‹ Résumé d'un discours prononcé par l'Honorable Sir Lomer Gouin à l'Assemblée législative de Québec, le 26 novembre 1912 [microforme]Chapitre 14 sur 25 · LES PARENTS ET L’ECOLE · texte numérisé non relu

LES PARENTS ET L’ECOLE

Je suis né et j'ai vécu dans une de nos modestes campagnes de la province de Québec. Je me rappelle mon village natal ; je me rappelle la “petite école” que j'ai fréquentée : je me rappelle, comme si c'était hier, la figure de tous mes jeunes car:arades de classe ; je me rappelle aussi les maisons d’où ils partaient chaque matin, le cœur content, pour

venir chercher près de la “tribune du maître ” leur part de savoir et de Connaissances ; je le dis pour l’honneur de ma province, je n’ai gardé le souvenir d'aucun père, d'aucune mère de famille, qui, de parti pris, ait refusé à s°n enfant le bienfait de l’instraction. Je connais la vie des petites villes de notre province pour Y avoir vécu; j'ai habité la Métropole ; j'habite et j'espère habiter encore long-

autre côté, j'ai été gens attachent à l'instruction, quels sacrifices les

LES SUCCÈS DE Nos COMPATRIOTES ANGLO-SAXONS

cières. Mais cette affirmation n’est-elle pas un nouvel argument contre le projet de loi qui nous est soumis et ne démontre-telle pas qu'il n’est pas besoin de recourir à la contrainte scolaire pour former des hommes d’action, des hommes utiles? Car où nos compatriotes Anglo-Saxons ont-ils donc puisé leur instruction, si ce n’est pas dans les écoles de la province ?

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