‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 293 sur 409 · X. — LES MINISTÈRES · texte numérisé non relu

X. — LES MINISTÈRES

504. — Dès les premières phases de l'évolution sociale il y a des hommes choisis par le chef pour l'aider. Ces agents administratifs, au début, quel que soit le caractère qu'ils ont ensuite, sont habituellement aussi des soldats, et sont compris dans le corps consultatif primitif dont ils deviennent des parties spécialisées; on peut dire qu'ils sont en général des parents, des

INSTITUTIONS POLITIQUES ur,

amis, des sen iteurs, des prêtres, amenés en rapport très intime avec le souverain, et parmi lesquels, sous la pression des affaires, il est obligé de choisir des aides; et que, d'abord vagues e1 irréguliers, leurs émoluments et leurs fonctions acquièrenl graduellement un caractère défini.

505. — Avec l'extension du territoire, l'accroissement des affaires, e1 le développement de classes ayant des intérêts spéciaux, entrent en jeu des influences qui différencient quelques-uns de ceux qui entourent le souverain en fonctionnaires publics qui se distinguent des membres de sa famille et de sa maison. Et ces inlluences décident du genre des hommes publics qui entrent au pouvoir. Quand l'absolutisme du chef politique est peu restreint, ou ne l'est pas du tout, il fait un choix arbitraire, qui ne dépend ni du rang, ni de l'occupation, ni de l'origine. Si tout en dominant, il y a néanmoins des classes dont il est jaloux, sa politique vise à les exclure; tandis que si sa prééminence est insuffisante, les représentants de ces classes arrivent forcément au pouvoir. Et ceci fait pressentir le système sous lequel, à côté du déclin du pouvoir monarchique, il s'élève un corps solidaire de ministres ayant pour fonction reconnue l'exécution de la volonté publique.

0O6. — S'il était utile de creuser davantage le sujet, on pourrait ajouter bien des choses concernant le développement des ministères. Pour le but qui nous occupe, il suffit de reconnaître les généralités exposées ci-dessus.

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