XI. — l'égoïsme versus l'altruisme
68. — Il est évident que l'égoïsme commande plus impérieusement que l'altruisme. Car les actes qui rendent possible la continuation de la vie, doivent, en moyenne, être plus péremptoires que ceux que la vie rend possibles, y compris les actes favorables à autrui.
69. — Si nous quittons la vie existante pour considérer la vie en cours d évolution, nous voyons la même chose. Les êtres sentants ont progressé, des types intérieurs aux types supérieurs, sous la loi que les supérieurs profitent de leur supériorité, et que 1rs inférieurs souffrent de leur infériorité. Ce qui revient à dire que les droits égoïstes ont le pas sur les droits altruistes.
70. — L'accord avec cette loi a été, et est encore nécessaire, non seulement pour la continuation de la vie, mais pour l'accroissement du bonheur, puisque les êtres supérieurs sonteouv dont les facultés s'ajustent le mieux aux conditions; facultés, par conséquent, qui apportent dans leur exercice plus déplaisirs et moins de peines.
Tl . — Des considérations plus spéciales s'unissent à ces considérations plus générales pour montrer cette vérité. L'égoïsme qui conserve un esprit vif dans un corps vigoureux contribue au bonheur des descendants dont les constitutions héréditaires rendent le travail facile et les plaisirs vifs; tandis que, réciproquement, le malheur passe des parents à la postérité lorsque ceux-ci lui lèguenl des constitutions détruites par la négligence de leur santé.