^^ent antérieure du trou occipital.odontoïdien; — /', Vcmovhvse odontoïde se luxe soit
ligament annulaire jr r it , n -,
(portion ti-ansverse du à la suitc de cuvie, sott par le fait -^ï^faTsc^u^e^Si d'un traumatisme. Elle est le plus supérieur du liga - ^^^^^(,^1 fracturée', mais il existe
ment erueiforme ; — /'. , , 7
faisceau vertical infé- quelques exemples de luxations sans Sro™e?°-TÏand fracture. La compression de la surtout ' ligamenteux ^nQ^Hg au niveau du ncBud vital dé-
postérieur;— 7, grand . ■„
surtout ligamenteux termine une mort instantanée. ^"'érieur. j lames de l'axis et de l'atlas
sont jointes par un Mgament atloïdo-axoidien postérieur qui remplace les ligaments jaunes.
RKCtION HACIllDlENNi:.
Les apophyses articulaires de l'axis et de l'atlas s"unissent comme celles des autres vertèbres cervicales.
Articulations costo-vertébrales. — Du côté de la tète des côtes, double facette articulaire. — Double facette correspondante sur les corps vertébraux. — Un ligament antérieur, rayonné. — Un ligament interosseux. — Les luxations costo-vertébrales sont extrêmement rares.
Articulations costo-transversaires. — Un ligament interosseux, très puissant. — Un ligament costo-transversaire postérieur, rubané. — Un ligament costo-transversaire supérieur, allant de chaque apophyse transverse à la côte située au-dessous; il fait suite à l'aponévrose qui prolonge en arrière les muscles intercostaux internes.
Mouvements. — Flexion en avant et en arrière. — Entre l'atlas et l'occipilal, elle peut aller depuis le contact jusqu'à un écarteraent de 11 millimètres. — Elle est peu prononcée entre les deux premières vertèbres. — Son étendue maximum est au niveau de la 3« cervicale. — Elle diminue jusqu'à la 7°. — Elle est à peine appréciable de la l-"" à la 11« dorsale, sensible au niveau de la IS" dorsale et très peu marquée dans la région lombaire.
Flexion latérale. — Nulle entre l'atlas et l'occipital. — Maximum au niveau de la 2'= cervicale. — N'existe plus à la hauteur de la 7«. — Très peu marquée au dos et aux lombes.
Torsion. — Nulle entre l'atlas et l'occipital. —
TUORAX.
Peut aller jusqu'à 80 ou 90°, entre l'axis et l'atlas. — Existe dans toutes les autres articulations cervicales, mais à un degré beaucoup moins prononcé.
Moelle épinière. — Intéressante seulement au point de vue des origines nerveuses, les nerl's paralysés variant suivant la hauteur à laquelle a porté le traumatisme.
HAUTEUR DK L\ SECTION.
NEUFS PAUALYSKS.
La 12° apophyse épineuse dorsale
La llo apophyse épineuse dorsale
Entre la U» ot Ja 2» apophyse épineuse dorsale.
Entre la 3« apophyse épineuse cervicale et l'axis.
Entre l'axis et l'atlas.. ..
Entre l'atlas et l'occipital.
Plexus sacré.
Plexus sacré et plexus lombaire.
Plexus sacré, plexus lombaire, nerfs intercostaux. Plexus sacré, plexus lombaire, nerfs inl tercostaux, plexus brachial et partie ( du nerf phréniquc.
( Tous les nerfs ci-dessus, plus le plexus cervical et la totalité du nerf phrér nique.
i Section du nœud vital, mort instanta-