CHAPITRE II
Troisième voyage du docteur Livingstone, 1851. — Ses compagnons et ses projets. — Il s'écarte de la route jusqu'alors suivie. — Aspect physique général et productions du pays au nord de la Zouga. — Marais et rivières. — 11 atteint le Chobé. — Arrivée à Linyanti. — Réception qui lui est faite par Sébitoane. — Histoire récente de ce chef. — Premier service religieux parmi les Makololo. — Mort de Sébitoane. — Aspect du pays. — Première reconnaissance du Zambèse. — Joie des voyageurs. — Projets du docteur Livingstone, son retour.
Au printemps de 1851, le docteur Livingstone ayant été rejoint par M. W. Oswell, quitta de nouveau Kolobeng pour se diriger vers le nord. Mais comme il espérait pouvoir s'établir dans la nouvelle et populeuse région qu'il avait découverte, pour s'y livrera ses travaux apostoliques , il crut pouvoir emmener toute sa famille et sa femme le suivit avec dévouement et abnégation dans cet exil volontaire au cœur même de l'Afrique.
Nos voyageurs prirent d'abord l'ancienne route jusqu'à un endroit nommé Nehokotsa près des rives de la Zouga ; ils franchirent cette rivière au point indiqué sur la carte et suivant toujours la même direction vers le nord, mais cette fois de l'autre côté de la Zouga, ils traversèrent plusieurs marais salés , nommés par les naturels : N'twé-iwé; l'un d'entre eux avait environ 100 milles de long (160 kilom.) sur 15 de large (24 kilom.), il était couvert d'incrustations salines et contenant une source d'eau saumâtre. Suivant la même route nord-ouest, ils
parcoururent d'abord une région calcaire couverte d'arbres de l'espèce des mopanes et des baobobs , abondante en sources et habitée par des Bushmen.
Au commencement de juin, ils entrèrent dans une région très-aride et d'un parcours difficile pour les voyageurs, jusqu'à ce qu'ils eussent atteint une petite rivière nommée Mambali ou Mababi qui se jette dans un affreux marais large de 10 milles (16kilom.), qu'il fallait traverser. L'ayant laissé derrière eux , ils passèrent la petite rivière de Souta et atteignirent les bords du Cbobé, grande et profonde rivière se jetant dans le Zambèse , sur laquelle se trouve Linyanti, résidence de Sébitoane, chef des Makololo. Cette ville est située par 1 8° 17' latitude sud et 23° 50 longitude est, de Greenwich (21° 30' est de Paris) .
Laissant leurs bœufs etleurs wagons dans une des îles de la rivière, le docteur Livingstone et M. W. Oswell entrèrent dans un canot conduit par cinq rameurs-, ils la descendirent rapidement pendant 30 milles (48 kilom.), jusqu'à Linyanti.
Sébitoane les y reçut avec de grande démonstrations d'amitié; il les assura que leurs bœufs périraient certainement par la piqûre des tsétsé, mais qu'il leur en donnerait d'autres. Il leur proposa de faire traverser le Ghobé à leurs wagons dans les canots, afin de les mettre hors de la portée des Matabélés (Matabili) maraudeurs.
Il n'était pas possible de mettre en doute le grand plaisir que ce chef ressentait de la présence de ses hôtes et son vif désir de voir les missionnaires établir
une station chez son peuple. Longtemps avant la pointe du jour, il était auprès du feu du docteur Livingstone racontant ses aventures et ses désastres. Ce chef, qui était de la race des Mantaetis, avait autrefois habité Litakou, et ne s'était enfoncé dans l'intérieur que pour échapper à la haine des Griquas. Pendant près de trente ans , il avait continuellement guerroyé, principalement avec les Matabélés, peuplade qui obéissait au fameux chef Mosélékatsé. Il avait plusieurs fois perdu tout son avoir et maintenant il devait sa sécurité aux belles rivières Chobé et Liambye , dont les eaux larges et profondes arrêtaient les excursions de ses puissants ennemis. Quoique ce pays, entrecoupé de marais et de rivières, fût malsain et dangereux, il se trouvait à cette époque plus riche en bétail, et avait un plus grand nombre de sujets , composés de Bassoutos, de Bakuains , de Bamanguatos et des autres races noires qu'aucun autre chef de l'Afrique du sud connu du docteur Livingstone. Depuis de longues années il désirait entrer en relations avec les Européens. Dans cette vue il avait envoyé de grands présents aux chefs résidant au loin , afin de les engager à faciliter ces relations.
