‹ Resumes analytiquesChapitre 18 sur 21 · ait · texte numérisé non relu

ait

ou

puis , en faisant croître indéfiniment le nombre n ,

<o =r ùm = o ;

il suit du 3/ théorème du § précédent que les séries

(tt

, xU/t) elc

resteront convergentes si la variable x devient imaginaire , sans que son module se réduise à ± oe , c’est-à-dire pour toute valeur imaginaire et finie de x. Cela posé, après avoir démontré l’équation (a) dans le cas où la variable x est réelle , concevons qu’on étende cette équation au cas même où la variable x devient imaginaire et qu’on s’en serve alors pour fixer le sens de la notation A x , c’est-à-dire , pour définir une exponentielle imaginaire. En prenant

on réduira la formule (a) à la formule (■) , par laquelle se trouvera définie l’exponentielle imaginaire e* ; et comme, en remplaçant x par xl(A) dans l’équation (i), on fera coïncider son second membre avec celui de l’équation (a) , il est clair qu’on pourra fixer encore le sens des notations

à l’aide de la formule (i) jointe à la suivante

Observons maintenant que l’équation (i) du § 7 pouvant être étendue au cas où a et x deviennent des expressions imaginaires , ou en tirera , comme dans le § 7 ,

(fi) lim (i-s-*V" = i-t-x-+- •+■ =- ■*- etc

pourvu que , le nombre entier m venant à croître indéfiniment , rcxprei*ion imaginaire a s'approche indéfiniment de la limite zéro , mais de manière à vérifier la condition

On aura donc , sous cette condition

(8) Uni ( i -t- a )”> = e * ,

quelle que soit la valeur réelle ou imaginaire de x. Ainsi , en particulier, comme on vérifiera la condition (7} , en posant

la formule (8) donnera généralement

(9) e* zziim (. + ^-) .

Si dans la formule (9) on remplace x par y on obtiendra la formule semblable

et de cette dernière jointe à la fontnde (9) on tirera

(,oj c*.er=tin, j. h- £ (* -.T •

D’ailleurs , si l’on pose

on en conclura

par conséquent

Uni m 3.

= Uni (x +y - 5^ =

Uni ( \ a) m — c * * * .

Donc la formule (10) pourra être réduite à

e*.e> ss c* + r ,

Si dans cette dernière on remplace x et y par or 1 ( et y\(A), on trouvera, en ayant égard à l'équation (5)

Ainsi les formules (u) , (n) qui expriment une propriété fondamentale des exponentielles dont les exposants sont réels , s’étendent au cas même où les exposants deviennent imaginaires. Ajoutons que des ces formules on déduit immédiatement les suivantes

( 1 3 ) e*+>+*+ = r T . rr . e‘

(>4) ^r+ r +«+... Ar . A‘

quel que soit le nombre ni des variables x , y , s ; puis , en posant

,r t=y asm

c nlx sr ( e* )«•

EnGn , si dans les formules (sa) et (i a) on remplace x par x — y on en déduira immédiatement les deux suivantes

Ar '

Concevons à présent que , dans l'équation (9) , on écrive x y' — , au lieu de x. et que dans la formule ainsi obtenue , savoir ,

(19) e zV ~ ' = Uni ^r

on attribue à x une valeur réelle. Si l’on pose

'+m>) > 4 = arcUn 6 m

on aura (ai)

i -y- — /—i = r ( cos < i/ — i sin () , m *

= r m (cos m 1 -4- i sin ml).

De plus , comme en vertu de la seconde des formules (10) , 1 arc t aura pour limite zéro , l’équation (77) du § ta donnera

1 ml

ou , ce qui revient au même ,

lim ml — x T.

Enfin , puisque la première des équations (6) , (7) [§ 7 1 entraîne toujours la seconde et qu’on a évidemment

Um — . — = luit — = o , 3 m» 3 m

on trouvera encore

Donc on tirera de l’équation (io)

lim

= cos x -+- y' — 1 sin x ,

et la formule (19) donnera

(a$) e* — 1 = cos x }/ — 1 sin x .

Ainsi , toute expression imaginaire qui a l'unité pour module , et peut en conséquence s’écrire comme il suit

cos x ■+• v' — 1 sin x ,

x désignant un arc réel , se confond avec une exponentielle imaginaire et de la forme

Si l'on attribuait à x une valeur en partie réelle, en partie imaginaire, si par exemple on supposait

y , s désignant des quantités réelles, on tirerait de la formule (i i) jointe à la formule (i4) (a5) ‘ — e* (cos s y/ — ■ sin z) .

Si, dans cette dernière équation, on remplace / et i par y \(A) et il(/f) , on en conclura , eu égard à la formule ( 5 ),

(36) ‘ = A* | cos fs I (^)] -*- / — 1 sin [x 1(^)3 j .

