‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 187 sur 409 · II. — LES SUPPOSITIONS DES MÉTAPHYSICIENS · texte numérisé non relu

II. — LES SUPPOSITIONS DES MÉTAPHYSICIENS

388. — Comment se fait-il que les métaphysiciens aienl une foi si inébranlable dans un mode d'action1 intellectuelle, et soient si prompts à traiter avec un dédain relatif les résultats atteints par un autre mode d'action intellectuelle ?

:î80. — La réponse, c'est que les métaphysiciens exagèrent la valeur d'un mode particulier d'action intellectuelle. Par le Raisonnement, on a atteint une multitude de résultats merveilleux; et coDséquemment, le Raisonnement a excité un degré de foi qui dépasse de beaucoup celui qu'il mérite.

300. — La raison a absorbé, pour ainsi dire, la force de toutes les erreurs qu'elle a vaincues ; et le respect aveugle que l'on a accordé autrefois à ces erreurs, s'est grossi par accumulation en une servilité qui ne songe jamais à demander les lettres de créance de ce pouvoir qui a cbasséles erreurs.

391. — Les verdicts de la conscience sont de deux sortes — les uns sont donnés par un processus relativement direct, les autres par un processus relativement indirect. La plupart dès hommes tiennent pour accordé que lorsque les résultats des deux processus sont en désaccord, ce sont les résultats du processus direct qui doivent être acceptés. La minorité métaphysicienne, cependant, suppose au contraire que le processus indirect est souverain.

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