‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 314 sur 409 · XI. — FONCTIONS CIVILES DES PRÊTRES · texte numérisé non relu

XI. — FONCTIONS CIVILES DES PRÊTRES

633. — Naturellement, lorsque le chef de l'Etat, considéré comme issu des dieux, joue le rôle de prêtre comme propitiateur des dieux ancestraux, et, sous son autorité sans limites, gouverne tous les domaines, l'union des fonctions civiles et des fonctions sacerdotales est complète.

63i. — 'Cette union persiste aussi là ou l'on croit simplement que le roi ne jouit que de la sanction divine. Car habituellement, dans ces cas, il est le chef soit véritable, soit nominal de l'organisation ecclésiastique, et, tout en s'occupant d'ordinaire des fonctions civiles, il prend dans les grandes occasions le rôle ecclésiastique.

635. — Nous passons par un pas, qui n'est que nominal en beaucoup de cas, des fonctions civiles du prêtre comme chef central ou local, à sa fonction civile de juge seulement, de juge coexistant avec le chef politique, niais séparé de lui.

636. — A côté d'une grande part dans l'administration de la justice possédée par les prêtres dans des pays ou (1rs temps où on les supposait inspirés de la sagesse divine, et où on les regardait comme des organes d'injonctions divines, les prêtres ont aussi, eu ces pays et en ces temps, une grande pari au gouvernement des affaires de l'Etat, en qualité de ministres et de conseillers : conséquence qu'on pouvait attendre dans des religions engendrées par le culle <le souverains moils.

<;:J7. — Mais pourles fonctions civiles des prêtres, comme pour les fonctions militaires, le développement social, toujours plus spécialisé, les restreinl de plus en plus.

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