CHAPITRE XXXIV
Coup d'oeil rapide sur la littérature
ET SUR LES sciences.
Derniers travaux de l'Académie. — MM. Correa de Serra, Solano Constancio, Garcaô Stockler, Verdier, Caméra, Casado Giraldès, etc., etc. — = Feuilles périodiques.
Si Ton veut avoir une idée exacte de la véritable situation où se trouvent maintenant et les sciences et la litte'rature en Portugal , ce sont les Mémoires de TAcadémie que Ton doit consulter. En lisant cette importante collection , on verra qu'une nation intéressante que Ton a crue trop longtemps arrêtée dans ses pit)grès, continue les plus importans travaux avec un zèle que le reste de l'Europe ne sait peut-être point suffisamment apprécier. Cette activité que les Portugais avaient autrefois pour les découvertes, ils l'ont maintenant pour les sciences; et dans cette carrière ils font en-
cere des conquêtes. Quoique séparés des autres royaumes de l'Europe, ils mettent à profit les travaux qui se passent loin d'eux^ et dans cette occasion ils prouvent encore que la distance n'a point arrête leur persévérance. Les Portugais travaillent souvent en silence, mais ils travaillent; et s'ils ne livrent point tous leurs ouvrages a l'impression, ilexisteparmieuxun foyer de lumières qui aura toujours la plus heureuse influence, surtout dans ce qui a rapport aux sciences et à l'érudition. Grâce aux Arcades^ la littérature a été ramenée à de sages doctrines. On admire les auteurs du seizièmesiècle, on cherche quelquefois à les imiter; mais il faut l'avouer, on n'a point retrouvé leur originalité ni leur mélancolie chevaleresque si pleine de charmes. Le style lui-même s'est ployé à des formes qui peuvent exclure le mauvais goiit, mais qui ne sentent point l'inspiratiou. Dans tous les cas, les Portugais sont plus heureux que bien des nations. Le passé leur présente une gloire littéraire qui xépand encore un vif éclat, et qu'on a trop oublié. Bien des anciennes productions peuvent avoir l'attrait de la nouveauté, et 1 on voit avec plaisir que l'enthousiasme de
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quelques litte'rateurs pourra donner enfin les élémens d'une histoire littéraire, qui manque à la nation , et qui lui est indispensable. Déjà plusieurs mémoires de l'Académie des sciences présentent sous ce rapport des documeus précieux. Je n'entreprendrai point de faire connaître tous ses travaux scientifiques, mais je signalerai aux amis de la littérature quelques mémoires. Le premier est relatif au théâtre portugais : on le doit à M. d'Arragaô Morato, et il est rempli de faits importans , principalement sur Gil Vicente. M. Alexandre Lobo a écrit une vie de Camoeus , et a fait des recherches intéressantes sur ses œuvres j quoique je sois loin de partager les opinions littéraires de cet académicien, le morceau qu'il a inséré me paraît mériter toute ratlentîon des érudits. A ce morceau je préfère l'examen qu'il a donné des œuvres de Frey Luiz de Souza. Enfin, j'indiquerai un travail intéressant de M. Trigozo^ qui roule sur les cinq premières éditions de Camoens : on y verra, entre autres choses curieuses, que le grand poète fut persécuté par les jésuites. Je rappellerai encore ici les discours qui ont été prononcés sur les travaux de la Société,
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car ils sonl précieux pour l'histoire iiltéraire. Un membre de l'Académie, qui résidait à Paris et que la France réclame, vient de se réunir k tous les hommes distingués que j'ai cités. M.Theothimo LecussanVerdier,connu par sa vaste érudition, jettera sans doute vm nouveau jour sur l'histoire littéraire de la nation. Peu d*hommesconnaissent aussi bien que cet estimable savant les richesses du seizième siècle, et on lui doit des travaux bien précieux sur Camoens, dont il est Je plus zélé admirateur.