Les formules (a6) , (37) fournissent immédiatement les valeurs des exponentielles

correspondantes à une valeur imaginaire quelconque de la variable x.

Lorsque dans la formule (34) on remplace x par — x , on obtient la suivante

(37) e~ z *~' = cos x — i/~, sin x , de laquelle on tire, en la combinant avec la formule W).

/ ûv iy~i — / — tl/ 1 — xv~ t

(28) a cos a* = c e v , a sin T/ - * == e * — e ,

ou , ce qui revient au meme ,

x\/— 1 — xü —1 xV— i — xV— 1

(au) cos x = , sin x = .

Ces dernières formules subsistent , comme les équations (* 4 ) et (27) pour une valeur réelle quelconque de la variable jr. En les étendant au cas meme où x devient imaginaire , on pourra s’en servir , pour fixer dans ce dernier cas le sens des notations

cos x , siu x .

Si, à l'aide de l’équation (i) on développe, suivant les puissances entières et positives , le premier membre de la formule (a4) > on trouvera

(3o) cos x ■+■ 1 / — i sin x = i -f xj/ — i —

par conséquent

etc.,

sm r x r •

— etc.

Les formules (3 1 } qu’on peut aussi déduire des équations { 39 ) subsistent pour des valeurs finies quelconques , réelles ou imaginaires de la variable x.

De la formule ( 34 ) jointe aux formules ( 30 ) , ( 33 ) , (a5) , ( 36 ) du § 1 3 * il ré-

sulte que , si a , b désignant deux quantités réelles quelconques , on pose

(3a) p = A» , £ = arctang - ,

on aura , pour des valeurs positives de a , non seulement

mais encore

a +■ b i/ 1 = pe 3

k désignant un nombre entier quelconque , et pour des valeurs négatives de a , seulement

mais encore

bi/—=zpe^-'

non

En résumé l’on aura

* Pag. 107, lign. 11 lisez

a b\f-^~i 1 — p {. cos £ -fVITï sin £) [cos (1 l + i) r ± /Zj sin(aA-*-i)x].

(ia3)

la valeur de 6 devant . être déterminée par b première ou b seconde des deux formules

9 = % ± 1 K JT,

suivant que b quantité réelle a sera positive ou négative. On peut donc énoncer b proposition suivante

i." Théorème. Toute expression imaginaire

est te produit d'un module réel

f = Vu * +

par une exponentielle imaginaire de la forme

et dans laquelle 9 désigne un arc réel déterminé par l' une des équations (38) , (3g).

A l’aide du t." théorème joint aux formules (t3), (t5), ( 17 ) il sera très-facile d’effectuer b multiplication , la division ou l’élévation à des puissances entières d'une ou de plusieurs expressions imaginaires dont les modules ne se réduiraient pas à l'unité. Car si l'on pose

etc...

p , p' , p’* ... étant (les quantités positives , et Ô , 6' , Ô" , ... des arcs réels , on trouvera (4o) (as- b i/“) («’-*- b' t b- ,/—)... = P g’ e' V r "• y V - ' ,

, , , rndy ~

(a by 1 — »)"* = p" 1 e .

11 est aisé de s’assurer que la formule (34) s’accorde asec la formule (33), et la formule (36) avec la formule (35) attendu qu’on a généralement

(43) e * ^ 1 — cos a4s±r'-5i sin ikr. — i ,

( 44 ) e~ v ** = cos(iA -t-i) jt ± i/~ sin (art -»-i)jr = — t. •

Il y a plus. Si l désigne un arc réel, on ne pourra évidemment satisfaire à l’équation imaginaire

ou , ce qui revient au même , aux deux équations réelles

(46) cos t sa i , tin < = o qu’cn posant

(47) l = *a*jr,

et attribuant au nombre k une valeur entière. Pareillement on ne pourra satisfaire à l’équation imaginaire

ou , ce qui revient au même , aux deux équations icelles

(49) cos ( = — i , sin t — o qu'en posant

(50) t = ± (tk -t- i) x .

§ 16. Relations qui existent entre les sinus ou cosinus îles multiples d’un arc et les puissances entières des sinus et cosinus du même arc.

Si , dans la formule (i5) du § précédent, on remplace x par x v— , , elle donnera

ou , ce qui revient au même ,

cos m x ■+■ r ~ sin w = ( cos x ■+■ s'IT, sin a- )"

= cos jr -r-m cos .r sutxy '~ — (m},cos"'-»arsin*x — (rn), cos * } jr siu 3 .rV— ’i -r- etc...

