‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 110 sur 409 · I. — LE SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

I. — LE SYSTÈME NERVEUX

1. — Les animaux inférieurs doivent être considérés comme produisant de très petites quantités de mouvement actuel ou potentiel, et les animaux supérieurs comme en produisant des quantités relativement énormes.

2.— A quelles différences internes ces différences de manifestation externe sont-elles liées? Quoique la production du mouvementdépende, de loin, des organes digestifs, vasculaires, respiratoires et autres, et qu'elle dépende immédiatement du tissu contractile, l'initiateur et le premier générateur du mouvement est le système nerveux. Quelques contrastes typiques vont montrer que la quantité de mouvement produite est en relation avec le degré du développement nerveux.

3. — Chez les Mollusques, tandis que les Ascidies sédentaires ne possèdent qu'un seul ganglion avec ses fibres, les Céphalopodes, plus actifs, contiennent de beaucoup plus grandes masses de tissu nerveux. Nous trouvons, chez les Annclés, la chenille qui D'à qu'un petit système nerveux, tandis que le papillon l'a relativement grand. Mais ('est chez les Vertébrés que nous rencontrons les faits les plus frappants, le rapport moyen du cerveau au corps étant, en chiffres ronds, chez les poissons, de I à 5,668; chez les reptiles, de i à 1,321 : chez les oiseaux, de 1 â 212, et, chez les mammifères, de 1 à 186. Les deux derniers groupes sont caractérisés par le fait qu'ils manifestent les plus grandes quantités de mouvement.

A. — Bien que le système nerveux soit l'initiateur du mouvement, et bien qu'il y ait évidemment quelque rapport entre le degré du développement nerveux et le degré de l'énergie motrice, les faits prouvent que ce rapport est impliqué et masqué par un autre rapport.

5. — Les mouvements des animaux inférieurs diffèrent de ceux des animaux supérieurs par leur simplicité relative. La grandeur relative du système nerveux de l'homme est évidemment en rapport avec la complexité relativement énorme des mouvements humains — complexité qui se montre en partie dans les mouvements simultanés plus composés, mais principalement dans la combinaison de mouvements successifs, simples et composés, en vue de lins éloignées.

6. — 11 faut remarquer un fait encore. Une moyenne plus élevée de changement moléculaire rend un système nerveux plus petit capable de produire une quantité de mouvement égale à celle qu'en produirait un plus grand. La chaleur supérieure du sang des Oiseaux place leur système nerveux relativement petit sur le môme rang que celui des Mammifères.

7. — La raison pour considérer d'abord les phénomènes psychologiques à ce point de vue physiologique, en apparence étrange, et pour mettre en lumière l'universalité de la relation entre le degré d'évolution nerveuse et la quantité et l'hétérogénéité du mouvement produit, est que nous avons tout d'abord a nous occuper des phénomènes psychologiques comme étant des phénomènes d'Evolution, comme étant des incidents dans la redistribution continuelle de la matière et du mouvement.

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