‹ Rétention complète des membranesChapitre 39 sur 48 · Varnier. Obstétrique journalière · texte numérisé non relu

Varnier. Obstétrique journalière

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une rupture prématurée des membranes. Il en sera de même chaque fois que des touchers suspects auront élé subis ou que des interventions utérines auront été faites.

IL est bon de donner une injection intra-utérine aux femmes qui accouchent rapidement sans quon ait eu le temps de lui faire une toilette complète et de leur donner une injection vaginale antiseptique (Pinard).

Elle est enfin formellement indiquée comme moyen

d’hémostase en cas d’hémorragie.

Dans le cas qui nous occupe de la rétention totale des enveloppes de l’œuf elle est au moins inutile dans

la plupart des cas.

La toilette vulvaire faite on changera les draps et ious les linges de corps pour d'autres propres et chauds.

Et maintenant l’accoucheur a-t-il le droit de quitter la femme ?

Certes non. Il devra la surveiller attentivement, s'assurer fréquemment que le pouls est normal, régulier, et que la quantité de sang qui s’écoule à La vulve n’est pas exagérée,

Il faut savoir qu'après la délivrance il y a normalement une diminution physiologique du nombre des pulsations. « Une heure au minimum après la délivrance, si le pouls est au plus à 80, (il doit être audessous), si l’utérus est bien rétracté, si l’examen des

annexes n’a rien révélé qui nécessite une surveil-

ER INURES

lance plus attentive, vous pouvez vous retirer (1). »

38° Traitement curatif.

1° Quelle conduite tenir en présence d’une femme qui

présente une rétention complète des membranes ?

Nous avons passé en revue quelques-uns des différents traitements précoces ou prophylactiques préconisés par certains auteurs.

Disons simplement iei combien est malheureuse la pratique en quelque sorte instinctive qu'emploient quelques-uns et qui consiste,en présence d’un découronnement du placenta, à introduire la main dans l'utérus pour aller à la recherche des membranes retenues.

D’abord « on échoue neuf fois sur dix » (Tarnier).

En second lieu cette manœuvre n’est pas sans dan -

ger. On n’est jamais sûr de l’état d’asepsie parfaite

de sa main et de l’avant-bras, et d'autre part il ne faut mettre la main dans un utérus qu’en présence d’une indication formelle.

D'ailleurs décoller et retirer des membranes retenues n’est point chose facile. « Merveilleux quand il s’agit de débris placentaires, ce procédé devient tlusoire pour les débris membraneux (2). »

ÉMAC ÉROMEURE" Leçons professées à la Clinique Baude-

locque, 108.

2, Tuérer. Thèse de Lille, 1897.

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