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DES Pal ANCIENS. 143 » Jezraël lécheront le sang dé Jézabel » comme celui de Naboth ; son corps » sera comme du fumier sur la terre, » et les passans dir ont en la nt ‘» Est-ce donc là cette Jézabél ?
Achab s’humilia et fit CNE Dieu , touché de son repentir, recula tous les maux qu’il avait annoncés jusqu'au règne de son fils,
ï ei HAËt roi de Juda, avait marché dans une voie plus droite. Il acheva d’abo!ir l'idolâtrie, fit instruire le peuple dans la loi de Moïse, érigéa des tribuaux, Composés les uns de pr êtres et de ice les autres des principaux de chaque famille. Le premier prononçait sur les affaires de religion, l’autre sur les affaires d'état. Nous ne tenterons point d'expliquer ce que rapporte l'Écriture des cinq corps de troupes formant ensemble un million cent.soixante mille hommes, qu'il avait dans Jérusalem auprès de sa personne; maïs nous le loucrons d’avoir su entretenir dans ses états une longue et profonde paix. Sa première faute fut de marier son fils Joram avec Athalie, fille d’Achab et de Jéza-
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144 RESUME DE L'HISTOIRE bel. Cétte. faute en amena une seconde; ce fut une alliance conclue avec Achab contre le roi de Syrie. Ils s’avancent ensemble pour reprendre Ramoth et Ga= laad. Quatre cents prophètes prédisent un heureux succès: le seul Michée ose les contredire, Il prend le peuple à témoin que le roi Achab va périr dans le premier combat. Maltraité par Sédécias, l’un des faux prophètes , Michée est mis en prison, en attendant que le roi vainqueur revienne le livrer au supplice; mais atteint d’une flèche dans la mélée , Achäb mourut; son char fut lavé dans la piscine de Samarie, et les chiens léchérent son sang au lieu même où Naboth avait péri. Dans cette bataille, Josaphat avait couru risque de la vie ; mais plus pieux qu’Achab, il reçut avec docilité les réprimandes du prophète Jéhu.
Peu de temps après, atlaqué par les Moabites et les Ammonites, il eut recours à Dieu par une prière fervente, et s’ayvanca précédé d’un chœur de lévites qui chantaiert les louanges du Très-Haut.
Ses ennemis, frappés de terreur, s ‘entredétruisirent eux-mêmes. Dans ju années
suivantes, on le vit assez puissant pour équiper deux flottes considérables, dont la première périt parce qu'il s'était allié à Achab. Il mourut en 880, après un règne glorieux de vingt.cinq années. Sous Josaphat , Jéricho fut rebâtie malgré la défense du Seigneur; mais les fils de celui qui entreprit cetouvrage, tombèrent frappés de mort quand on suspendit les portes de la ville.
Joram devint, à l’âge de trente-cinq aus, le successeur de Josaphat, son père, qui l'avait associé au trône quatre ans auparavant. Joram, pour s’affermir sur le trône, fait massacrer ses frères > qui étaient au nombre de six, et exerce la même cruauté envers ceux des principaux de Juda qu'avait le plus aimés son père. Athalie, son épouse , augmentait encore sa perversité naturelle.
Ce prince cruel, avare et débauché, fut bientôt puni de ses crimes. Les Philistins et les Arabes font une irruption dans la Judée, prennent J érusalem, enlèvent toutes les richesses du ro], ainsi que ses femmes et ses enfans ; ils ne lui
laissent que le plus jeune de tous ses fils.
Joram est frappé lui-même d’une maladie incurable qui dure deux ans, et qui lui fait jeter peu à peu toutes ses entrailles. Il meurt, aprés avoir souffert des douleurs effroyables. Dernier fils de Joram et d’Athalie, Ochosias succède à son père.
Le roi Achab, en mourant, avait laissé le trône d'Israël à son fils, également nommé Ochosias. Ce prince aurait imité son père si la vengeance divine ne l’eût frappé dès le commencement de
- son règne. Étant tombé de la plate-
forme qui était au-dessus de sa maison, dans une salle inférieure, par l’ouverture qui servait à y donner le frais, il se blessa dangereusement. Dans cet état, il envoya consulter Beelzébut. Élie se trouva sur lé passage de ses messagers, :
et leur cria : « Voici la parole de Dieu:
» N'y a-t-il pas un Dieu dans Israël, » pour envoyer ainsi consulter le Dieu
d’Accaron? c’est pourquoi vous ne » relèverez point du lit où vous êtes. »
Ochosias envoie un capitaine et cinjuante soldats pour saisir Elie; mais le feu du Ciel descend sur eux et les
DES JUIFS ANCIENS, 147 consume. Un autre capitaine et ses gens éprouvèrent le même sort; un 1lroisième, qui s’humilia devant le prophète, l’engagea à le suivre, ce qu’il fit, pour confirmer de vive voix à Ochosias sa terrible prédiction. Le roi mourut, et, la même année, Elie fut enlevé sur un char de feu , au bord du Jourdain, et transporté dans le paradis terrestre, Il laissa son manteau et le don des miracles à son disciple Élisée, qui repassa les eaux du Jourdain à pied sec. En approchant de Béthel, il entendit une troupe d’enfans qui se moquaient de lui, et qui l’appelaient : Chauve ! injure très forte alors, parce qu’on attachait à ce terme l'idée du vice et de la débauche. Le prophète appela des ours qui déchirèrent ces enfans.
