‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 189 sur 409 · La langue de Hume fournit la matière d'une autre cri · texte numérisé non relu

La langue de Hume fournit la matière d'une autre cri

ANALYSE GÉNÉRALE 29l

tique, car d'après lui. si les mois impressions et idées sont supposés — comme par Hume — n'avoir pas les connotations qu'elles ont réellement, les mots avec lesquels elles sonl employées cessent d'avoir leur signification ordinaire, e1 en prennent d'opposées. Aussi longtemps que je me traduis à moi-môme une impression comme connotant quelque chose qui la produit, et quelque chose qui la reçoit — aussi longtemps que je reconnais ces deux choses comme des existences indépendantes dontl'une affecte l'autre, le sens du mot impression reste intelligible; ef toutes les particularités d'une impression deviennent compréhensibles comme étant causées par les rapports changeants entre les deux existences. Mais, si je suppose que je suis capable de penser à une impression comme existant sans ces deux existences connotées, il en résulte qu'en donnant au mot une signification qu'il n'a pas j'enlève aux autres mots qui l'accompagnent le sens qu'ils avaient.

395. — Nous pouvons conclure de ce qui précède à ce fait significatif que le langage se refuse absolument à exprimer Vhypothèse de l'idéalisme et celle du scepticisme. Pendant tout son développement, le langage a été façonné de manière à exprimer toute chose sous le rapport fondamental du sujet etde l'objet, tout comme la main a été façonnée pour manier les objets selon ce môme rapport fondamental, et si on le détache de ce rapport fondamental, le langage devienl aussi absolument impuissant ([ii nu membre amputé dans L'espace vide.

Page 1