PAYS RUSSES
Caucase et Arménie.
Entre la mer Noire et la Caspienne, l'énorme rempart du Caucase sépare l’Europe de l'Asie. Ses cimes principales sont : Y Elbrouz (o,G4G m.), le Kazbek (5,043 m.).
11 est traversé, vers le milieu, au col du Kazbek (2,327 m.), par la route militaire de Géorgie, entre Vladikaukaz au nord et Tillis au sud.
Le chemin qui suit la côte de la mer Noire en réunissant les petits ports appelés Échelles circassicnnes, n’est guère praticable; celui des bords de la mer Caspienne est également mauvais.
Le versant asiatique du Caucase est limité par les vallées du Rion à l'ouest, de la Koura à l’est. Ce sillon sépare les régions caucasiennes des plateaux d’Arménie.
Le Rion (ancien Phase ) passe à Routais (l’ancienne Cyta, capitale de la Colchide, la ville de Médée) et finit dans la mer Noire, à Poti.
La Koura (ancien Cyras ) descend des plateaux d’Arménie et passe à Tiflis, ancienne capitale des rois de Géorgie, actuellement capitale de la lieutenance du Caucase.
L'Araxe lui amène, à droite, une grande partie des eaux de l’Arménie; il reçoit (r. g.), par une petite rivière qui passe à Êrivan, les eaux dy grand lac de Sevanga.
/ , '*yün d-'o.nne'Je’.imm de plateaux d’Arménie aux étages successifs s’élèvent depuis les bords de la mer Noire et de la Caspienne.
■ ^ Les^ap^jên descçmïent : vers la Caspienne, par la Koura et Y Ar axe;
0‘ •’ veFsJ armer NoirÇ^pdr le Tchorok (ancien Bathys); vers le golfe Persi- * ‘ rd'Uçg pa'r l'Euphr^fê.,'
V a Au centre de enterrasses sont de grands lacs : celui de Sevanga •(^I^OOOm.) en Russie, de Van (1,630 m.) en Turquie, d’Ourmia (1,630 m.)
Vrp'PçESçr'"
La pyramide du mont Ararat (3,171 m.) se dresse à l'intérieur du triangle dont ces lacs marquent les sommets. 11 sert lui-même de frontière aux trois Étals. L’Ararat a deux têtes : le grand Ararat (3,171 m.) et le petit Ararat (3,916 m.). Il est d’origine volcanique,
L’ASIE OCCIDENTALE
et couronné de glaciers qui descendent à 1,000 m. sur ses versants. En 1840, ses cratères se sont de nouveau ouverts, et plusieurs des montagnes voisines fument encore 1 .
A ses pieds, le plateau de Kars se développe à 2,000 m. d’altitude, celui d ’Êrivan à 1,000 m. environ.
Le plateau supérieur duquel descendent les eaux de la Koura, de l’Araxe, et de l’Euphrate, est bordé par trois hautes chaînes de montagnes qui dessinent à peu près un triangle équilatéral; un des côtés est formé par la chaîne du mont Ararat. Aux sommets de ce triangle se trouvent trois défilés remarquables, qui sont d’importantes positions militaires : au nord, les gorges de la Koura, dont l’entrée est défendue par la place d’ Akhaltsikh ; au sud-ouest, le défilé de Scirdarabacl, qui donne passage à l’Araxe, entre les monts Allagheuz et l’ Ararat; au sud-est, les défilés de l’Euphrate, passage des routes de Kars à Erzeroum, que les Turcs défendirent dans la guerre de 1877-1878.
La puissante forteresse de Kars domine ce plateau, que l’on peut justement considérer comme la place d’armes du Caucase.
Des vallées sombres et profondément creusées, des nyass^'p.pn.gneuses imposantes, un climat excessif qui pas^e 'te
l’été le plus accablant, des plateçmjg; stériles alt^-
cinc morvpillcmY ri o xro rr<A f n f i rïvfi ? nn n m* TÀiVr*-
ta
plus rigoureux a
nant avec des bassins merveilleux de végétation e/t ."qu'on a pm^aïpeler le plus beau pays du monde, tels sont les caractèrgs’^éhiçj?a'ux
de l’Arménie. \ O’
L’Arménie est actuellement partagée entre Ig. Russie, la Turquie, et la Perse. . ' .
La ville principale de l’Arménie russe est Érivan (12^ dans le voisinage se trouve Etchmiadzin, qui est le des Arméniens.
Les villes principales de l’Arménie turcfue i (60,000 hab.), sur un des bras de Y Euphrate, ville tes qui conduisent en Anatolie, en Syrie, et enl (35,000 hab.), ville forte; Diarbékir (47,000 hal tière du Kourdistan, sur le chemin des caravane
1. Suivant la tradition biblique, c’est là que s’arri D’après les anciens géographes, c’était le centre du monde, rarat se trouve à égale distance de l’océan Pacifique et de l’océan Atlantique, de Pékin et des bouches du Sénégal, au milieu de la distance du cap de Bonne-Espérance au détroit de Béring.