0o aura donc

j eta» m* = eoi* x — (m>, cos"-» x sin* x -t- (m ) 4 cor 1 "-* x »in< x -+- etc... sinmx ss m ce»'""' x *in x — - {m) s cos"-* x sin 1 x etc

ou , ce qui revient au même ,

cos mx = [i — (m), tang» x -t- (m) 4 tang* x — etc...] cos” x , sin mx ss [m tang x — (m)j tang 1 x etc ». ] cos*" x ,

puis on en conclura

m tang x — (01)3 tang 5 x -t- etc

t <1 f I LE fîi X* m — v - - - — — - — -

0 1 — (m), tang» x -t- (m) t tang* x — etc.

Si pour fixer les idées on pose successivement m = a , in s 3 , m = 4 > e,c> I** f° r ~ mules (1) et ( 3 ) donneront

cos u = cos* x — sin» x , sin a x = a sin x cos x , a tang x

8 1 — tang* x 7

cos 3 x = cos 1 x — 3 cos x sin» x ,

sin 3 x = 3 cos» x sin x — sin 5 x ,

3 tang x — tang 5 x

tang 3 x = 2 — 2

1 — 3 tang » x

cos 4 x = cos * x — 6 cos* x sin» x -t- sin* x , sin 4 x = 4 cos 5 x *•» * — 4 cos *■ *in 5 x ,

, 4 * — tang * * )

tang 4 x = -i — V- 5 5 — >

1 — O tang* x -1- tang*x

eje

Les formules (1) dont les seconds membres entraînent toujours, un nombre fini de termes , peuvent servir & déterminer cos m x et sinmx en fonction de sin x et de cosx.

On peut aussi exprimer les puissances de sinx et de cos x en fonction des sinus et cosinus des arcs multiples de x. En effet on tire des formules (18) du § précédent

1 a" cos" x = c ut ^~ r ' -+- m J' m *) T,r -' sin" x = e "*V- m

— (m — 3)ri/ , — mxt/— t

m e v ' ¥ -ne v

puis on en conclut i. D en supposant m impair

cos* x = ^ ) cos mx ■+• (/n) cos (ni — 2) x -f- (m) cos x

sin" x = 1 sinmx — msin(m — i)x -+- ± (/n)^^ sin x V ;

2, 0 en supposant m pair

cos" x = — — ï cos m x ■+■ m cos (m — a)x-i- -t- (m) cos i x ■+■ — (m) (

sm™ x = — - — ) cosmx— mcos (m~a)x-t- q? ( m ) cos i x ± — (m)

2 rn ~ t S m J e

Si , pour fixer les idées on pose successivement m — 2 , m — 3 , m = 4 , etc on

tirera des formules (11) et (u)

COS 1 X = — ( cos 2 X 1 ) ,

sin 1 x = — ( — cos a x 1 ) , a

COS , X = -7(cOs3X-+-3 cos X ) ,

1 1 x = j ( sin 3 x — 3 sin x ) ,

CO|4x=^-(COï4x-»-4 c O***'^-3)>

*in * x = J ( co* 4 x — 4 cos a x 3 ) , etc.

§ 17 . Sommation des sinus ou cosinus d’une suite d'arcs représentée par les différents termes d'une progression arithmétique.

Considérons une suite d'arcs en progression arithmétique ou de la forme ( 1 ) i , ô -b t , 6 -b *t , 6 *4- (» — 1 ) t ,

9 , t désignant deux quantités réelles et n un nombre entier quelconque. On aura

cos 6 -b cos (é -t - t) cos (S ■+■ a t) ■+■ cos [< + («— 1 ) t]

■b j sin S -b sin ( 6 -b t ) ■+■ sin ( 6 -b 1 1 ) -b ■+• sin [ S (n — 1 ) t ] j \/~i

p-bt)^ ^ e {à-bit)\Tr, + ^ e [«+(n— i )0v^> .

D’autre part , si dans la formule (i5) du § 1 4 > savoir

on pose on trouvera

ryrr -;ir~

ou , ce qui revient au même ,

ty~ aiyrr (n

,-Ory- e (— i>rr7 e -4«yrr

a tin — y'—i

On aura donc par suite

• --I -4- ni) — sin (ji — ^ t ^ cos^Æ — — cos^Æ— * -4- n/ )

isin— asm—

et la formule (a) fournira les deux équations réelles

sinf9 » tinftf— ^■t')

cos 9 cos (9 -«-/) •+■ cos(9 -t-at)-+-..-*-cos[9 -*-(n— i )t]= — - ; — ' ,

• asin—

cos(9— )— ços(9—

sin 9 sin (9 -s* f) ■+■ sin(9-»-a») sin[9 (n — i ) f] :

Si dans les équations (5) l’arc 9 se réduit à zéro , elles donneront

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