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leurs vêtements. Les marotles des anciens bouffons ou fous étaient garnies de grelots.

Instruments acoustiques. Le diapason. — Indépendamment des instruments utilisés dans l’exécution musicale instrumentale, il faut faire mention d’un autre groupe composé d’instruments se rapportant exclusivement à l’acoustique. Tels sont les sonomètres, le monocorde, les tuyaux pour l’élude des mouvements vibraltoires, les cornets acoustiques, les portevoix et enfin le diapason.

Le diapason, destiné à régler l’accord des voix et des instruments, est un petit instrument en acier formé de deux branches et rendant un son fixe déterminé, quand on le met en vibration.

Dans son Histoire de la musique, l'Anglais Hawkins (1719-1789) attribue l'invention du diapason à l'Anglais John Shore, qui faisait partie de la . bande des trompettes de la maison royale d'Angleterre depuis l’année 1711 et qui entra, en 1715, en qualité de luthisie à la chapelle royale (1).

Le diapason eut dès cette époque une forme analogue à celle qu'il a maintenant, et il se nommait en anglais : {uning-fork, c’est-à-dire fourchette d'accord. L'Italie l’adopta sous le nom de corista et la France sous celui de diapason.

En France, on dit donner le la, quand on veut accorder les instruments, parce que le diapason rend un son qui est celui de la note la.

Les Italiens disent donner l’ut (suonare il do) parce que cette note est celle de leur étalon sonore.

Autrefois il n’y avait pas de note fixe servant à donner le ton. Le Père Mersenne, religieux du temps de Louis XIII, né le 8 septembre 1588, dans le Maine, parle dans son Harmonie universelle, publiée en 1627, d'un appareil qui pourrait bien être un des ancêtres du diapason, et qui consistait en un petit monocorde portatif, qui était un simple bâton muni d’une corde et de chevalets mobiles. Le Père Mersenne en recommandait l'usage pour donner le ton aux musiciens et même aux orateurs, afin de conduire leur voix.

Le diapason officiellement adopté par décret impérial en France, sous le nom de diapason normal, depuis le 16 février 1859, et dont l’étalon se

trouve au Conservatoire de musique de Paris, donne un la produit par

870 vibrations par seconde (2). Avant l'arrêté officiel dont: il vient d'être

‘(1) Adrien de la Fage : Étude sur le diapason.

(2) La gamme moyenne, celle qui renferme le la du diapason normal placé entre les deux lo qui forment son étendue, s’étage, entre 517 et 1.034 vibrations. Le son le plus grave employé en musique est produit par 32 vibrations à la seconde. A partir, de 7.000 vibrations, les sons obtenus ne sont pas usités en musique. En résumé, la musique n’admet dans son échelle générale que les sons qu’elle peut classer et qui sont parfaitement appréciables par l'oreille. En

parlé, chaque théâtre, chaque ville avait un diapason particulier. Celui de l'Opéra de Paris donnait 860 vibrations simples par seconde, celui de l’Opéra-Comique 855, celui du Théâtre italien 848.

Instruments indicateurs de la durée des sons.

Le Métronome. —— On a inventé un grand nombre d'instruments destinés à indiquer avec précision le mouvement voulu par le composi- . teur pour l’exécution de son œuvre. Ces instruments sont connus sous les noms de chronomètre, métromètre, rylhmomètre, échomètre, mélronome, etc. Ce dernier, le plus répandu, fut inventé par Maëlzel (Ratisbonne (1872- 1838), avec quelques emprunts au mécanicien hollandais Winkel (1780- 1826). Maëlzel fit approuver son instrument par l’Institut de France en 1816. Le métronome Maëlzel consiste dans une tige en acier et dont les oscillations ont lieu en formant un bruit sec comme une sorte de tic-lac et “indiquent mathématiquement la durée de chaque subdivision d’une mesure quelconque. Cette tige forme un balancier qui est mis en mouvement par un mécanisme d’horlogerie. Derrière le balancier, on voit une échelle sur laquelle sont inscrits des numéros, depuis 40 jusqu’à 208, qui indiquent le nombre d’oscillations qu'il exécute dans une minute. Le mécanisme de cet utile et ingénieux instrument est renfermé dans une caisse en bois et de forme trapézoïdale.

Automates. — A titre documentaire, il faut mentionner également une famille d'instruments chez lesquels les sons se produisent au moyen de manivelles ou de ressorts qui mettent en mouvement de rotation des cylindres. Ces cylindres ont la forme de rouleaux en bois ou en métal, munis de petites pointes, qui lèvent de petites bascules faisant vibrer de la sorte l’air contenu dans les tuyaux dans l’orgue à cylindre appelé également orgue de Barberi, du nom d’un facteur italien qui l’inventa, mais aussi, par Ccorruption de langage orque de Barbarie.

Les serinelles (ainsi appelées parce qu'elles servaient à faire chanter les serins) sont des petits instruments en forme de boîtes à musique, dans lesquels les petites pointes des cylindres font vibrer des petites lames d’un peigne d'acier.

On a également inventé de nombreux systèmes de pianos-automales chez lesquels certains mécanismes mettent en mouvement des cylindres sur les-

dehors des sons musicaux, tous les autres sons sont considérés comme bruits. Telle est la théorie scientifique la plus répandue.

quels sont notés des morceaux variés qui sont exécutés automatiquement.

De nos jours, certains instruments qui enregistrent et reproduisent les sons ont une vogue considérable. Tels sont le phonographe, imaginé en 1877 par l'inventeur américain Edison, puis le gramophone, le graphophone, sortes de phonographes perfectionnés reproduisant les sons, le premier au moyen de disques et le second au moyen de cylindres.

On a également appelé machines parlantes cette sorte d'instruments.

L'étymologie grecque de ces instruments indique parfaitement leur objet. Phonographe vient de phoné, voix, et graphein, écrire; graphophone, de graphein, écrire, phoné, voix.

Bibliographie : Villoteau (1759), Dissértations sur la musique et les instruments de l'Égypte, sur la musique des Orientaux.

Dom Bedos de Celles, L’Art du Facteur d’orgues (1766-1778).

Méreaux, Les clavecinistes (1867).

Chouquet, Catalogue du musée du Conservatoire national de musique de Paris (1875).

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Georges Hart, Les lüuthiers célèbres et leurs imitateurs.

Tolbecque, Notice historique sur les instruments à archet. — L’art du luthier.

Mahillon, Le catalogue du musée instrumental de Bruxelles. — Éléments d’acoustique instrumentale (1874).

De Bricqueville, Notice historique sur l'orgue, les pochettes, les musettes, la viole d’amour, la vielle.

Jacquot, Dictionnaire des instruments de musique.

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Radau, Traité d’acoustique.

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Roret, Manuel du facteur d’orgues.

F1G. 27. — La Renommée.

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