‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 76 sur 409 · VII. — LES FORMES GÉNÉRALES DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

VII. — LES FORMES GÉNÉRALES DES VÉGÉTAUX

217. — Parmi les plus simples protophytes sont les Protococcus globuleux, où l'uniformité de figure coexiste avec l'exposition uniforme de tous leurs côtés à des forces incidentes. Chez les

Desmidiacées et lès Diatomées il existe une symétrie bilatérale triple, ru correspondance avec une symétrie bilatérale triple dans la distribution moyenne des actions. Quand les deux extrémités sont soumises, d'une façon permanente, à de différentes conditions, comme cbez les plantes unicellulaires fixes où une partie s'étend sur la surface d'appui, tandis que l'autre s'étend dans le milieu ambiant, nous trouvons que les parties qui sont les plus dissemblables dans leurs relations avec les forces incidentes sont aussi les plus dissemblables dans leur forme. Lorsqu'il y a une irrégularité complète dans l'incidence des forces, la forme est as\ métrique.

-218. — Les agrégats végétaux du second ordre nous fournissent encore des exemples à l'appui des principes généraux que présentent les formes des agrégats végétaux du premier ordre. Les égalités et inégalités de croissance dans les différentes directions se trouvent en relation avec les égalités et les inégalités des actions ambiantes en des directions différentes. Le Lycoperdon en est un exemple simple et frappant. Si nous le coupons verticalement par son centre, il y a une différence entre le baut et le bas; si nous coupons ce champignon horizontalement par le centre, il n'y a aucune différence entre ses côtés. Étant, dans la moyenne des cas, en relation uniforme avec tout le milieu ambiant, il reste le même dans toute sa circonférence.

ll'J. — Si Ton ne s'arrête pas à considérer la différence entre la partie des Phanérogames qui soutient et celle qui est soutenue, on trouvera entre la forme et l'incidence habituelle des forces le néme rapport que nous ayons observé chez les plantes plus simples. Les arbres et les arbrisseaux, quand ils sont isolés, et dans des positions où le vent ne les courbe pas, où l'ombre des objets voisins ne les étiole pas, se développent, de tous côtés, avec assez de régularité. Au contraire, s'ils sont au bord d'une forêt, les branches extérieures sont bien développées, tandis que celles de l'intérieurde la foret sonl relativement mal développées : elles divergent d'une symétrie indéfiniment rayonnée à une Bymétrie indéfiniment bilatérale.

220. — Le but (les quatre divisions suivantes sera de montrer

que ce rapport entre les formes et les forces règne de même dans l'organisme considéré comme tout, dans ses unités juxtaposées

et dans ses unités d'ordre inférieur. Commençons par les parties les plus grandes des plantes, après quoi nous passerons aux parties successivement plus petites.

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