SEPTIÈME LEÇON
Culture et taille du poirier.
Considérations spéciales sur la multiplication et la plantation de .cet arbre. Examen et démortstration de ses diverses ramifications. Formation de la charpente des formes libres (pyramides, buissons, fuseaux, etc.) recommandables. Choix des variétés pour chaque forme et exposition. Culture et taille du pommier en cordon, en espalier et en buisson.
Le poirier est l’essence fruitière dont le culture est la plus répandue. On le rencontre dans tous les jardins.
Multiplication : Le poirier ne se reproduit pas identiquement par semis ; par la greffe, nous propageons rapidement et avec tous leurs caractères les variétés que nous possédons. On sème dans le but d’avoir des variétés nouvelles, mais plus souvent pour obtenir des sujets pour le greffage.
O p greffe de préférence en écusson, tantôt sur coignassier, tarïtôt sur poirier de semis et quelquefois meme sur aubépine et sorbier. Les greffes en fente et en couronne conviennent pour les sujets ayant acquis un certain développement.
Les poiriers greffés sur franc sont susceptibles de prendre un très grand développement. Ils conviennent particulièrement pour la culture dans les vergers où l’on recherche la vigueur et la rusticité.
Le coignassier est le plus recommandable comme sujet pour la culture dans les jardins. L’enracinement est superficiel comme chez toutes les plantes qui se multiplient par boutures.il donne au poirier une vigueur modérée et les fruits sont généralement plus beaux et plus savoureux.
L’aubépine et le sorbier sont rarement employés.
Le coignassier vient presque partout sauf dans les sols d’une consistance trop légère.
Les poiriers greffés sur franc sont parfois employés dans les jardins quand le sol est trop léger pour le coignassier qui ne résisterait pas à la sécheresse.
Examen et démonstration des différentes ramifications :
Quelque soit la forme cle l’arbre soumis à la taille, nous distinguons deux sortes de ramifications : les branches charpentières qui constituent le squelette de l’arbre et portent les productions fruitières ; celles-ci proviennent du développement des yeux latéraux .
Selon qu’elles se trouvent dans une situation plus ou moins favorisée par la sève les productions fruitières se développent différemment.
De là, des productions d’inégale force, désignées sous les noms de lambourde, dard et brindille .
La lambourde est une production de 0m01 environ.
Le dard a une longueur de 1 à 10 cent, terminé par un œil bien constitué qui se transforme très tôt en bouton à fruit. Quand il est terminé par un bouton, il est dit couronné .
La brindille peut avoir jusque 30 cent., de long si elle n’a pas été réduite par le pincement qui la prépare à la fructification.
Les rameaux à bois ou gourmands se développent très vigoureusement aux endroits favorisés par la sève.
On dit qu’une ramification fruitière est composée quand elle porte plusieurs des différentes productions simples.
La bourse est la partie charnue et souvent renflée qui reste après la chute des fruits : très fertile.
Formation des formés libres :
Pyramides : Convient dans les grands jardins par suite du fort développement que réclame cette culture. On n’y soumet avantageusement que les variétés d’une vigueur suffisante et dont les branches ont une direction oblique ascendante.
Formation : La lre année on taille la jeune greffe sur un œil opposé à son insertion, à 0m50 environ de la surface du sol; cet œil donnera naissance à la flèche tandis que les inférieurs, formeront le premier verticille de branches. L’année suivante, on taille à 50 cent, environ de son insertion sur un œil opposé à la taille précédente, afin de conserver à la tige sa direction verticale ; les 4 ou 5 yeux voisins de la taille donneront naissance au second verticille ; les rameaux du premier seront
taillés sur un œil placé en dessous et d’autant plus courts qu’ils sont p lus forts et plus rapprochés de la flèche, soit 0,15 à 0,20c. pour les supérieurs et en allongeant un peu pour les inférieurs, de façon à donner à l’arbre, par l’effet de la taille, une forme pyramidale.
Pendant la végétation, entretenir l’équilibre entre les jeunes pousses et pincer à une dizaine de centimètres les bourgeons destinés à constituer les productions fruitières. Les bourgeon du sommet seront soumis au pincement s’ils tendent à s’emporter au détriment de ceux de la base.
Fuseau : Excellente forme pour petits jardins où elle tient peu de place tout en donnant beaucoup de fruits, relativement à la surface qu'elle occupe.
Formation : La première taille se fait comme pour la pyramide, là seconde également sauf pour la flèche que l’on taille plus court. Pendant la végétation pincer les bourgeons avoisinant la flèche à 0m30.
Variétés pour pyramides :
Rousselet de Juillet.
Ananas de Courtrai.
Seigneur Espéren.
Miel de Waterloo.
Louise bonne d’Avranches.
Alexandrine Douillard.
Beurré Durrondeau.
Soldat Laboureur.
Doyenné du Comice.
Zéphirin Grégoire.
Jules d’Airolles.
Beurré Bachelier.
Beurré Sterckmans.
Passe Crassane.
Olivier de serres.
Bérgamote Esperen.
Bérgamote Hertrick.
Fortunée.
Variétés pour Fuseaux :
Doyenné de Juillet.
William’s.
Seigneur Esperen.
Louise bonne d’Avranches.
Miel de Waterloo.
Beurré superflu.
Beurré Durondeau.
Alexandrine Douillard.
Zéphirin Grégoire.
Beurré Bachelier.
Passe Crassane.
Bérgamote Esperen.
Bérgamote Hertrick.
Fortunée.
Buisson : Forme facile. Tige de 60 centim. avec une couronne de branches charpentières bifurquées.
Formation : Tailler la greffe à 0m60 pour avoir une flèche et 3 ou 4 branches, la seconde année tailler la flèche à 0m50 pour avoir un second verticille. A partir de la troisième année, éclaircir et maintenir l’équilibre.
Variétés : Comme ci-dessus.
Ponimiei*.
Multiplication : On multiplie le pommier par semis et greffes en écusson, en fente et en couronne.
Sujets : Pour la culture dans les jardins on greffe sur doucin et paradis ; les arbres sont moins vigoureux et plus fertiles.
Formes : En espalier, contre-espalier, fuseau et surtout en buisson en alternance avec les poiriers en pyramides et fuseaux : cette culture devrait être plus répandue car elle est très avantageuse. On pourrait la pratiquer en plate-bande et en carré spécial, à lm50 de distance avec sous culture de fraisiers perpétuels.
Mêmes tailles et soins de culture que pour le poirier.
Variétés :
Astracan rouge.
Grand Alexandre.
Reinette du Canada.
Belle Dubois.
Graveinsteim.
Reinette de Caux.
Calville blanc d’hiver.
Bismarck.
Maladies , insectes et animaux nuisibles. Asphyxie, apoplexie, chancre, chlorose, tavelure, kermès ou cochenille, puceron, puceron lanigère, teigne, sangsue, chenilles ; loir, mulot.
Voir 12e leçon.