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tous disparu, sauf les tombeaux, sans compter les monuments qu'ont porté à leur compte les écrivains grecs, amateurs de tout ce qui avait un air merveilleux.
Le premier roi qui ouvre cette dynastie est Amenemm.^s, ou Amenemhat I". #e souverain eut de grandes guerres à livrer pour établir d'abord sa puissance en Egypte, puis hors de TEgypte : on lui fit plus tard raconter la surprise dont il avait failli être victime, et son testament politique et moral était copié, expliqué dans les écoles où se formaient les scribes encore dix siècles et plus après sa mort. Il nous est parvenu dans le papyrus Sallier II, où le scribe a fait preuve d'une grande babileté à manier le calame, sinon d'une grande intelligence du texte qu'il devait copier.
Ousortesen I" lui succéda et régna près d'un demi-siècle. Il fit des conquêtes en Asie et dans le Soudan dont il réduisit les tribus diverses au vasselage de l'Egypte. Son règne fut très florissant ; l'Egypte eut une prospérité extraordinaire, qui ne devait être dépassée que sous la xviu* dynastie, et l'art, ayant trouvé sa voie, fait des chefs-d'œuvre. 11 en reste encore quelques témoins, comme l'obélisque qui se dresse solitaire dans la plaine d'Héliopolis, près du village actuel de Matarieh,
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celui de Beglg dans le Fayoum, les colosses trouvés par Mariette à San et à Abydos, enfin les statues d'Âmenemhat P' el d'Ousortesen I" trouvées à San par Tinfatigable explorateur et qui sont aujourd'hui Tune des riohesses du musée de Gizeh .
Ses successeurs, Amenemhat II, Ousortesen II et Ousortesen III, continuèrent la politique de leur prédécesseur, achevèrent la conquête de la région nubienne et fixèrent les frontières de TEgypte à Semneh, non loin de Ouady-Halfa, à la seconde cataracte. Pour protéger le pays contre les incursions des Nègres, ils construisirent de grandes forteresses en briques dont les ruines se voient encore aujourd'hui et des temples, notamment celui de Soleb, élevé d abord par Ousortesen III à sa propre divinité, prouvent que les garnisons égyptiennes avaient pu contenir les incursions des tribus nègres ou autres qui étaient sans cesse à rôder sur les flancs de l'Egypte.
Amenemhat III, durant un règne de 42 ans, fit, dit-on, construire le labyrinthe et le lac Mœris. Ce lac .célèbre a été très sérieusement mis en question de nos jours ; mais le nom même de la province où il avait été creusé, le Fayoum, c'est-àdire la mer, est une preuve très forte de son existence. Le Nil fut dérivé par un canal latéral qui a
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reçu dans les temps modernes le nom de Bahr- Tousouf et ses eaux entrèrent dans Toasis du Fayoum par le Labyrinthe, c'est-à-dire par des ouvrages en pierres qui furent construits à la ville de Ropehount, qui est la ville moderne d'EUahoun. Elles furent conservées dans un immense réservoir qui s'ouvrait au temps de la baisse des eaux du fleuve et il était ainsi possible de cultiver une grande étendue de terre que Ton n'eût pu autrement rendre productive. La possession de Semneh permettait d'observer la crue du Nil dès la seconde cataracte, et, d'après les mesures que les Egyptiens gravèrent sur le rocher, il semble que les eaux du fleuve montaient alors sept mètres plus haut qu'à l'époque contemporaine : ce serait une preuve que de grands changements se seraient produits dans la vallée du Nil.
Amenemhat III eut pour successeurs Amenemhat IV et Sebekneferoura, le Skémiophrîs des Grecs, princes qui n'ont pas laissé de grands souvenirs.
Les monuments de cette dynastie, outre ceux que j'ai signalés, sont considérables : les artistes s'appliquèrent à leurs productions avec une gran-' de habileté et un grand soin. Les tombeaux sont surtout célèbres : il me suffira de citer ceux de
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Béni -Hassan, de Scheikh-Sa'ïd, dé Berscheh, dont la valeur est inappréciable pour la véritable histoire des mœurs et des idées. On ne saurait trop regretter le vandalisme qui a détruit en partie les parois des tombes de Beni-Hassan, dans ces dernières années. Ce fut aussi sous la xii^ dynastie, que les carrières lointaines du Ouady Hammamât turent exploitées, et les femmes ne craignaient pas de suivre leurs maris qui étaient chargés d'une mission royale dans ces carrières de granit. On reprit aussi l'exploitation des mines de turquoises du Sinaï, exploitation commencée et menée très loin sous TAncien-Empire. Enfin, sous la xu® dynastie, la littérature prit un essor inconnu jusqu'alors et les écrits composés en ces temps devinrent classiques pour les siècles suivants. Les idées morales s'établissent fermement et s'expriment dans des termes que nous serions tentés de croire évangéliques ; une découverte récente faite à Assouan a montré d'ailleurs que ces idées n'étaient pas inconnues aux premières dynasties. Il va sans dire que les auteurs grecs ont accu* mule les légendes les plus impossibles sur cette dynastie. D'Ousortesen II, ils ont fait, tout au moins Manéthon, le Sésostris au nom et aux exploits fabuleux auquel se bornait généralement ce qu'on savait autrefois de l'histoire d'Egypte.
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La xiïi'» DYNASTIE, d'après Manéthon, eut une du^ rée de 453 ans et comprit 60 rois dont les noms n'ont pas été conservés. Les monuments nous ont conservé une soixantaine de noms, où Ton remarquesurtout ceuxdesSebekhôtepetdes Nofréhôtep: l'Egypte semble avoir vu se continuer pour elle la prospérité de la dynastie précédente ; mais il reste peu de monuments qu'on puisse attribuer à cette époque et qui nous fasse connaître les événements dignes de mémoire.
La XIV* DYNASTIE, d'originc Xoïte, d'après Manéthon, c'est-à-dire de la ville actuelle deSakhâ, dans le Delta, compta 75 rois et dura 484 ans. Les monuments font encore défaut pour cette dynastie : le papyrus royal de Turin a conservé quelques noms qui ont échappés aux mutilations dont il a été Tobj et ; d*autres noms nous sont parvenus à moitié.
Tout ce qu'on peut dire, c'est que cette dynastie se termine par des troubles intérieurs et l'invasion étrangère des Hiqsos, c'est-à-dire des Pasteurs, comme on les nomme plus communément, qui s'établirent à Tanis, la moderne San, et gardèrent le pouvoir pendant deux dynasties.
La XV® DYNASTIE, sclou Mauéthou, compte six rois Pasteurs dont les nonis se sont retrouvés en parties