FACE POSTÉRIEURE DU POIGNET
Cubitale. — Un peu cachée sous le cubital antérieur. - Elle passe en avant du ligament annulaire antérieur, entre le pisiforme et los crochu. — Sa branche transverse antérieure du carpe est couchée sur le ligament antérieur de l'articulation radio-carpienne. - Pour mettre l'artère cubitale à découvert, on devra diviser, outre l'aponévrose d'enveloppe, un second feuillet, cellulo-fihreux, qui joint le cubital antérieur aux fléchisseurs.
Veines. — Superficielles. — Réseau d'origine de la médiane commune.
^ Profondes. - Collatérales des artères.
Lymphatiques. - Assez nombreux sur la face antérieure du poignet.
Nerfs. — Leur situation est la suivante :
lEn dehors. . } branche cutanée dorsale du nerf Radial
Superficiels . Au n.ilieu iltT^^ Z' '''''' 1" ''^^'^'^^-'^^-^^é.
, "ameaucutane-palmaire du MÉDIAN.
En dedans., "«"'«^'luc^itané-palmaire du Cubital )Ouelquefo,s, filets du Cutané inteh^b.
/Médian entre le fléchissour profond et le long fléchisseur du pouce.*^
P'^ofonds yCn.TAL ,1 suit le côté interne de l'arfere
cubuale et passe, avec elle, dans le
' crochu!""'^'"" RÉGION RADIO-GUBITO-CARPIENNE POSTÉRIEURE
Formes extérieures. - L'extension du poignet determtne la formation de phs transversal^, san nombre et sans situation fixes. Point de sai lies tendineuses. - Sur les côtés de la région ex té mîtes inférieures du radius et du cubitus^ apLhy s styloides de ces deux os et interligne ar iculle 1
4S2 MEMBRE SUPÉRIEUR
Tabatière anatomique : pelit espace triangulaire limité, en dedans, par le tendon du long extenseur du pouce, et, en dehors, par les tendons réunis du long abducteur et du court extenseur du pouce. — On y sent les battements de l'artère radiale.
Peau. — Plus épaisse et plus mobile que sur la face antérieure du poignet, — Les lambeaux dorsaux doivent toujours être flus longs que les Umbeaux palmaires, à cause de la plus grande rétradilité du tégument.
Pannicule adipeux.
Fascia suPERFiciALis. - LameUeux. - Fréquence de V œdème et des suppuratio7is diffuses. — On trouve quelquefois des bourses séreuses au niveau des apophyses styloïdes du cubitus et du radius.
Aponévrose. — Continuation de l'aponévrose antibrachiale. - Elle s'épaissit en bas, pour former le ligament annulaire postérieur.
Ligament annulaire postérieur du carpe. — Constitué par des fibres obliques, un peu ascendantes du cubitus vers le radius. ^ Il est beaucoup moins épais que le hgament annulaire antérieur et descend moins bas que lui. - Haut de 0- 02. - H part du cubitus, du pyramidal et du pisiforme, se rend au bord externe du radius, y prend un pomt d'appui et se continue avec l'aponévrose antibrachiale antérieure. - Son bord inférieur se confond avec l'aponévrose dorsale de la main. - ba lace profonde fournit des cloisons qui limitent les games
tendineuses. , Plan musculaire. - Uniquement constitué par
FACE POSTÉRIEURE DU l'OIGNET. 433
des tendons logés dans des gouttières ostéofibreiises. — Ces gouttières sont complétées par le ligament annulaire postérieur et les cloisons qui en partent; au niveau de l'interligne articulaire, ces canaux sont entièrement fibreux. — Les tendons sont entourés de bourses séreuses qui en facilitent les glissements ; ils sont disposés dans l'ordre suivant, en allant du bord externe au bord interne du poignet :
1° Long abducteur et court extenseur du pouce. — Situés sur l'apophyse styloïde du radius, dans une gouttière oblique de haut en bas et d'arrière en avant. — La synoviale, commune aux deux tendons, remonte à 0>»,02 ou à 0^,03 au-dessus du ligament annulaire postérieur, — En bas, elle ne dépasse pas l'interligne J'adio-carpien. — L'aï douloureux ou téaosite crépitante siège le plus ordinairement dans cette gaine.
2° Radiaux. — Leur gouttière, verticale, divisée incomplètement par une petite crête osseuse, suit la face postérieure du radius. — La synoviale, unique en haut, remonte à 0°',02 au-dessus du ligament annulaire. — Elle est bifide en bas, et se prolonge jusqu'aux insertions métacarpiennes des tendons.
3° Long extenseur du pouce. — Oblique de haut en bas et de dedans en dehors. — Il croise les deux radiaux au niveau de l'articulation radio-carpienne. — Sa bourse séreuse communique assez souvent avec celle des radiaux.
