VIII. — LES FORMES DES BRANCHES
221. — Les agrégats du premier ordre nous offrent quelques exemples de formes ramifiées d'une façon à peu près régulière, dans des conditions où leurs parties sont soumises à des distributions de forces à peu près régulières.
222. — Chez les agrégats du second ordre, chaque élément qui les compose est modifié par ses relations avec les autres éléments.
223. — En passant aux plantes du troisième ordre d'agrégation, nous voyons que ce qui est vrai des parties dans leurs relations avec le tout et entre elles est vrai aussi du tout clans ses relations avec le milieu, en général. Des arbres entiers deviennent bilatéraux de rayonnes qu'ils étaient, quand ils sont exposés à des forces qui ne sont égales que des deux côtés opposés d'un plan ; et des changements de forme correspondants se produisent lors d'un changement correspondant de conditions chez les branches.
22 i. — La façon dont une branche porte ses feuilles constitue un de ses caractères comme branche, et doit être considérée à part du caractère des branches elles-mêmes. Nous trouvons ici encore l'application des mêmes principes généraux. Labranche principale d'un sapin a ses feuilles placées sur un plan rayonné, tandis que les branches au-dessous deviennent de plus en plus bilatérales dans leur distribution. La grandeur des feuilles sur la même branche varie aussi, suivant la proportion de la lumière qu'elles reçoivent.
225. — L'asymétrie, ou hérétogénéité des formes, que prennent les rameaux et les feuilles sur une branche, sont le résultat de la distribution asymétrique des forces incidentes.
226. — L'extrémité proximale des branches diffère de l'extrémité dislale de la même manière que l'extrémité inférieure de l'arbre diffère de son extrémité supérieure. Ici encore , les parties dont les conditions diffèrent le plus deviennent
relies dont la structure offre les contrastes les plus marqués. 227. — Ainsi le développement est inégal dans la proportion où les rapports avec le milieu sont inégaux.