‹ Résumé de l'histoire des Juifs anciensChapitre 11 sur 38 · JUGES · texte numérisé non relu

JUGES

Néanmoins, au milieu de cette dépra- ,562.

vation contagieuse, quelques hommes sè rencontraient par intervalles, qui, par leur piété et leurs vertus , obtenaient grâce auprés de Dieu pour cette multitude égarée. Dieu les constituait juges ou chefs de son peuple. Tant que ces hommes vivaient, le Seigneur se laissait toucher de compassion. Il écoutait les.

soupirs des affligés, et les délivrait de ceux qui les tenaient dans l'oppression.

Mais à peine le juge était-il mort, qu’ils retombaient dans leurs péchés et surpassaient encore l’iniquité de leurs pères.

Ainsi, jusqu'à la naissance de la royau-

84 RÉSUMÉ DE L'HISTOIRE té, nous Verrons se succéder, à différens intervalles que remplissent des crimes et des malheurs sans cesse renaissans, plusieurs juges élus par Dieu pour régénérer son peuple et le délivrer de la servitude. |

Athoniel, fils de Cenès, et neveu de Caleb , arrache les Israélites au joug du roi de Mésopotamie. Sa judicature de quarante ans fut pour eux une époque de liberté et de trève à la colère du Seigneur. Ïl meurt ; Églon, roi des Moabites, fait subir aux Hébretx hüit années d’esclavage. Israël enfin trouve un vengeur. Ahod, de la tribu de Benjamin, immole, de sa main, le tyran de son pays. Samgar lui succède et affermit l'indépendance d'Israël par plusieurs victoires contre les Philistins. |

Jabin, roi d’Azor, asservit pendant vingt ans le peuple de Dieu. Sisara, son général, semble devoir être invincible; mais la gloire de le terrasser était

réservée à une femme. Assistée de Baach, Débora, prophétesse d'Israël, at-

taque au pied du mont Thabor l'armée ennemie, ei la met en! déroute. Sisara va

DES JUIFS ANCIENS. 85 chercher un asile dans la tente de Jahel, qui, pendant son sommeil, lui hic un clou dans la tête. Vareu par ue femme , il meurt de la main d’une femme.

La colère du Seigneur s appesantit de nouveau sur les Israélites coupables. Les Madianites, instrumens de sa vengeance, les réduisent à toutes les extrémités de l'esclavage. Enfin Dieu, touché des misères de son peuple, lui suscite un libérateur. Gédéon, fils de J oas , de la tribu de Manassé, MR d’une sainte ardeur, quitte sa grange, et appelle ses conciloyens aux armes. Trente-deux mille hommes accourent sous. ses drapeaux; mais la multitude'des ennemis les décourage , vingt mille se retirent sans oser Eat. Gédéon ne prend que trois cents soldats intrépides comme lui. Armés de glaives et de torches Cachées dans des vases de terre, ils pénètrent dans le camp ennemi. Le’signal est donné; les Israélites agilent leurs torches dus les airs, et mélent leurs cris tumultueux au bruit retentissant de la trompette, La terreur et la confu-

sion s'emparent des Madianites; au lieu de se défendre, ils tournent leurs armes les uns contre les autres. Poursuivis jusqu'au Jourdain, ils sont taillés n pieces; leurs chefs captifs sont mis à mort, et la victoire d'Israël est combière

Les Hébreux reconnaissans prient Gédéon de régner sur eux, mais Gédéon refuseget honneur sacrilége. « Jeneserai point votre roi, leur dit-il, c’est Dieu qui doit l'être.» Heureux si une faiblesse superstitieusé n’eût point préparé un châtiment terrible à sa postérité :

Gédéon laissait soixante-onze fils. Abimélech , l’un d'eux, né d’une concubine, aspire à établir sa domination à Sichem.

Il égorge tous ses frères, à l’exception de Jonathan, le plus jeune, qui seul échappe à sa fureur, et qui, avant de- fuir, reproche leur lâcheté aux habitans de Sichem. Pendant trois ans, Abimélech jouit d’un pouvoir usurpé par le crime.

Alors, chassé de la ville par les Sichémites, il y rentre bientôt après, eLy met tout à feu et à sang. Quelques malheureux, échappés au carnage, se réfugient

daus une forteresse voisine. Abimélech court les assiéger. Frappé d’un éclat de meule lancé par une femme du haut des remparts, il ordonne à un soldat de achever pour lui épargner du moins la honte de mourir sous une main si faible. :

. Les Israélites vécurent sans Doté heu- 1306reux sous la judicature de Thola et de 1283.

air, puisque l'histoire ne dit rien de ces deux juges, sinon que les trente fils de Jaïr montaient sur trente änons et commandaient dans autant de villes.

Bientôt , en punition de leur infidélité 1261, renaissante, Dieu livra les Israélites à la verge des Ammonites ; mais si chaque crime engendrait un châtiment, chaque repentir était suivi d’un pardon. Jephté fut le sauveur suscité contre les Ammonites. Après leur avoir en vain demandé réparation, il entre dans leur pays, le ravage, et s'empare de leurs villes; mais ilpayases victoires par l’accomplissement cruel d’un vœu imprudent. Sur le point de livrer bataille, il avait promis au Seigneur de lui offrir en sacrifice l'objet qui, le premier, se présenterait à sa vue,

et

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