4° Extenseur commun des doigts et extenseur
ANATO.MIE, 3« ÉDITION. 2">
43 4 MEMBRE SUPÉRIEUR
PROPRE DE l'index. — Réuiiis dans une gaîne commune. — Leur bourse synoviale dépasse à peine le bord supérieur du ligament annulaire. — En bas, elle atteint rarement le métacarpe du côté de l'index; mais, en dedans, elle descend jusqu'à la partie moyenne et même jusqu'à l'extrémité inférieure du 4» métacarpien.
5° Extenseur propre du petit doigt. — Sa coulisse fibreuse est creusée dans l'épaisseur de l'aponévrose. — Sa synoviale s'étend depuis le bord supérieur de la tête du cubitus jusqu'à la partie moyenne du 5= métacarpien.
6° Cubital postérieur. — Sa coulisse fibreuse a la même disposition que la précédente. — Sa synoviale s'étend depuis le bord supérieur de la tête du cubitus jusqu'à l'insertion du tendon au S'' métacarpien.
Artères. — Radiale. — Oblique en bas et en dedans. — Àprès avoir contourné la face externe de l'articulation radio-carpienne, elle se place sous le long abducteur et sous le court extenseur du pouce. — Dans la tabatière anatomique, elle est sous-aponévrotique. - Puis elle s'engage sous le long extenseur du pouce et gagne l'extrémité supérieure du premier espace interosseux où elle s'enfonce entre les deux chefs du premier interosseux dorsal. — La situation superficielle de cette artère rend sa ligature très facile. - Elle donne la transverse postérieure du carpe qui s'anastomose avec une branche transversale de la cubitale et fournit assez souvent les interosseuses des trois derniers espaces.
ARTICULATIONS DU POIGNET
"Veines. — Les troncs superficiels constituent les origines des veines radiales et cubitales.
Lymphatiques. — Groupés autour des veines, ils passent avec elles sur la face antérieure de l'avant-bras.
Nerfs. — Rameaux cutanés du cubital et du radial.
SQUELETTE ET ARTICULATIONS
Squelette. — Constitué par les extrémités inférieures des deux os de l'avant-bras et par les os du carpe.
Radius. — Son extrémité inférieure, renflée, est beaucoup plus grosse que celle du cubitus. — Sa FACE ANTÉRIEURE, coucave, incurvée en avant, est remplie par la partie inférieure du carré pronateur et par les tendons fléchisseurs. — Sa face postérieure, convexe, est recouverte par un périoste très épais. Elle se termine par un bord inférieur tranchant, qui descend plus bas que le bord antérieur. On y remarque les gouttières du long abducteur et du court extenseur du pouce, des radiaux et des extenseurs. — Son bord externe aboutit à l'apophyse styloïde. — Son bord interne, concave et tranchant en haut, se termine en bas par une petite surface articulaire, la cavité sigmoïde. — Sa surface articulaire est concave et triangulaire, plus large du côté du cubitus. Elle s'unit au scaphoïde et au semi-lunaire. Une petite crête antéro-postérieure marque la séparation de ces deux os.
MEMBRE SUPÉRIEUR
L'épiphyse est entièrement spongieuse. — Le corps est compacte jusqu'à 0™,02 au-dessus de l'article. — 'Fréquence des fractures avec pénétration.
Cubitus. — Il descend un peu moins bas que le radius et s'incurve en dehors. — Sa tête, convexe, est d'autant plus saillante que le mouvement de pronation est plus prononcé. — Elle s'unit à la petite cavité sigmoïde du radius. — Son apophyse styloïde est plus apparente et un peu plus élevée que celle du radius.
Les épiphyses des deux os de l'avant-bras ne sont jamais soudées avant l'âge de 18 ou 20 ans. — Fréquence des décollements épiphysaires pouvant simuler une luxation du ■poignet chez les enfants.
Carpe. — Massif osseux composé de huit pièces. — Formant une gouttière en avant et une surface convexe en arrière. — Structure spongieuse de tous ces os. — Fréquence de leur carie.
La première rangée comprend le scaphoïde, le
SEMI-LUNAIRE, le PYRAMIDAL et le PISIFORME. — LeS
trois premiers constituent le condyle carpien. — Le scaphoïde et le semi-lunaire s'a»ticulent avec le radius ; le pyramidal, très incliné en dedans, ne correspond que médiatement au cubitus. — Le pisiforme repose sur le pyramidal ; il ne s'articule ni avec les os de l'avant-bras, ni avec ceux de la 2« rangée du carpe. — Il donne insertion au cubital antérieur, à l'adducteur du petit doigt et aux deux ligaments annulaires du carpe.
La deuxième rangée est formée parle trapèze, le TRAPÉzoïDE, le GRAND OS et l'os CROCHU. — Concave
ARTICULATIONS DU POIGNET. 437
antérieurement, régulièrement convexe postérieurement. — Dans la flexion forcée du poignet, la tête du grand os fait une assez forte saillie en arrière. — On observe fréquemment des semi-luxations de cette tête osseuse en arrière.
Articulation radio-cubitale inférieure. — Véritable arthrodie, dans laquelle la tête du cubitus n'est nuUement reçue dans la cavité sigmoïde. — Un ligament antérieur et un ligament postérieur, transversalement étendus du cubitus au radius. — Cette articulation, indépendante de la grande articulation radio-carpienne, est fermée, en bas, par le flbro-cartilage triangulaire.