Malheureusement Sébitoane ne put voir la réalisation de ses projets; car il tomba malade et mourut quinze jours après d'une pneumonie aiguë.
Cette perte fut, comme on le pense bien, vivement ressentie par le docteur Livingstone. Mais le peuple s'étant rassemblé autour de lui le supplia de ne pas quitter le pays.
« Ne nous quittez pas, disaient les naturels, quoique Sébitoane soit mort, ses enfants restent, et il faut les traiter comme vous avez traité leur père. » «Quelque bienveillante que fût leur conduite, c'est, écrit le docteur Livingstone, la race de peuple la plus sauvage que nous ayons jamais vue.»
Le pays dans lequel il se trouvait alors, présentait pendant plus d'une centaine de milles une surface unie , couverte d'un labyrinthe de rivières et de leurs nombreuses branches ; aussi le nommet-on Linotkanoka (rivières sur rivières) et constituet-il une région très-différente de ce que les blancs de nos cartes d'Afrique semblent indiquer.
a Tout ce pays, dit le Dr Livingstone , est aujourd'hui gouverné, au nom de la fille de Sébitoane, par les gens de sa tribu, qui se nomment les Makololo. C'est ud plateau immense, où nous avons voyagé des centaines de milles sans apercevoir la moindre colline un peu saillante. Il est entrecoupé de nombreuses rivières, entre lesquelles s'étendent souvent de vastes marécages très-diûiciles à traverser. Nos bœufs s'y enfonçaient jusqu'au ventre, et à peine étaient-ils parvenus à s'en tirer, que l'eau paraissait tout près de la surface dans les trous formés par leurs jambes.
» Les rivières de cette contrée ne sont pas, comme il s'en voit tant au sud de l'Afrique, des ravines où l'on ne trouve le plus souvent que du sable ou des cailloux : toutes celles que nous avons vues roulaient un volume d'eau considérable. Quoique nous fussions arrivés à la suite d'une longue sécheresse, nous trouvâmes , en sondant le Chobé, qu'il avait réeru-
lièrement, du côté où le courant portait, environ quinze pieds de profondeur et douze de l'autre côté. Ses bords sont généralement aussi escarpés que ceux d'un canal. Les racines des roseaux et autres herbes qui croissent le long des rives empêchent les eaux d'entraîner le sol -, mais , en bien des endroits, celuici est creusé par-dessous, de manière à se trouver suspendu perpendiculairement au-dessus de l'eau. Si le cours de ce fleuve était plus direct , un bateau à vapeur pourrait facilement le parcourir.
» Les parties les plus hautes du pays ne s'élèvent que de quelques pieds au-dessus du niveau général. C'est sur ces éminences, à peine sensibles à l'œil, que les indigènes font paître leur bétail, établissent leurs jardins, et construisent leurs villages. Chaque année, les rivières débordent. La grande sécheresse dont j'ai déjà parlé avait , lors de notre visite, empêché ce débordement, et, pour le dire en passant, les naturels l'attribuaient à la mort de leur grand chef Sébitoane. Cette propriété des rivières et le grand nombre de bras qu'elles ont , expliquent ce que nous avions entendu dire à l'avance d'un linotkanoka (mot à mot, rivières sur rivières) « et d'eaux très-grandes et contenant beaucoup d'îles. » Le fait est que lorsque tous ces grands courants sont sortis de leurs lits, le pays entier doit être inondé et présenter l'aspect d'un lac immense parsemé d'un grand nombre d'îles. 11 paraît qu'alors les habitants traversent tout le pays en canots, et vont même visiter leurs jardins. Les voyageurs à venir feront bien de
s'en souvenir, pour se munir à l'avance d'un de ces indispensables moyens de transport.
