ROGUE
moyen de la putréfaction qui se faii peu à peu dans le chorion. »
Guillemeau, en 1597, intervient moins hâtivement. « Il faudra que la sage-femme tire le boyauen l’esbranlant et secouant pour tirer et remuer doucement l’arrière-faix auquel il est lié, commandant à l’accouchée de tousser et de prendre du sel en ses maïns qu’elle tiendra fermées et desouffler dedans.» « C’est chose certaine qu'après que l'enfant est sorty du ventre, que le dit arrière-faix est conire-nature,qui ne requiert sinon que d’être osté et mis dehors ; pourquoi il faut de deux choses l’une : ou que le vif chasse le mort, ou qué le mort tue le vif,et même que iceluy étant retenu, il apporte de très pernicieux accidents
comme défaillance, oppression et suffocation de la
mère ; voire mème en se pourrissant peut estre oc- -
casion de mort. Pour à quoi obvier, il faut être diligent à le faire sortir ou tirer sans se précipiter, et patienter un peu en le maniant et esbranlant toujours. »
Mauriceau en 1695 (1) conseille l’intervention hâtive dans tous les cas. Pour la première fois il donne le conseil d’aider les tractions sur le cordon à l’aide de frictions et de pressions exercées sur l'utérus à travers la paroi abdominale. « La femme a un arrière-faix qu'elle doit vider après son accouchement comme
chose tout à fait inutile et incommode. C’est pour-