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MUSIQUE DE DANSE ET DE BALLETS

aux représentations d’une troupe russe qui vint faire connaître quelquesuns des meilleurs ballets du répertoire russe, dans lequel se fait remarquer un art tout particulier avec des qualités de verve, de chaleur, de nouvéautés rythmiques d’une abondante variété.

Danses populaires. Danses de société. —- L'art de la danse se divise en trois classes principales : la dansé théâtrale, dansée dans les théâtres par des artistes de profession; c’est celle dont on vient de lire l’histoire dans les lignes qui précèdent; les danses populaires rustiques ou villageoises ; enfin les danses de société ou de salon.

Dès le moyen âge, en France, on cite les ses rustiques, telles que les branles, la bourrée, les caroles, la danse des brandons, etc.

Ces danses rustiques se dansaient également, avec que'ques modifications, comme danses de cours et de société. Parmi ces dernières, on cite la gaillarde, la volle, la courante, la gavotte, le passe-pied, les cotillons, l’allemande, le rigaudon, le menuet. I’Italie nous donna la chaconne, la pavane, la forlane, la cabriole, les quadrilles, et l'Espagne le boléro, la sarabande, le fandango.

Voici, d’après les Éléments de musique de d’Alembert (1762), quelques renseignements sur certaines de ces danses.

La chaconne était à trois temps, d’un mouvement modéré, d’une mesure bien marquée et composée de plusieurs couplets variés. Primitivement, la basse de la chaconne était une basse contrainte de quatre en quatre mesures, c'est-à-dire qui revenait toujours la mêfhe de quatre en quatre mesures.

La passacaille était plus lente que la chaconne, plus tendre.

La mesure du menuel était à trois temps d’un mouvement modéré, composé de deux parties qu’on recommencait chacune deux fois, et que pour cette raison on appelait reprises. Les repos devaient être marqués de quatre en quatre mesures et chaque reprise devait être de quatre, de huit, de douze mesures.

La sarabande était proprement un menuet lent et la courante une sarabande fort lente.

Le passepied est une sorte de menuet fort vif, qui ne commence pas en frappant comme le menuet ordinaire, mais dont les deux reprises commencent au troisième temps.

La loure est un air dont le mouvement est grave, qui se bat à deux temps et est écrit.dans la mesure à temps ternaires. ;

La gigue n’est proprement qu’une loure très vive et dont le mouvement est très accéléré.

La forlane est d’un mouvement modéré moyen, entre la loure et la gigue.

Dans le rigaudon, dont la mesure est à deux temps, le mouvement est vif. Les deux reprises, chacune de quatre, de huit, de douze mesures et plus, commencent à la dernière note du second temps.

La bourrée est à peu près la même chose que le rigaudon.

La gavotte est à deux temps, d’un mouvement tantôt lent, tantôt gai; mais jamais extrêmement vif, ni excessivement lent.

Le {ambourin est à deux temps très vifs. Chacune des deux reprises commence ordinairement au second temps. |

L’air de la musette était à deux ou à trois temps avec une basse composée d’une seule note formant pédale.

Plus târd, des danses plus modernes remplacèrent les précédentes : les contredanses et les gigues vinrent d'Angleterre; la valse vint d’Allemagné ; la Pologne nous donna la mazurka, la rédowa et la polonaise, et la Honcrie, la polka. |

On donne à toutes ces danses de société le nom de danses de caractère, parce qu’elles ont toutes une manière, des allures qui leur sont particulières.

Bibliographie : (Anciens) Thoinot-Arbeau (xvi® siècle), GrROrePte — Bonnet, Histoire de la Danse sacrée et profane (1724)

(Modernes) Castil- Blaze : Danses et Ballets. — Kastner : La Danse des Morts. — celle musicale. — Maurice Emmanuel : La danse grecque antique. — Dalcroze : La rythmique et l’expression du geste (travail remarquable rempli d'idées nouvelles et ingénieuses,

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