‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 195 sur 409 · IX. — NÉCESSITÉ D'UN CHITÉRU M · texte numérisé non relu

IX. — NÉCESSITÉ D'UN CHITÉRU M

U.'{. — Les trois divisions succinctes qui précèdent ont f;iii avancer quelque peu netre analyse*, en débrouillant et présentant séparément les trois contrastes essentiels qui existenl entre la conception Réaliste et les cbnceptions qui lui sonl opposées.

414. — it nous faut maintenant faire un nouveau pas dans noire enquête. Il ne suflit pas d'être assuré qu'une doctrine est erronée, il ne suffit même pas de dépouiller Terreur de son déguisement; quelque chose de plus est nécessaire, et, dans ce cas, plus nécessaire que dans tout autre ; il faut suivre l'erreur jusqu'à sa forme la plus simple, et en trouver la racine.

415. — Ce qui fait habituellement succomber la thèse Réaliste, c'est qu'il lui manque, comme point d'appui, quelque véritéuniverselleinentadmise que serait forcé d'admettre aussi l'Idéaliste. Il faut trouver quelque mode particulier de conscience qui soit digne de foi, en comparaison avec tous les autres modes.

116. — Il doit y avoir, quelque part, sous une forme quelconque. quelque acte fondamental de pensée qui doit servira déterminer la validité de tous les autres actes de pensée. La perception interne, quand elle n'est point aidée, ne suffit pas plus à construire la science subjective que la perception externe, sans aide, ne suflit à construire la science objective. Dans l'un des cas, comme dans l'autre, il nous fuit trouver un mode sur de vérification de nos généralisations empiriques avant que des résultats certains ne puissent être obtenus.

\\1. — Chaque cas, et chaque école, exige quelque postulat, lie- plus grande certitude que relie que peut donner tout raisonnement doit elle reconnu.' au commencement de tous les raisonnements — que ce soit le raisonnement qui propose de montrer que les rentes nécessaires sont a priori, ou que ce soit le raisonnement qui propose de montrer que les vérités nécessaires sont des produits de L'expérience.

ils. — On reconnaît l'impérieuse nécessité de la reconnaissance d'un critérium ultime de vérité au fail que la Philosophie, si elle ne repose pas explicitement sur quelque dalum servanl

d'appui à la raison, doil reconnaître qu'elle n'a rien sur quoi reposer, doit avouer qu'elle n'a pas de base.

419. — Voyons maintenant où ce critérium peut être trouvé, ce qu'il est, et comment il faut rappliquer.

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