‹ Résumé de l'histoire des juifs modernesChapitre 21 sur 24 · RlÊSUMli DB l'hISTOIBB · texte numérisé non relu

RlÊSUMli DB l'hISTOIBB

cent quarante-trois individus, cent,gtui»

Irv-m^^c&iix propriétaires, quamme^hêU fabricaus, quatre cent deux enfans voués aux travaux utiles, aux arts, aux sciences, et fréquentant les écoles publiques.

Quelle éloquence que celle des chiffres !

Le retour de l'ancien ordre de choses a détruit tous ces bienfaits et privé les Jui& de leurs droits civiques, que leur avaient assurés la constitution de gi et les lob de l'empire. La domination française avait assimilé les Juifs aux autres citoyens de l'Etat; le retour des rois légitimes les a replacés sous la tyrannie des anciennes lois ; toutes les restrictions anti-sociales sont en pleine vigueur, excepté pourtant en Toscane, où les Juifs, si nécessaires au pays par l'étendue de leur commerce, jouissent de quelques privilèges et de quelques droits politiques. Ils sont exclus des emplois publics et de la profession d'avocat; mais ies autres professions leur sont ouvertes. Dans le royaume lombardvénitien, où l'on en compte environ sept mille, ils sont soumis à la l^islation autrichienne, exclus de tous les

emplois, et ne peuvent guère se livrer qu'au commerce. Dans les Etats de Modène, où depuis nombre de siècles les Juifs avaient le droit d'acquérir des biens immeubles, le duc actuel leur a interdit la faculté d'en acheter de nouveaux, mais leur a permis de garder ceux qu'ils ont acquis. Il n'y a de Juifs ni dans l'île d'Ëlbe ni dans l'île de Corse ; on en trouve à Malte depuis l'occupation angalise; dans les Etats de l'Eglise, ils gémissent sous le ^:eptre de fer du gouvernement actuel; les plus riches ont émigré et ont cherché un asile en Toscane. Telle est en Italie la destinée actuelle de ce peuple, digne d'un meilleur sort, et qui, partout où la civilisation l'admet à partager ses bienfaits et à concourir k l'accomplissement de ses œuvres, fournit au pays des hommes distingués, des soldats intrépides, des citoyens dévoués et patriotes.

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ESPAGNE ET PœtUGÂt.

'' Depuis le quinzième siècle ilb'jr a plus de Juifs en £spagne, si ce n'est à Gibraltar depuis que cette place est tombée au pouvoir des Anglais, cVst-àdire depuis la reine Anne. Si la constitution des Cortès se fût consolidée, les Juifs y auraient fondé de nouveaux étabiissemens, et auraient fini peut-être par obtenir du fanatisme espagnol, modifié par l'influence d'institutions libérales, la concession de leurs droits civils et politiques. Le triomphe du r^ime monacal leur ferme pour jamais ce pays, où l'espèce humaine est dégradée par la superstition la plus honteuse et le plus servile esclavage. Les Juifs^ depuis des siècles, ne tournent plus Jeurs regards vers l'Espagne; ils semblent qu'ils aient désespéré de la liberté dans ces contrées*.

C'est une chose remarquable que partout les Juifs pressentent la civilisation; et quand ils ne la devancent pas, ils la secondent. On peut assurer que là où ils pénètrent, là où ils restent, la civilisation viendra un jour, et avec elle tous

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les biens qui en découlent, TafFranchissèment des hoiiimes, leur égalité devant la loi et la liberté religieuse.

Puisse cet avenir se réaliser pour le Portugal, malgré ses moines et. don Miguel! Quoiqu'il en soit, les Juifssont tolérés à Lisbonne; ils y ont été rappelés par le feu roi Jean VI, en récompense de ce qu'ils avaient procuré au Portugal, affligé d'une forte dbette, plusieurs cargaisons de blé; depuis cette époque ils vivent tranquilles à Lisbonne, et ils y exercent publiquement leur culte.

Plusieurs familles nobles portugaises sont notoirement d'origine juive, et portent les mêmes noms que leurs anciens coreligionnaires, réfugiés en Hollande, en Angleterre, en France, tels que les PintOf les Almeida, les Camçalho, les Mello, les Azeoedo^ etc. Malheureusement l'inquisition est de nouveau imminente pour cette belle contrée, qu'on ne peut voir sans douleur livrée à l'a-narchîc, au fanatisme, et à toutes les saturnales de la servitude. Don Miguel a dérhire le pacte d'alliance juréentre don Pedro et la nation ; il a usurpé les droits

a68 RisuMÉ DE l'histoulb de.son frire; et déjà l'audacieiisefitction " qu'il sert par le parjure dévoile ^cs projets sanguinaires et proclame le prochain réveil de ce tribunal atroce dont le souvenir vivra à jamab dans l'exér cration des hommes.

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