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PREMIER PROCÉDÉ

La chaux vive prise en sortant du four, et jetée sous une quantité d'eau convenable, se fend avec bruit, se boursouffle, produit un dégagement considérable de vapeurs brûlantes (ces phénomènes peuvent être plus ou moins prononcés), légèrement caustiques (17), et se fond en bouillie épaisse ; en cet état on la nomme indifféremment chaux fondue, chaux coulée, chaux amortie.

Ce procédé est généralement usité ; niais on en abuse étrangement; on réduit la chaux à consistance laiteuse dans un bassin particulier, d'où elle s'écoule dans une grande fosse : ainsi noyée, elle perd la plus grande partie de ses quaMlésfcrrunientaires.

Les chaux grasses, éteintes en bouillie très-épaisse, donnent de deux à trois volumes pour un. Les chaux maigres, la plupart des chaux hydrauliques et toutes les chaux éminemment hydrauliques ne rendent, dans les mêmes circonstances, que de un à un et un quart, ou à un et demi au plus.

La chaux grasse, au moment de l'extinction à grande eau, décrépite quelquefois à sec, en certains points du bassin, où l'eau n'a pu arriver qu'en petite quantité. Si l'on projette tout à coup de nouvelle eau sur les parties qui fusent ainsi, il se produit un sifflement semblable à celui d'un fer rouge que l'on trempe; et, chose remarquable, la chaux, étonnée par cette aspersion subite, se divise ensuite fort mal, et reste grenue. Plus l'eau projetée est froide, plus l'effet est sensible, surtout sur les chaux très-grasses. Quand on veut obtenir une chaux fondue très-fine (pour blanchir les murailles par exemple), il faut donner du premier coup assez d'eau, pour n'être pas obligé d'y revenir au moment de l'effervescence; ou bien l'amener insensiblement autour des parties sèches, qui se l'approprient spontanément par aspiration (t8).

Toute chaux devient paresseuse, ou lente à s'éteindre, quand elle a été éventée ; ce fait est surtout remarquable dans les chaux hydrauliques, qui finissent alors par se résoudre dans l'eau sans manifester autre chose qu'un léger dégagement de chaleur.

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