H. Varner. Obstétrique journalière, p
la femme et, l'avant-bras reposant sur le plan du lit, soutenir dans la main le placenta, en l'empè-
chant de tomber et de tirailler ainsi les membranes.
3 Attendre ainsi que le décollement soit complet et que les membranes sortent «en bavant» à la
commissure postérieure de la vulve.
Au cas où ce décollement complet met par trop de temps à s'effectuer, il est permis, de l’autre main, de réunir les membranes en les pinçant un peu audessus du placenta, et dans l'intervalle des contr actions, d'exercer une tension légère, jamais une érac-! tion véritable.
« Le placenta n’a que trop de tendance à sortir
brusquement.
« Or les membranes qu'il traîne à sa suite sont encore retenues, ensèrrées dans le canal cervico-utérin par rétraction de l'orifice interne ou coudure à ce niveau. dE
« L'expulsion violente du placenta poussée par la femme — à ce moment impuissante à réprimer l’action réflexe de ses muscles abdominaux, amènerait la rupture du faisceau membraneux et la rétention de
[4 tout ou de partie des membranes.
« C'est ainsi que, chez certaines femmes, la délivrance se faisant spontanément et brusquement, en particulier pendant une secousse de toux. le placenta seul est projeté au dehors, découronné, comme on dit. :
« Donc lors du passage à la vulve, l’'accoucheur
devra plutôt retenir que tirer le placenta (1). »
Grâce à cette technique, l’examen des annexes qui doit toujours ètre pratiqué après la délivrance montre dans l'immense majorité des cas que les membranes sont complètes et qu'il est facile de reconstituer l'œuf en entier.
Il est une pratique fréquemment employée qui consiste à tordre les membranes de façon à former une corde résistante. Nous avons dit plus haut pourquoi M. Pinard tient cette manière de faire pour mauvaise, et quelle précaution il indique de prendre quand on veut quand même l’employer. Aussi n’y reviendrons-nous pas.
La délivrance terminée, il ne reste plus qu’à faire une toilette vulvaire, et une injection vaginale antiseptique. A la clinique Baudelocque, comme étant à la fois le moins toxique et le plus actif des antiseptiques on emploie le biiodure rouge de mercure en solution à Ogr.25 pour 1000. Cette injection devra être assez chaude (38 à 40’). Pendant qu’on la pratique,on peut faire sur le fond de l’utérus de légères frictions de façon à aider l’action de l’injection vaginale et à provoquer ainsi la contraction utérine qui expulsera les derniers caillots et assurera l’hémostase,
On ne fera pas systématiquemeut d'injection intra-utérine. À la clinique Baudelocque on en réserve l'emploi aux femmes chez lesquelles on suspecte une
infection utérine, chez celles par exemple qui ont eu