TRENTE-TROISIÈME LEÇON
RÉGION PÉNIENNE
Elle est constituée par la verge ou pénis.
Situation. — • Suspendue à la symphyse pubienne, au-dessous du pénil et au-dessus du scrotum.
Formes. — Adhérente à sa racine. — Terminée par un renflement conoïde, le gland. — Couronnr ou base du gland. — Méat, ouverture au sommet du gland. — Prépuce, repli cutanéo-muqueux qui recouvre en partie le gland. — Sillon balano-prû- PUTiAL, interrompu en bas par le frein.
Les dimensions de la verge présentent de très grandes variétés individuelles. — Différences considérables sur le même sujet, selon l'état de flaccidité ou l'état d'érection. — Pendant l'éreclion, elle devient rectiligne ou un peu concave sur sa face supérieure ; elle prend alors la forme d'un prisme triangulaire dont les arêtes, mousses, sont constituées par les corps caverneux et la portion spongieuse de l'urèthre.
Peau ou fourreau de la verge. — Fine, transparente, soulevée par les veines. — Plus épaisse à la racine que vers l'extrémité libre. — Très mobile, elle se prête au changement de volume de l'organe. — Les lèvres des plaies cutunées sont très faciles à
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affronter. — Glabre dans toute son étendue ; on n'y trouve quelques poils clair-semés qu'à la racine de la verge. — Bien que dépourvue de poils, la couronne du gland contient des glandes sébacées ou GLANDES DE Tyson. — Smegma préputialis, socrétion de ces glandes. — On y trouve aussi des corpuscules du tact .
Prépuce. — Ses dimensions variables. — Il est formé par deux feuillets : un feuillet externe, cutané, et un feuillet interne, muqueux. — Ces deux feuillets se confondent sur le limbe ou bord libre du manchon préputial. — Le bord adhérent se flxe à la lèvre postérieure de la gouttière balano-préputiale. — Le frein adhère à la fuce inférieure du gland sur toute sa longueur. — Lorsque le frein est trop court, il gêne l'érection et doit être sectionné. — L'espace compris entre les deux feuillets du prépuce est occupé par un tissu conjonctif très lâche qui fait suite au tissu conjonctif dufourreau de la verge et, comme lui, ne s'infîKre jamais de graisse.
Le PHIMOSIS est Vétroitesse exagérée du limbe. Il existe normalement chez les enfants. — Le phimosis accidentel est ordinairement occasionné par des cicatrices du limbe. — Opérations du phimosis : excision en V ; circoncision. — En pt^atiquant la circoncision, si Von divise les parties de la superficie à la profondeur, comme on le fait ordinairement, il est impossible de sectionner au même niveau, en un seul coup, la muqueuse et la peau.
PARA.PHIMOSIS. — Il peut déterminer la mortification du gland. — On doit toujours chercher à le
réduire, même après plusieurs jours. — En cas d'échec, on incisera Vanneau formé par la muqueuse du limbe.
Dartos. — Il se conlinue à la verge où il forme (ine couche sous-cutanée à laquelle on a donné le nom de muscle péripénien.
Gaine cellulo-fibreuse. — Elle forme un éLui qui loge les corps caverneux et la portion pénienne de l'urèthre. — Elle est plus épaisse en avant, plus mince au-devant du pubis. — Son extrémité antérieure adhère au pourtour de la base du gland et aux corps caverneux. — Son extrémité postérieure se continue avec l'aponévrose périnéale superficielle. — Sa FACE externe est séparée du dartos par un tissu conjonctif très lâche ; elle reçoit l'extrémité inférieure du ligament suspenseur delà verge.
— Sa FACE profonde est lâchement unie aux tissus sous-jacents ; elle se confond, en avant, avec la gaine fibreuse des corps caverneux. — Il n'existe aucune lame fibreuse enire la face supérieure de l'urèthre et les corps caverneux.
Corps caverneux. — Ils commencent au périnée, sur la branche ischio-pubienne où leurs racines sont recouvei'tes par les muscles ischio-caverneux.
— Ils se réunissent sous l'arcade pubienne et marchent accolés. — Leur extrémité antérieure, conique, s'enfonce dans une dépression de la face postérieure du gland auquel elle est unie par des adhérences fibreuses très fortes. — La gouttière longitudinale supérieure, qu'ils laissent entre eux, est occupée par les vaisseaux dorsaux de la verge. —
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La fouttière longiludinale inférieure, beaucoup plus grande, est remplie par la portion spongieuse de l'urèthre.
