La question de savoir si les différenciations par
lesquelles les organes des sens se forment sont entièrement dues à L'équilibration indirecte, ou si c'est l'équilibration directe qui les a développées, doit rester pendante. Il est possible qu'un poil court, placé sur la l'ace d'un mammifère de manière à être habituellement touché, puisse, en transmettant des excitations au\ nerfs et aux vaisseaux de sa racine, causer un excès de développement du bulbe et de ses appendices, et par là favoriser le développement d'une vibrisse. Il est possible, aussi, que la lumière même, à Laquelle les tissus des animaux inférieurs sont partout sensibles, aide à initier certaines des modifications par lesquelles les parties nerveuses des organes visuels sont formées, produisant, nécessairement, les effets les plus puissants aux points de la surface où les mouvements de ranimai l'exposent aux contrastes les plus grands et les plus fréquents de lumière et d'ombre, et propageant, de cespoints, des courants de changement moléculaire à travers l'organisme. Mais il semble clair que les complexités des organes des sens ne sauraient s'expliquer ainsi. Elles ont dû se produire par la sélection naturelle des variations favorables.
296. — On aperçoit la transition des tissus positivement externes aux tissus qui sont entre eux et les véritables tissus internes, à tous les orifices du corps ; la peau et la membrane muqueuse sont continues, et l'une passe à l'autre insensiblement. Les couches positivement externes et celles qui sont quasi externes prennent rapidement la structure et les fonctions l'une de L'autre quand elles sont soumises aux conditions l'une de L'autre.