» Le sol paraît fertile ; il est généralement couvert d'un gazon rude et commun ; mais beaucoup de grands et beaux arbres y embellissent le paysage. La plupart appartiennent à des espèces toutes nouvelles, au moins pour nous. Cependant nous y avons reconnu le gigantesque baobab , élevant ses puissants rameaux au-dessus de tous les autres , et les réduisant à ne figurer auprès de lui que comme des buissons. La route qui conduit à la ville de Séshéké est bordée de dattiers et de palmiers. A l'époque de notre visite, les premiers étaient en fleurs , et nous vîmes au-dessous des pépins de dattes. Parmi les arbres d'espèces inconnues , plusieurs paraissent ne jamais perdre leur feuillage. Nous remarquâmes aussi de grandes plantes parasites de la famille des orchidés. Un arbre à fruits magnifiques attira surtout notre attention ; malheureusement toutes les graines (de la grosseur à peu près d'un noyau de pêche) avaient été brisées par la dent de quelque animal.
» Outre les plantes usuelles qu'ils cultivent , les naturels font un grand usage d'une espèce de noix de terre qu'ils appellent motuohatsi. Ce fruit, rôti sous la cendre ou simplement bouilli , est d'un goût assez agréable. Tl est très-bien venu au Kuruman, et s'est déjà depuis répandu dans la colonie du Cap. La tribu des Barotsés cultive la canne a sucre et la patate. Nous avons laissé aux Makololo
du blé, du maïs , des noyaux de pêche et d'abricot , et quelques autres graines, qu'ils nous ont promis de semer dans un jardin qu'ils prépareraient tout exprès pour nous. Il est probable, d'après la nature du terrain , que plusieurs de ces espèces réussiront, et contribueront ainsi à accroître les ressources du pays. Je dois dire cependant que la bonne mine de ses habitants n'indique nullement qu'ils aient grand besoin d'une amélioration de ce genre.
» Ces peuples appartiennent à une race noire complètement distincte de celle des Béchuanas. Ils sont divisés en plusieurs tribus désignées par des noms différents : lesBarotsés, les Banyetis, les Bakotas, les Bashukulompo , etc. Les Makololo, qui dominent sur tous les autres , sont un composé de plusieurs tribus béchuanas parlant originairement le séchuana. Ainsi, la Providence nous a préparé les voies; car, partout où nous avons été, nous avons trouvé en usage cette langue, qui nous est familière, et dans laquelle la Bible a déjà été traduite à peu près tout entière. On pourrait l'appeler ici la langue de la cour. Les dialectes des autres tribus noires, telles que les Barotsés et les Bakotas, se rattachent par leurs radicales à la même famille ; mais ils en sont assez distincts pour qu'aucun Béchuana ne puisse les comprendre.
«Les Barotsés sont très-habiles à faire des paniers, et en général à travailler le bois. Les Banyetis sont d'excellents forgerons ; ils fabriquent d'une manière remarquable des clochettes pour le bétail, des lances,
des aiguilles, et des houes. Le fer paraît abondant dans le pays et être d'une excellente qualité ; les naturels savent très-bien l'extraire du minerai. La même tribu excelle aussi à construire des canots 5 elle y emploie avec avantage un bois tout à la fois très-serré, très-fort et très-léger, qui porte le nom de molompi. D'autres tribus sont renommées par leur habileté à fabriquer la poterie. Toutes se livrent en outre à la culture du blé indigène , qui paraît croître partout avec abondance. Bien que les extrémités supérieures , et en particulier la poitrine de ces populations soient très-développées, elles ne paraissent pas s'être jamais beaucoup adonnées à la guerre, sans doute parce qu'elles auront toujours trouvé suffisantes les défenses naturelles qu'établissentleurs nombreuses et profondes rivières.
