‹ Rétention complète des membranesChapitre 36 sur 48 · Doréris. Archives d'Obstétrique et de Gynécologie · texte numérisé non relu

Doréris. Archives d'Obstétrique et de Gynécologie

5. Mavcrier, De la rétention des membranes après l’accouchement. Congrès international de médecine .Paris, 1 900, p.494.

6, Doiéris. /ntroduction à la pralique qynécoloyique.

Pin pe RE

précoce par la eurette, mais il s’agit surtout pour eux de la rétention placentaire.

En 1903, Budin(1)conseille de couper le bits possible de membranes et d'attendre « rompre et attendre, » sauf au cas où il y a de la fièvre au moment de la délivrance. Dans ce cas il pratique l’écouvillonnage et des injections intra-utérines.

Porak introduit la main dans l'utérus et tâche de retirer tout ce qu'il peut.

Enaoût 1895, le professeur Pinard(2)n’est interventionniste qu'à l’apparition des accidents. Dans son Traité de l'infection puerpérale en 1896(3), il formule d’une façon précise quand et comment il faut intervenir. Sa méthode est aujourd’hui presque universellement employée et nous nous efforcerons, dans le

dernier chapitre de ce travail, d’en donner un bref aperçu.

2° Traitement prophylactique.

Comment pratiquer une bonne délivrance ?

Nousavons vu dans les chapitres précédents quelle est l'importance capitale d'une délivrance bien conduite et quelles sont les suites fâcheuses de l'emploi

d’une mauvaise méthode. Couvelaire (4), au début de

1. Bunix, Journal des Praliciens, 1903, p. 116. 2. PivarD. Semaine médicale, août 1893.

> Ë r è - 4 x 3. Pinaro er Warren. Infeclion puerpérale, 1896.

4. Couverarre, loc. cit. Leçons professées à la clinique Baudelocque.

TE er

ses leçons, nous répétait une phrase souvent citée :

« L'accouchement n’est rien, la délivrance est tout. » Aussi croyons-nous utile d'exposer ici la conduite à tenir ; le seul moyen d'éviter la rétention des membranes consistant, nous l’avons dit, dans l’observa- : tion scrupuleuse de règles que nous allons nous

efforcer de préciser.

Nous nous trouvons en présence d’une femme qui vient d’expulser son produit de conception ; l'enfant est confié à une personne expérimentée, là toilette vulvaire à été soigneusement faite, et une injection vaginale antiseptique ({) vient d’être donnée: « [ac-

coucheur à ce moment ne doit plus quitter la femme

jusqu'à ce que la délivrance soit complètement

effectuée. > (Couvelaire.)

Nous avons vu à propos du mécanisme de la délivrance quelle importance avait le mouvement ascensionnel de l'utérus. On comprend facilement que si le contenu de l’organe augmente de volume, le phénomène physiologique va s’exagérer et le fond de l'utérus s'élève au-dessus de la normale.

La règle de conduite absolue est donc la suivante : De cinq en cinq minutes après l'expulsion du fœtus il faut :

1° Prendre le pouls ; à

9e Mesurer exactement quelle est la hauteur de

l’utérus au-dessus de la symphyse.

Page 1