Joram succéda à son frère Ochosias ; allié du roi de Juda et de celui d’'Idumée, dans la guerre des Moabites dont nous avons déjà parlé, il avait conduit ses troupes dans un désert où elles eussent péri sans la protection d’Élisée.
Vainqueurs par les prières du prophète, Les trois rois poursuivirent leurs ennemis
jusque dans leur capitale, Le roi de Moab immola sur les murailles son propre fils au dieu Moloch, et il dut croire à la sainteté de cet affreux sacrifice, puisque les princes alliés levèrent le siége, saisis d'horreur à ce spectacle.
Ce fut dans la même année qu'Élisée ressuscita le fils d’une femme Sunamite qui l’avait logé, et qu’il prédit une famine de sept ans. Le bruit de ces miracles parvint jusqu'à Naaman, général des troupes de Syrie, qui était attaqué de la lèpre. Naaman vient impIOrer le prophète, et il est guéri. Les présens qu'il offrit inutilement à Elisée furent accepiés par son serviteur Giézy. Ce malheureux fut frappé de la lépre, lui et sa postérité. Plus indulgent envers des espions envoyés de Syrie pour l’arrèter, Élisée éblouit leurs yeux , lesmène, sans qu’ils s’en doutent , dans Samarie, et les renvoie à leur maître. Ce prince, qui est toujours Ben-Hadad, vient assiéger Samarie, et cause une famine si affreuse que deux femmes convinrent de manger ensemble leurs enfans. Appelé à prononcer contre l’une de ces malheureuses
DÉS JUIFS ANCIENS. 149 méres, qui ne voulait pas donner son enfant à dévorer, Joram se livre au désespoir, et veut faire périr Élisée comme l’auteur de tous ces maux. Le prophète promet des vivres pour le lendemain, et, suivant sa prédiction, les ennemis prennent la fuite pendant la nuit, et abandonnent aux habitans de Samarie un Camp où régnait la plus grande abondance. Ben-Hadad, malade, voulut aussi obtenir un miracle d’Élisée. Il lui députa Hazaiël, l’un deses officiers. Le prophète le regarda fixement, versa des larmes et s’écria : «Je vois les maux dont vous » accablerez Israël : vous passerez Ja » jeunesse au fil de l’épée; vous ouvrirez » les entrailles des femmes enceintes.
» Dieu m'a révélé que Ben-Hadad va » Mourir, et que vous serez roi de Sy- » rie.» Encouragé par cette prophéue, Fazaël , de retour, étouffa Ben-Hadad et usurpa son trône.
Joram et Ochosias , roi de Juda, assiégeaient ensemble Ramoth , toujours occupée par les Syriens. Joram blessé se retira à Jezraël ,suivi bientôt par Ochosias. Alors Élisée, qui était au camp,
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dit à l’un de ses disciples. « Prenez cette » fiole d'huile, et allez à Ramoth la » répandre sur la tête de Jéhu, en lui « disant que le Seigneur l’a sacré roi
» d'Israël. » Le disciple fit ce qui lui
avait été commandé ; et quand Jéhu en eut rendu compte aux officiers de son maitre , ils se levèrent tous, étendirent leurs manteaux sous ses pieds, puis sonnant de la trompette, ils s’écrièrent :
« Que Jéhu soit roif» A cette nouvelle,
Joram marcha à sa rencontre; mais
Jéhu le perça d'une flèche, quand il fuyait, et fit trainer son corps dans le champ de Naboth. Arri ivé à Jezraël , il vit Jézabel à la fenêtre de son palais, le visage fardé et la tête parée. IL la fit précipiter de cette fenêtre d’où elle l’invectivait; son sang rejaillit contre la muraille; son corps fut foulé aux pieds des chevaux, et dévoré par des chiens qui s’en disputerent les lambeaux.