Durant les premières années du dix-neuvième siècle , l'Académie n'a point interrompu ses importantes publications. Entre autres documens précieux, elle a donné deux recueils considérables de mémoires; l'un, que j'ai cité fréquemment, est connu sous le titre de Memorias de litteratura. On y trouve des jugemens importans sur quelques poètes du temps de Camoens. Les philologues s'y procureront de précieux renseignemens sur les peuples de la Lusitanie, sur les Israélites qui se sont distingués en Portugal. Des extraits curieux d'anciennes chroniques leur feront connaître certains points de l'histoire nationale durant la do-
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mination des Maures ; enfin quelques-unes des anciennes lois du royaume y sont e'claircies par d'importantes discussions. L'ouvrage intitulé Mefiiorias economicas est surtout précieux à l'agriculteur et au géographe. Il intéresse particulièrement les Portugais par le genre de détails qu'il renferme. On y remarque cependant un mémoire d'un intérêt général j il roule sur l'esclavage et sur ses abus. On le doit à un homme qui a vu de ses propres yeux, et qui s'est spécialement occupé des diverses maladies qui attaquent les infortunés Africains dans une terre étrangère. C'est ainsi que la nostalgie, connue au Brésil sous le nomdeBanzo, y est décrite avec une effrayante énergie, et que l'on sent que ce mal de l'âme peut donner la mort comme les maux les plus terribles du corps. Cette peinture des horreurs de l'esclavage , faite avec uneextrême simplicité^ mais remplie dedétailé importans, produit une bien profonde impression sur le cœur- et même elle donne plus d'horreur pour un épouvantable trafic que les phrases éloquentes de l'homme qui n'a point contemplé les misères qu'il décrit. Sans vouloir entrer ici dans de plus grands
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détails sur les publications de rAcadémie, je signalerai la précieuse collection des Notices pour l'histoire et la géographie des nations d'outre mer, et je rappellai qu'après avoir montré le plus grand zèle pour la propagation de la vaccine, elle a fait publier divers morceaux sur cette découverte si précieuse à l'humanité.
Ce serait donc une erreur de croire que le Portugal est maintenant en arrière des autres nations pour la culture des sciences et des lettres. La multitude de journaux qui s'y publient, la quantité d'ouvrages qu'on a imprimés depuis quelques années prouvent assez
le mouvement des esprits; malheureusement la masse de la nation est encore plongée dans l'ignorance, et le progrès des lumières ne se lait sentir que chez une faible par tiède la population, que sou extrême activité met en relation avec le reste de l'Europe ; aussi eston assez surpris de voir paraître les mêmes noms dans les diverses branches de lalittérature.En jetant un coupd'œilsurla listedes ouvrages qui ont été imprimés depuis quelques années, on est étonné du nombre d'écrits polémiques que les dernières années ont vu éclore. Aux brochures satiriques qui
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paraissaient contre Napoléon et ses généraux, succède une longue guerre coittre les Sébastianistas et leurs absurdes croyances. Le nombre des mémoires utiles à l'agriculture ou à l'industrie se multiplie singulièrement. On voit paraître de temps à autre quelques ouvrages de philosophie trèsremarquables. C'est ainsi qu'en i8i3M. S. Pinheiro Ferieiia, ancien professeur de logique à Coïmbre, et depuis ministre des ajl'aires étrangères, donne ses Preltccoens Philo Sophie as qui obtinrent une grande célébrité. M. de.Balbi dit avec raison, en parlant de cet auteur, que c'est un l^rtugais qui a publié, dans la capitale du Brésil, l'ouvrage le plus philosophique qui soit sorti des presses du "Nouveau-Monde. En 1819, M. Antonio Leite Ribeiro met au jour sa Théorie du discours appliquée à la langue portugaise, et l'on voit dans cet ouvrage que les idées de plusieurs idéologues modernes, et entre autres celles de ]VJ.deTracy,ontétë mises à prolit. On sent aussi que peu à peu les idées philosophiques de Kant commencent à s'introduire; et ce qu'il y a d'assez singulier^ c'est que ce sont deux moines, le pcie Antonio de Santa Barbara , et le
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père Jozé d'Aliaeida Drack, et le père Joaô <îe Agiiedu, qui professent la philosophie, dans les chaires les plus célèbres après celles de Tuniversilé de Coimbre. On voit é^alement que les meilleurs ouvrages de nos savans mathématiciens ont été iraduitsj uq grand nombre de traite's originaux paraissent sur cette science importante. L'opinion p!ace à la tcte des mathématiciens portugais M. Francisco de Borja Garcaô Stockler i, ancien gouverneur des Açores. Enfin M. Ferreira d'Araujo a composé un bon traité d'astronomie, qui manquait jusqu'alors. Outre ces auteurs, dont les travaux sont connus, grâce à l'impression, M. de Balbi cite encore un grand nombre d'ouvrages manuscrits qui jouissent dans l'opinion publique d'une certaine célébrité. .
Depuis quelques années la chimie et l'histoire naturelle sont cultivées avec un succès toujours croissant : les bornes de cet ouvrage m'empêchent de faire connaître, même rapidemeiit, les hommes qui se sont distingués dans ces sciences importantes. Tout le monde connaît maintenant les ira-
» Il a donne une hisloire (les raallicmaliqiirs.
