‹ Résumé de l'histoire du MexiqueChapitre 3 sur 26 · II · texte numérisé non relu

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prêtres de ce peuple fanatique, arrachant, <Ie» entrailles fumantes de leurs compagnons, leurs cœurs encore palpitans, pour en ensanglanter leurs monstrueuses id(^. Us ne s'en tinrent pas là : les têtes des Tictimet furent envoyées aux gouverneurs des provinces. Le dieu de la guerre avait, disait-on, déclaré que, dans huit ^urs , cet étrangers seraient tous détrui A

Jl n'en fallut pas davantage pour accroître le zèle des peuplades armées contre les Espagnols, fitiire courir aux armes celles qui étaient restées neutre», et priver Cortez de la plua grande partie de ses alliés. La fidélité des Tlascalaus eux-mêmes fut éhranlée.LLe prudent général vit que le seul moyen d'arrêter les progrès de la. désertion était d'attendre le terme fixé par l'oracle. Ce terme ayant en effet expiré sans amener aucun changement, les alliés, honteux de leur crédulité , reprirent leurs postes. D'autres ti'ihus se joignirent à eux ; et les assiégeans eurent bientôt cent cinquante mille Indiens sous leurs ordres. Ce renfort inattendu ne lès empêcha pas de redoubler de précautions. A mesure qu'ils avançaient sur les digues , les alliés rétablissaient les ponts. S'emparaient-ils d'un quartier

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de la Tille ? les alliés en rasaient les édifices. Les Mexîcaînt, resserrés ainsi dans un plus étroit espace, dUpntaient le tcrrein yied à pied. Le sol était jonché de cadaTres. Des miasmes pestilentiels infectaient l'atmoqihère; la famine commençait à se montrer. Deboot sur les débris de son trAne , Qoatiroozîn jorait de moorir an mifien de soa pciqil». Enfin , le 97 juillet, les trois diTisiot espagnoles pénètrent à la fois dans la ^aude plaee, et s'y logent. lies premières familles du. royaume , voyant les trois cpiarts de la capitale an pou- ▼oir de reoncmi, décident le monarque à abandonner des décombres qui ne peuTcnt pins être défendues, pour aller continuer bi guerre dans les provinces. Afin de faciliter cette retraite, on amuse Cortez paur de feintes ouvertures de paix , tandis qn*nne embarcation s*éloigne de la ville, avec l'empereur et ses principani( officiers. Mais ce mouvement fut remanpié de la flotte ; un brigantin s'empara du canot royal. Quatimozin, en se rendant prisonnier, ne témoigna d'inquiétude que pour sa femme et pour ses enfans : « J'ai rempli , dit-il à Cortez , le devoir d'un monarque. J'ai défendu mon peuple jusqu'à la demièrç extrr*

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mité. H ne me reste qu'à mourir ; prends ton poignard, et délivre moi d'une existence qui n* ne peut plus être utile à ma patrie. »

Dès que le sort de l'empereur fut connu , la résistance, cessa partout ; et les Espagnols prirent possession des quartiers de la capitale qui n'étaient pas encore détruits. Ainsi fut terminé le plus mémorable éyénement de la conquête du Nouyeau-Monde, ce fameux siège deXenochtitlan , qui avait duré soixante-quinze jours » dont prMqn'aucnn ne s'était écoulé sans combat. Deux eent mille Indiens étaient renfermés dans la place et la défendaient vaillamment.

Mais le destin de cette ville était- marqué : die tomba victime de la jalousie des nations voisines.

Les assiégeant n'avaient pas toujours été à l'abri de la famine qui désolait les assiégés. Le principale nourriture des Espagnols durant le blocus se composait de gâteaux de maïs , de poisson péché dans le lac , de fruits nommés tnnas , et d'une racine appelée ténuités par les Indiens. Ceux-ci mangeaient de plus les Mexicains qu'ils pouvaient saisir; et lorsqu'ils revinrent chez-eux , ils emportèrent plusieurs paniers de cette chair salée et séchée , comme

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UD présent qui deraût être fort agréable à leurs paréos et i leort amis (i).

L'aridité des Tainqueurs Depot rassembler» do ■lilieo des nnnesy qœoeot TÎngt mille pesos d*ar et d'argent, Talenr bien infér i eure à celle qo'ils s'étaient déjà partagée (2). Piosienrs soldau dédaignèrent d'aooepter leur part. Us accosaicnt bautementCortes d'aToir détourné one portion du butin à aoo profit. On sonpoonon Qnatimozin de tenir dca trésors cachés; et pMO* le forcer à dédaror le bea qui les recelait, le barbare général , las des reprodics dont il était assailli , consentit à le Cure étendre sor des charbons ardensw Un des fiivoris dn monarque, appliqué a la même tortare,i^ait de grands, cris : « Et mci , loi dit rempereor , tnis-je donc sor des

roses ? •

Le sort de la capitak entraSna oelni de l'empire. De petits détacfaenwns pénétrèrent dans les provinces , et jusqu'à la grande mer dû Sud. Ijcut marche fntmarqnéepardes traces de sang. Le peuple , poussé à bout , sortit pins d'une fois de sa stupeur , et <»urct aux armes pour

(i)B. DUz.hist.

'a: Relat. de Cortex A.

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recouvrer sa liberté; mais la discipline européenne triompha partout. Les Espagnols souillèrent leur yictoîre par les plus monstrueux excès. Aussitôt qu'ils forent maîtres de la capitale et du monarque , ils supposèrent que le roi de Gastille entrait de plein droit dans toute son autorité, et que tous les efforts des Mexicains pour recouvrer leur indépendance , devaient être regardés comme autant de révoltes de vassaux contre leur seigneur suzerain, d'esclaves contre leur maître. Chaque mouvement d'une province suffisait pour en faire réduire les habitans à la plus humiliante des conditions , à la servitude personnelle. Dans le pays de Panuco , soixante caciques et quatre cents nobles furent brûlés vifs à la fois , sous les yeux de leurs femmes et de leurs en fans , rassemblés de force pour cette horrible exécution. Quatimozin lui-même, soupçonné d'exciter ses anciens sujets à prendre les armes , fut pendu avec les 4eux plus puissana seigneurs de son empire , les caciques de Tezcuco et de Tacuba.

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