»Tout le pays est très-peuplé. Pour dresser la carte grossière que nous avons essayé d'en faire, nous avions demandé à un grand nombre de naturels de nous indiquer le nom et la situation des principales villes. Quoique interrogés séparément, tous s'étaient accordés à nous donner à peu près les mêmes indications, élevant très-haut le nombre et l'importance de ces villes; et pourtant, en nous rendant ensuite à Séshéké , nous vîmes plusieurs villages , renfermant au moins cinq ou six cents âmes, dont nos donneurs de renseignements n'avaient pas fait mention , parce qu'ils les avaient trouvés trop peu considérables pour cela.
» Beaucoup d'objets manufacturés en Europe oui
pénétré, par les côtes de l'est et de l'ouest, jusqu'au centre du continent africain. Peu après notre arrivée sur le Chobé, nous vîmes, à notre grand amusement, un individu s'avancer vers nous, couvert d'une éclatante robe de cbambre à grands ramaçres. Beaucoup de Makololo possèdent des manteaux de flanelle ou d'autres étoiles imprimées de toutes les couleurs. Malheureusement nous apprîmes en réponse à nos questions, que ces objets avaient tous été échangés contre des esclaves. Il paraît que cet odieux trafic a commencé dans le pays en 1850 seulement. A cette époque, une troupe de gens appartenant à une tribu éloignée, du nom de Mambari , vint trouver Sébitoane , et lui offrit à vendre une grande quantité d'étoffes et quelques vieux fusils de fabrique portugaise. On leur proposa en échange du bétail et de l'ivoire ; mais ils déclarèrent qu'ils n'accepteraient que des enfants âgés d'environ quatorze ans. Les Makololo éprouvèrent d'abord quelque répugnance à faire un pareil échange ; mais la domination qu'ils exercent sur les races noires était un piège auquel ils ne surent pas résister. Les Mambaris leur conseillèrent de fondre à l'improviste sur lesBashukulompo, leur promettant des fusils s'ils voulaient leur donner les captifs qu'ils feraient, en gardant pour eux le bétail. Cet arrangement fut accepté, et , l'expédition faite, les Mambaris purent amener avec eux environ deux cents esclaves acquis de cette manière. On dit que trente de ces malheureux avaient été donnés contre trois vieux fusils presque hors d'usage.
Les marchands Mambaris, qui paraissent habiter au nord-ouest, sur les bords de la mer, avaient promis de revenir en 1851 ; mais, à notre départ du pays, ils n'avaient pas encore réalisé cette promesse. Le seul moyen d'empêcher un plus grand développement de l'esclavage dans le pays, serait d'y ouvrir un commerce fondé sur des bases plus morales , et surtout de se hâter d'y introduire les lumières de l'Évangile du Christ (1). »
Après une résidence de deux mois dans le pays, le docteur Livingstone fut convaincu que, quoique riche et fertile au plus haut degré , l'élévation périodique des eaux de ses nombreuses rivières , la présence de la mouche tsétsé et le voisinage redoutable des Boërs étaient des obstacles insurmontables pour l'établissement d'une station de missionnaires.
Il est nécessaire pour bien suivre les quatrième et cinquième voyages du docteur Livingstone, etconséquemment les explorations les plus importantes, de bien se rappeler la position de Linyanti, car en suivant les pas du missionnaire nous devons y retourner plusieurs fois encore. C'est pendant son séjour dans cette ville qu'il visita pour la première fois ce magnifique fleuve Zambèse qui poursuitson cours jusqu'au canal Mozambique, et qui est probablement destiné à devenir un jour le grand chemin des voyageurs , des trafiquants et des missionnaires, au centre jus-
(1) Extrait du Journal des Missions Évangéliques, septembre 1852, p. 352 ; reproduit dans le Bulletin de la Société de Géographie , août 1852, p. 292.
qu'à présent inconnu du grand continent Africain.