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vaux de MM. Manoel Ferreira da Camara Belancourt, Joaô Antonio Monteiro, Jozé Bonifacio d'Andrade, Félix Avellar Brotero, Antonio Gomes , Correa de Serra ; ce dernier nom surtout est célèbre en France. M. Correa de Serra est du petit nombre de ces hommes chez lesquels un ardent désir de propager l'instruction ne s'arrête jamais, et que leur courage fait triompher de tous les obstacles; grâce aux soins de M. Correa de Serra, une foule d'ouvrages importans, relatifs à l'histoire et à la littérature , ont été publiés dans ces derniers temps j mais il a répandu les nombreux résultats de ses observations en histoire naturelle dans une foule de j ournaux nationaux et étrangers. LesTransaclions philosophiques de Londres renferment d'excellens articles de lui , et je me rappelle avoir lu un morceau de la plus haute importance qu'il fit insérer dans un journal périodique: il jetait le plus grand jour sur l'état agricole de l'Espagne durant la domination des Maures. Puisse ce malheureux pays mettre à profit les observations du savant Portugais I M. Correa de Serra écrit notre langue avec beaucoup de pureté.
En parlant d'hommes vraiment utiles aux
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sciences et aux leltres , on ne peut se dispenser de nommer M. Francisco Solano Constancio, qui a long-temps résidé à Paris, et qui était un des principaux collaborateurs des Annaes dasscitncias e artes. Il estauteur de plusieurs ouvrages et d'un grand nombre d'excellens articles de journaux. M. Francisco d'Oliveira s'est distingué aussi par des travaux important. M. de Balbi se plaint avec juste raison de ce que la géographie n'a pointfait en Portugal d'aussi grands progrès que sa situation politique aurait pu le faire espérer. Il cite cependant quelques hommes vraiment distingués dans cette science, qu'il possède si bien lui-même ; et il accorde le premier rang à M. Joaquim Pedro Cazado Giraldez , connu en France par son Tableau des colonies et possessions anglaises dans les quatre parties du monde. Cet écrivain réside maintenant à Funchal , et ses travaux ont iait parfaitement connaître l'île de Madère. Il s'occupe, dit-on, d'une géographie universelle j elle aura sans doute un caractère particulier, si l'auteur sait mettre à profit \q% travaux des anciens voyageurs nationaux.
Mais ce qui prouve mieux que tout le reste peut-être l'ardeur de la nation pour
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les sciences et pour les lettres, c'est IVsprit d'investigation qui règne dans quelques journaux i. A Jatete de tous ceux qui ont été publie's dans ces dernières anne'es, il faut mettre les Annaes das scicncias e artes ^ dont M. Diogo Mascarenhas Neto e'tait rédacteur
^ Dès 1649, les PorUignis possédaient une gazette politique ^ mais ils ne firent pas de grands progrès en ce genre jusqu'au tlix-neuvième siècle, car avant 1800 la Gazette de Lisbonne était la seule feuille politique qui fut publiée dans le royaume de Portugal.
« Lorsqu'eu 1809, dit M. Ealbi, ou discutait encore eu Europe contre l'ignorance des Portugais, et qu'on leur reprochait de n'avoir que VAlnumach , et la mauvaise Gazette de Lisbonne, le Calendario dosSantos et Vyéhnocreve dasPetas {le Courrier des Bagatelles) , ils ne comptaient pas moins de treize ouvrages périodiques publiés dans leur langage, non compris V Almonach de Lisboa et VAlmanach militarj en voici les titres : o Obseruador portugutz, historico poUtico de Lisboa ; o Sentanaria patriotico • o Correio da Pefiinsula^ ou o JYopo Telegrofo ,• o Postilhaô de Lisboa; a Abelha do viciodia {F Abeille du midi)j'o Mensageiro {le3Iessoger),' a Lanterna inagica ; o Telescopio portuguez; a Gazeta de Lisboa; as Ephemerides nauticas , publiées à Lisbonne par l'Académie des Sciences; o Correio brasiliense, publié à Londres, et « Gazela de Rio-Janeiro , publiée au Brésil. «
