‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 318 sur 409 · XV. — PASSÉ ET AVENIR DES INSTITUTIONS ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

XV. — PASSÉ ET AVENIR DES INSTITUTIONS ECCLÉSIASTIQUES

('>:>■!. — Entre tous les phénomènes sociaux, les Institutions Ecclésiastiques sont des exemples frappants de la loi générale de révolution. De l'agrégat social primitif non différencié, où la subordination domestique, civile et religieuse, est représentée par les mêmes organes, l'organisation ecclésiastique, définie, cohérente, hétérogène se développe.

653. — Aux différenciations de structure doit s'ajouter ici une différenciation fonctionnelle profondément significative. Deux fonctions sacerdotales qui faisaient d'abord partie de la même se sont séparées lentement; et celle qui d'abord n'était pas apparente, mais qui est aujourd'hui prééminente, devient indépendante en grande partie. La fonction primitive est celle du culte ; la fonction dérivée est celle qui inculque les règles de conduite. Le témoignage que fournissent beaucoup de peuples et d'époques montre que l'élément de la propitiation, qui est l'élément primitif, diminue avec le progrès de la civilisation, et devient modifié par l'élément moral croissant.

654. — Bien que les Institutions Ecclésiastiques occupent des places moins importantes dans les sociétés supérieures que dans les inférieures, nous ne devons pas en conclure qu'elles soient condamnées à disparaître. Si dans les temps à venir il reste des fonctions à remplir analogues à leurs fonctions actuelles, il faut conclure que ces fonctions survivront sous une forme ou sous une autre.

055. — Comme nos relations avec l'invisible, et nos relations «les uns avec les autres continueront toujours, il u'est pas improbable qu'on voie survivre certains représentants de ceux qui, flans le passé, vaquaient aux observances et à l'enseignement que ces relations rendaient nécessaires, quelque dissemblables que ces représentants puissent devenir de leurs prototj pes.

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