‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 35 sur 409 · II. — ACTIONS DES FORCES SUR LA MATIÈRE ORGANIQUE · texte numérisé non relu

II. — ACTIONS DES FORCES SUR LA MATIÈRE ORGANIQUE

10. — Il suit de la présence des colloïdes — qui cèdent avec une grande facilité aux pressions et aux tensions — dans la matière organique, (pie cette dernière est modifiable, à un bien plus haut degré que la matière ordinaire, par l'arrêt d'une foie.', nu par un effort continu.

il. — Les propriétés de V « affinité capillaire .. cl de 1' « osmose » que possèdent les colloïdes, facilitent aussi les changements de la matière organique. L'imbihilion et la transmission de l'eau e| des solutions aqueuses produisent des effets directs et indirects.

1-2. — La chaleur ne permet pas seulement aux forces incidentes de produire plus aisément des changements dans l'arrangement moléculaire de la matière organique, mais, en facilitant l'évaporation, elle devient elle-même un agent de redistribution.

13. — La lumière que nous savons maintenant modifier beaucoup de composés inorganiques, peut être supposée produire des effets marqués sur des substances aussi complexes et instables que celles des corps organiques. Elle en produit en effet de très marqués, et dont quelques-uns sont parmi les plus importants que subisse la matière organique. Il n'est pas nécessaire ici de constater comment la lumière produit ces compositions et ces décompositions, il suffit de noter qu'elles les produit réellement. Et aussi que la substance caractéristique nommée chlorophylle, qui donne aux feuilles leur couleur verte, apparaît dès que les tiges étiolées des plantes sont exposées au soleil ; que les pétales des fleurs, incolores dans le bouton, prennent leurs teintes vives en s'ouvrant, et que, sur la surface externe des animaux, des changements analogues s'opèrent. Ces faits nous donnent de larges inductions qui suffisent pour notre but actuel.

14. — L'extrême facilité avec laquelle la matière organique se modifie sous les actions chimiques est la principale cause de ce rarrangement moléculaire actif que montrent les organismes, et surtout les organismes animaux. Dans les deux fonctions de la nutrition et de la respiration, où le processus général passe d'un état instable d'équilibre chimique à un état d'équilibre stable, nous voyons les moyens servant à assurer l'approvisionnement de matériaux destinés à ce rarrangement moléculaire actif.

15. — Dans les cas ordinaires d'action chimique, les substances en jeu subissent elles-mêmes des changements d'arrangement moléculaire ; et les changements sont limités à ces substances mêmes. Mais il est d'autres cas où l'action chimique ne s'arrête pas aux substances qui en étaient les premiers objets, mais met en mouvement des opérations chimiques ou des changements d'arrangement moléculaire parmi les substances environnantes qui, sans cela, seraient restées au repos. Et il y a d'autres cas encore où le simple contact avec une substance en repos elle-même, fera subir à d'autres substances de rapides métamorphoses. La supposition que beaucoup des transformations principales qui se produisent dans l'organisme animal sont dues à cette action catalylique, est justifiée par les faits. Nous savons que plusieurs substances féculentes et saccharines prises comme nourriture se décomposent en traversant le

LES DONNÉES DE LA BIOLOGIE (îî)

corps; (lucres matières ne deviennent point parties des tissus, mais seulement des fluides qui circulent au travers des (issus ; et qu'ainsi leur métamorphose n'est pas mi résultat immédiat des activités organiques ; et que leur stabilité est telle que les foires thermales et chimiques auquelles elles sont exposées dans le corps peuvent, seules les décomposer. La seule explication est, par conséquent, que la transformation de ces oxyhydro-carbonés, en acide carbonique et en eau, estdue aune, action chimique communiquée.

Hi. — Cette division aura rempli son but si elle a donné la concept ion de l'extrême mutabilité de la matière organique sous l'influence des actions environnantes.

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