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Cil chef. Eu parcourant cet ititércssant ouvrage, on regrette bien vivement qu'il se termine au quinzième volume, et l'on comprend facilement combien il devait répandre de lumières en Portugal; il eût été à désirer seulement qu'il se fût occupé davantage de la littérature ancienne. Les rédacteurs, qu'un lieureux concours de circonstances avaient réunis à Paris ;, occupent maintenant des eiuplois qui les en éloignent. La mort a frappé quelques-uns des })lus célèbres; mais les Solano Constancio, les Verdier, les Correa de Serra , les Santarem n'ont point sans doute interrompu leurs utiles travaux. Ce dernier^ que son zèle iufatigablerend précieux aux érudits, prépare, dit-on, un ouvrage qui jettera un bien grand jour sur l'histoire du Portugal et de l'Asie. Le vicomte de Santarem, après avoir visité les bibliothèques étrangères et les archives nationales, réunit une collection complète de tous les traités de paix et d'alliance faits avec le Portugal; l'on dit que les traités conclus sous la ^emière dynastie forment <léjà un corps de vingt et un volumes in-4". Trois journaux dans ces derniers lemp.s ont exercé une grande influence sur fa si-
tua lion politique du Portugal; mais, comme OD le pense bien , ils n'étaient pas publiés dans ce pays.' Le Courrier brésilien^ impr i me a Londres, excitait l'inquiétude du ministère ; mais il jouissait d'une grande vogue. II était rédigé par M. Hvpolito da Costa. L Investigador porWgiiez obtint ensuite une laveur qu'il devait surtout à ses articles poii tiques, et à la manière dont il présentait t^baque mois le tableau de la situation des divers états de l'Europe. On comptait au nombre de ses rédacteurs les plus distingués i auteur d'une tragédie célèbre, M. Vicentc "edro jVolasco. Ce journal cessa de paraître t^n 1819. On cite encore le Portugais, oPorii^guez, fondé en 18 14, et rédigé par M. Bernardo da Roclia , comme remarquable par Son esprit d'indépendance. J'ajouterai que 1 on ne comptait pas moins de dix-sept journaux politiques à Lisbonne en 182 f. Un partisan de la réforme dans les lettres en publia un connu sous le titre du Motini litterario, que je n'ai pu me procurer, et qui contient sans doute des critiques curieuses.
Mais il est temps que je m'arrête ; il me reste encore à signaler les productions littéraires d'un autre pays. Je sens combien le
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faible aperçu que j'offre ici e^i insuffisant : êans doute quelques noms me sont échappes, un ouvrage plus considérable pourra un jour les faire connaître. C'est surtout l'ancienne littérature qu'il importait d'examiner, puisqu'un grand nombre de poètes et d'historiens vraiment remarquables étaient complètement ignorés. Riche de ses souvenirs , fière de ses anciens exploits, la nation portugaise porte maintenant ses regards vers le seizième siècle , et elle y puise cette énergie qui vient toujours de la gloire. Jusqu'à présent elle n'est entrée que faiblement dans les échanges littéraires que fait le reste de l'Europe^ mais cela tient à la situation du pays plutôt qu'à toute autre raison. Le Portugal n'est point resté étranger au mouvement des esprits ; le nombre des traductions qui paraissent chaque année , celui des compositions importantes , le prouvent suffisamment j il est seulement à désirer que sa littérature prenne un caractère plus original. Mais, avouons-le, jusqu'à présent le monde littéraire semble avoir été ingrat envers cette nation qui a fréquemment donné l'impulsion aux autres, :t dont les travaux ont été presque toujours
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méconnus. Grâce à Lobeira, c'est elle, au qviatorzicme siècle, qui fournit ces fables chevaleresques dont s'emparent les Italiens, et dont ils créent leurs chefs-d'œuvre j deux siècles plus tard on voit apparaître le premier épique moderne de l'Europe; il est exalté par le plus grand poète de l'Italie, mais il reste long-temps inconnu aux autres nations. Avant que Camoens ait paru, Sa e Miranda a offert le modèle des églogues; GilVicente crée un théâtre original, qui fonde celui des Espagnols; et enfin Ferreira donne la première comédie de caractère et la seconde tragédie régulière dont s'honore l'Eujope. Lepremier,Barrosfait bien connaître i'x^sie. Enfin, à l'époque où nous n'avons que de faibles essais, la littérature portugaise jette le plus vif éclat; elle est une des premières à posséder une de ces feuilles qui propagent rapidement les grands événcmens ou les nouvelles découvertes. Mais je m'arrête, je dirai seulement qu'il est temps d'apprécier davantage un peuple qui pendant plusieurs siècles n'a point ralenti ses efforts ])our iebien des lettres, et qui, en les renouvelant aujourd'hui^ fait espérer de son zèle les plus heureux résultats.
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