‹ Résumé de l'histoire littéraire du PortgualChapitre 8 sur 61 · PRELIMINAIRE. XVII · texte numérisé non relu

PRELIMINAIRE. XVII

Louis XIV exerce son empire sur cette littérature comme sur tant d'autres.

(5^ période. )Un ami de Boileau veut imposer les règles du goût à ses compatriotes; mais c'est le goût français qu'il importe parmi eux; il rectifie peut-être leur jugement, et ne sait point ranimer leur verve. Le comte d'Eryceira rend un vrai ser\dce au bon sens, mais il n'en rend que de faibles à la poésie. C'est un réformateur sans génie, et toutefois un écrivain habile, qui sait varier son talent.

Vers la même époque on voit paraître un de ces esprits indépendans auxquels les règles seraient vraiment nécessaires , mais qui ne feraient plus rien si on cherchait a les asservir. Antonio Jozé est trop imparfait , trop négligé , trop trivial , pour survivre à son siècle; mais il a de l'originalité. L'infâme inquisition lui donne un gage bien funeste d'immortalité. Enfin, les jésuites, qui tenaient le Portàgal asservi, sont renversés ; leur odieux pouvoir, qui comprimait la pensée, n'est plus rien; les esprits se réveillent. Un ministre habile donne une impulsion nouvelle aux études, la réforme projetée par Eryceira va s'opérer : la société ÔQS Arcades est fondée ; plusieurs imitateurs

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