VI. — DIFFÉRENCIATION MORPHOLOGIQUE CBEZ LES VÉGÉTAUX
212. — Au cours de leur évolution, les plantes et les animaux se sont progressivement différenciés, à la fois dans leur totalité et dans leurs parties.
213. — Peut-on exprimer par une formule la forme d'une plante ? Y a-t-il une loi qu'on puisse découvrir entre les formes différentes et la taille des branches, des frondes, des feuilles et des unités qu'elles renferment ? Voilà les questions à résoudre.
214. — En étudiant la différenciation morphologique, il ne nous faut pas perdre de vue que les forces à vaincre, les forces à utiliser, les substances à assimiler, ne restent pas les mêmes dans leurs proportions et leurs modes d'action pour deux membres quelconques de l'agrégat, que ce soient des membres du premier, du second ou du troisième ordre, ou de tout autre ordre.
215. — Chaque membre d'un agrégat se différencie aussi par sa manière de se présenter à la lumière, à l'air, et aussi par son point d'appui.
216. — Indiquons maintenant le sens de certains termes descriptifs qu'il nous faudra employer. Les formes complètement irréguliôres seront classées comme étant asymétriques. Les formes se rapprochant de la régularité sans y atteindre seront appelées dissymétriques. La plus régulière des figures est la sphère qui possède la symétrie sphérique. Quand la sphère passe au sphéroïde, la symétrie est rayonnée, comme dans la tulipe. Il y a ensuite la symétrie bilatérale, qui peut être triple, comme dans la brique commune ; double, dans le bateau fait de même en proue et en poupe ; et simple, comme dans le bateau ordinaire. En suivant l'évolution organique qui se révèle dans les différenciations morphologiques, nous passons de la symétrie sphérique à la symétrie bilatérale simple : du moins hétérogène au plus hétérogène.