XVI DISCOURS
monieuse poésie rappelle celle des anciens ; il chante quelquefois les modernes , mais il produit peu d'émotion; il est poète, mais sa pompeuse magnificence s'adresse plutôt à l'imagination qu'à i'àme ou à l'amour de la patrie.
Sade Menezesareçu encore'une étincelle du feu qui embrasait Gamoens; mais vague dans son plan , quelquefois incorrect dans son style, onle jugerait mal si l'on ne s'abandonnait plutôt au mouvement chevaleresque qui l'anime qu'au désir d'examiner le développement de sa composition. Je m'arrête ici, quoiqu'il y ait bien des noms à citer : la décadence a commencé, et quelques années de mauvais goût ou de langueur n'ont besoin que d'être signalées. Déchu de tous ses avantages politiques, le Portugal ne présente plus que des productions infestées de miauvais goût, que quelques ouvrages estimables ne peuvent empêeher de triompher.
L'inutile cruauté de l'inquisition étoufferait tout ce qui voudrait s'élever.
(4** période.) Je ne sais s'il faut nommer Violante de Geo, Faria e Souza, Vasconcellos leurs ouvrages attestent une décadence complète. Peu a peu le siècle de