FiBRo-CARTiLAGE TRIANGULAIRE. — Sa face Supérieure, convexe, est en rapport avec la surface inférieure du cubitus. — Sa face inférieure, concave, coiffe le pyramidal. — Sa base se fixe au bord interne du radius, qui dépasse le cubitus de 2"°>. — Son sommet s'insère dans une petite dépression de l'apopbyse styloïde du cubitus. — Son pourtour adhère aux ligaments cubito-carpiens. — Il est plus épais du côté du cubitus.
La synoviale articulaire, complètement close, reste indépendante. - Possibilité d'extirper V extrémité inférieure du cubitus, sans ouvrir V articulation radio -cubito- carpienne .
Dans les mouvements de cette articulation, le cubitus reste immobile; le radius tourne sur lui en entraînant le fibro-cartiJage. - Mretè des luxations.
Articulation radio-cubito-carpienne. — Du côte de l'avant-bras, mortaise radio-cubitale consti-
MEMBRE SUPÉRIEUR
tuée, en dehors, par la surface articulaire du radius et, en dedans, par le fibro-cartilage triangulaire. — L'apophyse styloïde du radius descendant plus bas que celle du cubitus, la ligne qui joint les sommets de ces deux apophyses est oblique. — Cette ligne
FlG. 34. — SyNOVULKS AnTICULAIRKS DU POIGNET (bchÉma).
a radius ; — 6, cubitus ; — c, scaphoïdo ; — rf, semi-lunaire ; — e, pyramidal; — f, pisiforme ; — g, trapèze ; — h, trapezoïde ; — i grandes; —j, os crochu; — k, premier métacarpien; — l, deuxième métacarpien ; — m, troisième métacarpien ; — n, quatrième métacarpien ; — o, cinquième métacarpien.
forme la corde de l'arc représenté par la mortaise, arc dont la flèche varie de 6 à lO'"". — Dans les amputations, on doit toujours faire descendre la base des lambeaux au moins à O^-.Ol au-dessous des apophyses styloides, pour ne pas les laisser découvertes. Du côté de la main, condyle carpien, formé par
ARTICULATIONS DU POIGNET
le scaphoïde, le semi-lunaire et le pyramidal. — Le cartilage d'encroûtement se prolonj^e plus loin sur la face postérieure que sur la face antérieure du condyle carpien, de telle sorte que l'extension peut être poussée plus loin que la flexion.
LiGAMKNT ANTÉRIEUR. — Très large. — Épais et résistant. — Formé par plusieurs plans de fibres. Les unes vont du radius au scaphoïde, au grand os, à l'os crochu et au pyramidal; les autres vont du cubitus au pyramidal et au grand os. — Il est renforcé par les tendons fléchisseurs.
Ligament postérieur. — Moins fort. — Composé de fibres obliques, étendues du radius et du cubitus aux os de la première rangée du carpe.
Ligament latéral externe. — De l'apophyse styloïde du radius au tubercule saillant du scaphoïde.
Ligament latéral interne. — Il part de l'apophyse styloïde du cubitus et se divise en deux faisceaux : l'un aboutit au pisiforme, l'autre au pyramidal.
Synoviale. — Très lâche. — Elle traverse les éraillures des ligaments antérieur et postérieur, et forme de petits diverticulums. — Kystes synoviaux ou GANGLIONS du poignet.
Mouvements. — Tous excepté la rotation. — L'extension peut être portée jusqu'à l'angle droit. — - La flexion est un peu moins étendue.
Les luxations du poignet sont très rares. — Elles sont le plus ordinairement compliquées de fractures. — La position de la main au moment de l'accident détermine le sens du déplacement. — Quand la chute a lieu sur le talon de la main, celle-ci étant à angle droit
MEMBRE SUPÉRIEUR
sur Tavant-bras, c'est une fracture de l'extrémité inférieure du radius qui se produit. — Ces fractures ont lieu à la fois par écrasement et par arracheinenl {distension exagérée du ligament antérieur). — Elles se compliquent souvent d'arrachement de l'apophyse styloîde du cubitus par le ligament latéral interne.
RÉSECTION DU POIGNET. — L'anhjlose ne survenant pas toujours, on doit chercher à conserver le plus grand nombre possible de tendons.
Articulations carpiennes. — Arthrodies clans lesquelles les ligaments palmaires sont toujours plus serrés et plus résistants que les ligaments dorsaux. — Des ligaments interosseux unissent .tous ces os entre eux, mais sans séparer complètement les articulations. — L'arthrodie du pisiforme et du pyramidal est indépendante et n'a point de ligament interosseux ; toutes les autres ont une synoviale commune qui communique très exceptionnellement avec la synoviale radio-cubito-carpienne.
Solidité de ces articulations. — Étendue très-bornée de leurs mouvements. — Rareté de leurs luxations ; le déplacement le plus fréquent est celui de la tête du grand os.
RÉGION PALMAIHE.