Ils sont constitués, à l'extérieur, par une enveloppe fibreuse très résistante. — A l'intérieur, tissu érectile dont les trabécules renferment beaucoup de fibres élas- f tiques et quelques fibres musculaires lisses. — Les aréoles de ^ ce tissu sont tapissées par l'endothélium vasculaire. — Les deux corps caverneux communiquent entre eux, à travers la cloison Fis. 39. — Coui-e
TIlANSVEnSALE DE LA
médiane qui les sépare. — Com- tekge (schéma). munication veineuse entre le urèihre ; — 6, gland et les corps caverneux corps caverneux; —
~ c, veioe dorsale de la
(Kobelt). — Lorsque les corps ca- verge. verneux sont le siège d'une cicatrice, la verge devient coudée pendant Vérection. — On doit toujours tenter la réunion immédiate de ces parties .
Corps spongieux de l'urèthre. — Logé dans la gouttière inférieure des corps caverneux. — Il fait, à la face inférieure de la verge, une saillie facile à explorer. — Après V amputation du pénis, l'urèthre ne saurait se rétracter plus que les corps caverneux auxquels il est intim.ement uni ; il en résulte que V extrémité du canal se retrouve facilement après l'opération et qu'il est inutile d'y introduire préalablement une sonde.
Cette portion de l'urètbre est constituée par du
tissu caverneux ; elle devient lurgicle pendant l'érection. —Elle est cylindrique à sa partie moyenne. — Ses deux renflements : le bulbe et le gland [Voyez plus haut vessie et urèthre). — La couronne du gland est taillée obliquement ; elle se continue, en bas, avec le sillon longitudinal occupé par le frein. — Le méat s'ouvre à l'extrémité de ce sillon ; il est plus rapprocbé de la face inférieure que de la face supérieure du pénis.
HYPOSPADIAS ; ses différentes variétés. — epis- PADIAS beaucoup plus rare; il coïncide souvent avec l'eastrophie de la vessie.
Muscle de Houston. — Décrit dans la région périnéale.
Artères. — Dorsale de la verge. — Branche terminale de la honteuse interne. — Elle fait directement suite au tronc de celte dernière. — Elle passe entre la symphyse pubienne et la racine des corps caverneux, traverse le ligament suspenseur et se loge dans un dédoublement de l'enveloppe fibreuse de la verge. — Elle suit la face dorsale du corps caverneux correspondant jusqu'à la base du gland, autour de laquelle les deux dorsales forment une couronne. — Ses rameaux sont nombreux, mais de petit calibre.
Caverneuse. — Branche collatérale de la honteuse interne. — Elle suit à peu près l'axe du corps caverneux correspondant. — Elle se subdivise en artères hélicines, comme toutes les artères des tissus érectiles.
Hémorrhogie après V amputation de la verge : écou-
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lement en nappe par toute la surface des tissus érectiles; écoulement en jet par les artères dorsales et caverneuses. — L'urtére caverneuse reste saillante et peut être liée smis difficulté. — Uartère dorsale se rétracte beaucoup. — Avaiitages de Vécrasement linéuire et du thermo-cautère pour pratiquer l'amputation du pénis.
Veines. — Elles forment, autour de la couronne du gland, un plexus d'où part la veine dorsale. — Celle-ci a une direction analogue à celle des artères. — Elle traverse le ligament suspenseur de la verge, passe sous la symphyse pubienne et s'abouche dans le plexus de Sanctorini. — Phlébite de la veine dorsale compliquant certaines uréthriles ; œdème qu'elle détermine.
Lymphatiques. — Disposés en réseaux très serrés sous la muqueuse du gland et sous le prépuce. — De ces réseaux partent, de chaque côté, un ou deux troncs qui longent la veine dorsale et aboutissent aux ganglions inguinaux les plus internes et à quelques ganglions situés dans l'épaisseur du pénil. — Fréqicence des angioleucites de la verge.
Nerf. — Dorsal. — Il fait suite au nerf honteux interne et parcourt le même trajet que l'artère dorsale. — Sensibilité exquise du gland, due au peu d'épaisseur de l'épilhélium qui le recouvre et au grand nombre des rameaux nerveux qui s'y distribuent.