Dans différentes parties de son cours, il porte le nom de Séshéké, Liambye, ouLiambaye, et de Zambèse. Au point où le docteur Livingstone l'atteignit d'abord, il est appelé Séshéké; c'est aussi le nom d'une ville située sur sa rive gauche, mais ces diverses désignations signifient seulement « la grande rivière, » distinction à laquelle il a droit.
Le zélé voyageur rend ainsi compte de sa première visite au Zambèse : «Nous avançâmes à cheval à environ 100 milles (160 kilomètres) plus loin que le lieu où s'étaient arrêtés nos chariots pour voir le Séshéké ou rivière des Barotsés; il a de 300 à 500 yards (275 à 455 mètres) de largeur et à la fin de la saison sèche il avait encore un grand volume d'eau. Ses vagues soulevaient les canots, les balançaient doucement et éveillaient dans ma mémoire d'anciens souvenirs ! Quoique ses rives fussent élevées de seize à vingt pieds (5 à 6 mètres) , nous vîmes les traces d'un débordement annuel à 15 milles (24 kilom.) au delà. Lorsque le vent souffle, de très-grandes vagues s'élèvent sur sa surface, et en le traversant il arrive souvent des accidents. Il était très-tranquille lorsque je le franchis le matin pour célébrer le service divin dans la ville de Séshéké, mais lorsque l'heure propice pour prendre la hauteur du soleil fut venue, les vagues étaient si hautes que ce ne fut qu'avec grande persuasion que je pus engager les naturels à me reconduire sur l'autre rive. » Le pays qu'il traversa pour atteindre le fleuve était généralement plat et cou-
vert de plantations de palmiers et d'euphorbias gigantesques. Rien ne saurait décrire la joie du docteur Livingstone, lorsqu'il eut ainsi découvert ce qu'il croyait, et ce qu'il a depuis reconnu, être la clef du centre de l'Afrique australe. Carie fleuve qu'il voyait alors était non-seulement un grand amas d'eau, mais une puissante artère dont on pouvait faire usage pour porter la vie et la civilisation parmi les nombreuses populations de l'Afrique centrale du Sud.
Mais quelque grand que fût l'intérêt que le docteur Livingstone éprouvât , en présence du magnifique panorama qui se déroulait devant lui, cet intérêt était principalement concentré sur les habitants de cette belle région.
En ayant reçu un accueil aussi amical, il résolut d'entrer avec eux en plus intime relation , persuadé que l'Evangile, avec son puissant secours et ses résultats, en ferait un peuple grand et prospère.
Plein de ces espérances, notre voyageur reprit laroute qu'il avait déjà parcourue, mais en se servant cette fois des rivières Tammunacle et Zouga. En arrivant sur les bords de cette dernière le 1er octobre 1851 , il écrivit à ses supérieurs à Londres, leur faisant part de ses généreux projets et de l'espoir qu'il avait de conquérir à la foi les peuples nombreux qui habitaient les régions nouvelles dont il leur faisait passer une esquisse sous les yeux. Mais avant d'entreprendre cette grande œuvre de régénération , il croyait nécessaire de se rendre au Cap pour y conduire sa femme et ses enfants , et les y embarquer pour
Londres; il devait d'ailleurs s'y faire soigner d'un violent mal de gorge, et y faire soigner son bras (1).
Libre, alors, de toute cause de retard, maître de lui-même , plein de zèle et d'ardeur pour ses grands projets, il pourrait alors y consacrer les deux ou trois années qu'il croyait nécessaires pour son accomplissement.
La Direction de la Société des Missions de Londres s'empressa de donner au docteur Livingstone la plus cordiale sanction-, elle lui accorda un congé de deux ans et le mit à même de satisfaire à tous les ençasrements qu'il avait contractés jusqu'alors.