DÉCLARATION
[e fais serment devant Dieu et devant les hommes, sur ^angile et sur la Constitution, que je n*ai jamais eu ni )fessé d'autres principes de réforme sociale que ceux atés dans le présent acte, et que je ne demande rien plus, rien de moins, que la libre et pacifique applican de ces [principes et de leurs conséquences logiques , aies et légitimes.
le déclare. que, dans ma pensée la plus intime, ces prines, avec les conséquences qui en découlent, sont tout ^cialisme, et que hors de là il n'est qu'utopie et chire.
le jure que dans ces principes, et dans toute la docue à laquelle ils servent de base, il ne se rencontre n, absolument rien de contraire à la famille, à la liberté, 'ordre public.
La Banque du Peuple n'est que la formule financière , traduction en langage économique; du principe de la mocratie moderne, la souveraineté du Peuple, et dé la me républicaine, Liberté, Égalité, Fraternité, le proleste qu'en faisant la critiqae«de la propriété, ou ur mieux dire de l'ensemble d'institutions dont la proiété est le pivot, je n'ai jamais entendu , ni attaquer les 3its individuels reconnus par des lois antérieures, ni itester la légitimité des possessions acquises, ni provoer une répartition arbitraire des biens, ni mettre obcle à la libre et régulière acquisition, par vente et lange, des propriétés ; ni même interdire ou supprimer,
par décret souverain, la rente foncière et l'intérêt des capitaux.
Je pense que toutes ces manifestations de l'activité humaine doivent demeurer libres et facultatives à tous; je n'admets pour elles d'autres modifications, restrictions et suppressions, que celles qui résulteront naturellement et nécessairement de Tuniversalisation du principe de réciprocité, et de la loi de synthèse que je propose. ' Et ce que je dis de la propriété, je le dis également de toute institution politique et religieuse. Mon seul but, en passant au creuset de la critique les diverses parties du symbole social, a été d'arriver, par une longue et laborieuse analyse, à la découverte de principes supérieurs, dont la formule algébrique est énoncée dans cet acte.
Ceci est mon testament de vie et de mort. A celui-là seul qui pourrait mentir en mourant, je permets d'en soupçonner la sincérité.
Si je me suis trompé, la raison publique aura bientôt fait justice de mes théories : il ne me restera qu'à disparaître de Tarène révolutionnaire, après avoir demandé pardon à la société et à mes frères du trouble que j'aurai jeté dans leurs âmes, et dont je suis, après tout, la première victime.
Que si, après ce démenti de la raison générale et de Texpérience, je devais chercher un jour, par d'autres moyens, par des suggestions nouvelles, à agiter encore les esprits et entretenir de fausses espérances, j'appellerais sur moi, dès maintenant, le mépris des honnêtes gens et la malédiction du genre humain.