XXII. — LES RAPPORTS DE COEXISTENCE ET DE NON-COEXISTENCH
365. — Bien qu'indécomposable en apparence pour l'espril développé, le rapport de coexistence doit être, à l'origine, composé. Il implique au moins deux choses, qui ne peuvent occuper la conscience au môme instant et au même degré.
366. — Une intelligence naissante, en voyant deux objets A el 15 successivement, ne pourra connaître qu'au point de vue de la persistance ils diffèrent de deux sons entendus l'un après l'autre. Dans deux cas il y a séquence d'impressions. Comment donc les deux rapports se distinguent-ils? Simplement en ce que tandis que les termes du premier peuvent être connus dans l'ordre renversé avec une égale vivacité, les termes dusecond nepeuvent l'être. <>n remarque , perpétuellement, que certains étals de conscience se succèdent avec autant de facilité etde clarté dans une direction que dans la direction opposée (A B et B A) tandis que d'autres ne le peuvent; d'où résulte une différenciation du rapport de coexistence d'avec celui de séquence.
367. — Le rapport de coexistence sous sa forme simple, primaire, doit se définir comme l'union de deux rapports de séquence tels (pie tandis que les termes de l'un sont exactement semblables à ceux de l'autre, en espèce el en degré, et leur sont exactement contraires dans l'ordre de leur succession, les deux rapports sonl exactemenl semblables dans la sensation qui accompagne la succession. Le rapport de aon-coexistence diffère en ceci que, bien qu'un dès deux changements s'opère sans aucune sensation de tension, il n'en est pas de même pour l'autre.
3l>8. — Ces conclusions sonl indiquées même par des considérations apriori. Elles fournissent aussi une dernière réfutation de 1 h \ pothèse que l'Espace esl une forme d'intuition.
XXIII. — LES RELATIONS D'iDENTITÉ DE NATURE ET DE NON-IDENTITÉ